
Jean SCHEPMAN
Conseiller Général du Canton d'Hondschoote depuis 1994
Vice-Président du Conseil Général Chargé de l’Environnement,
du Cadre de Vie, de la Politique de Préservation de l’eau, et de l'Agenda 21
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La gauche propose une véritable consultation Nos universités et nos organismes de recherche sont aujourd'hui privés d'avenir. Les réformes engagées ces dernières années détruisent les fondements de ces institutions, comme par exemple leur fonctionnement collégial et la nécessité de leur coopération, et limitent leur financement, au point de supprimer en 2009 un millier d'emploi dans ce secteur qui devrait au contraire se développer.
La loi Libertés et Responsabilités des Universités, en particulier, non seulement ne répond pas aux problèmes des universités, mais en crée de nouveaux, comme en attestent les mouvements en cours. Les groupes parlementaires de nos partis avaient voté contre cette loi en 2007, et leurs arguments se trouvent malheureusement confortés aujourd'hui. Il revient au gouvernement responsable de cette situation de faire les gestes qui s'imposent: il s'agit de retirer les projets de textes à l'origine du conflit, que ce soit sur le statut des enseignants-chercheurs, la formation des enseignants, le nouveau contrat doctoral ou les organismes de recherche ; d'ouvrir des négociations véritables avec les principaux acteurs pour en écrire d'autres, et de rétablir les emplois supprimés dès aujourd'hui.
Outre ces gestes immédiats, la mise en place d'un plan pluriannuel de l'emploi scientifique est une mesure nécessaire et un signal important envers les jeunes générations. Malgré le rejet très majoritaire que ses projets suscitent, le gouvernement persiste dans l’entêtement et la manœuvre. Le mouvement vient de le contraindre à de premiers mais très insuffisants reculs.
Il incombe donc désormais aux partis politiques de gauche de prendre leurs responsabilités et de construireManif_du_26_fvrier les conditions d'une sortie par le haut. Personne ne souhaite revenir à la situation antérieure ; depuis plusieurs années, la communauté scientifique et universitaire a, de façon très responsable, fait de nombreuses propositions de réforme, systématiquement rejetées par le gouvernement. Il est urgent, aujourd'hui, de leur donner un débouché politique.
Alors que trois députés UMP ont pensé qu'une consultation de la communauté universitaire pouvait se faire en une semaine, et que la médiation proposée par Valérie Pécresse permettrait de sortir de l'impasse, sans même observer que les principales organisations mobilisées refusent d'y participer, nous travaillons à une initiative véritablement ambitieuse, pouvant déboucher sur un plan en faveur de l’université et de la recherche qui pourra le moment venu être décliné en propositions de loi et en mesures gouvernementales. Une demande de mission parlementaire, regroupant la majorité et l'opposition, a été adressée au Président de l'Assemblée Nationale : elle a été rejetée. Qu'à cela ne tienne, nous organiserons nous-mêmes les consultations qu’elle appelait !
A cet effet, nous lancerons dans les prochains jours une véritable consultation des acteurs concernés: étudiants, personnels, citoyens. Cette consultation sera publique, passera par des auditions filmées. Dans un premier temps, nous définirons les grandes orientations d'une politique progressiste de l'enseignement supérieur et de la recherche. Car prétendre réformer les modalités de fonctionnement, comme le fait la loi LRU avec la gouvernance des universités, sans fixer l'orientation générale, n'est pas honnête. Dans un second temps, nous déclinerons en propositions concrètes ces grandes orientations.
Certes, ce processus ne sera pas fini en quelques jours. Mais il faut du temps pour élaborer une bonne réforme. Nous refusons la logique politique de Nicolas Sarkozy, consistant à toujours aller trop vite, en croyant qu'en zappant d'un sujet à l'autre on oublierait qu'il ne résout rien ; pire, qu'il aggrave la situation. Notre démarche politique est fondée sur le respect de nos interlocuteurs. La rigueur et la collégialité ne sont peut-être pas aussi séduisantes que la gesticulation médiatique, mais la science nous a montré que c'étaient les seules voies d'une démarche sérieuse.
Communiqué de Bertrand MONTHUBERT, Secrétaire national du PS à l'enseignement supérieur et la recherche Laurent AUDOUIN, responsable de la commission recherche et enseignement supérieur des Verts, et Olivier GEBUHRER, membre du Conseil national du PCF Université – recherche
Douze organisations de gauche réunies hier soir au siège du PCF – et parmi lesquelles figurait le PS – soutiennent les exigences exprimées lors des grandes manifestations de fin janvier. Ces douze organisations (PS, PCF, PG, MRC, PRG, NPA, Alternatifs, LO, Alternative libertaire, POI, PCOF et Coordination des collectifs antilibéraux) «ont décidé de rendre public un communiqué commun en soutien aux exigences exprimées par la mobilisation sociale du 29 janvier dernier», selon le PCF.
La réunion de mardi constituait une première avec la réponse positive du PS, mais aussi du Parti radical de gauche (PRG) et de Lutte ouvrière à l’invitation de plusieurs partis de gauche. Marie-George Buffet souligne «l’importance» de la réunion des 12 partis de gauche. «Cela fait très longtemps que nous n’avions pas réussi à nous retrouver tous ensemble», a déclaré la secrétaire nationale du PCF sur RFI soulignant «l’importance de cette réunion de douze forces de gauche».
«Je crois que la mobilisation sociale nous y pousse et nous allons essayer de nous mettre d’accord sur un document qui est à la fois un soutien à la plate-forme unitaire des syndicats, notamment sur la question du relèvement du pouvoir d’achat populaire, des salaires, et puis un engagement à être aux côtés des salariés», a-t-elle ajouté. Selon Buffet, «la responsabilité des partis de gauche n’est pas de faire les syndicats bis» car «les syndicats jouent leur rôle, ils l’ont montré avec la journée du 29 janvier», mais «c’est d’avancer des propositions alternatives» à la politique menée par Nicolas Sarkozy.
Le 29 janvier, l’ensemble des partis de gauche, PS inclus, s’étaient retrouvés dans la rue, aux côtés des manifestants, au nombre de un à 2,5 millions, selon les sources, mobilisation comparable à celle de la lutte anti-CPE de 2006 ou du mouvement social de 1995.
L'ex-Premier ministre Lionel Jospin a jugé dimanche le plan de relance anti-crise de 26 milliards d'euros mis en oeuvre par Nicolas Sarkozy "sous dimensionné, mal calé dans le temps et déséquilibré", apportant son soutien au contre-plan du PS.
"Je le trouve sous-dimensionné. Vingt-six milliards d'euros, ce n'est pas à la hauteur des enjeux", a déclaré M. Jospin à l'émission Dimanche soir politique France Inter-i-Télé-Le Monde.
"Je le trouve mal calé dans le temps. L'essentiel des mesures, notamment les investissements lourds, prendraient effet à deux ou trois ans. Ce n'est pas comme cela que l'on va relancer la machine économique", a-t-il poursuivi.
"Et je le juge déséquilibré entre l'offre et la demande. Il faut bien sûr favoriser l'offre, mais il faut aussi appuyer la demande et notamment la consommation", selon lui.
"Les propositions socialistes ont le mérite d'exister", a-t-il dit. Le plan du PS lui paraît "plus important, plus équilibré".
M. Jospin a par ailleurs jugé "pas sérieux" la mutation du préfet et du directeur de la sécurité publique de la Manche après une visite agitée dans ce département du chef de l'Etat.
"Ca ne me paraît pas un bon signe, cela montre une excessive irritabilité du président", a-t-il jugé.
"Peut-on demander à un préfet d'interdire les sifflets? Devrait il mettre des baillons sur des milliers de bouches? Compte tenu des manifestations et du mécontentement, le chef de l'Etat va nous dévaster la préfectorale: il va renvoyer des préfets chaque fois qu'il se déplacera dans un département", a-t-il développé. "Je pense que ce n'est pas très sérieux".
L'ex-Premier ministre a cependant jugé que ce n'était "pas (son) rôle" d'interpeller le président.
Alors que notre pays traverse la crise la plus profonde depuis la Seconde guerre
mondiale, Sarkozy parle beaucoup mais ne propose aucune mesure efficace.
Pendant ce temps-là, la France s’enfonce dans la crise.
Le chômage explose et le pouvoir d’achat recule.
Pourtant la France possède des atouts mais notre économie a besoin d’un véritable sursaut
pour rebondir.
POURVOUS, CONTRE LACRISE,
LES SOCIALISTESPROPOSENT :
Impression :PGE - 94160. Ne pas jeter sur la voie publique.
• de relancer le pouvoir d’achat et la consommation.
Tout de suite :
• Une aide de 500 euros pour 13 millions de personnes
bénéficiaires de la Prime pour l’emploi et des minima sociaux ;
• Une baisse de 1 % du taux de la TVA pour faire baisser
les prix ;
• Une hausse de 3 % du SMIC et la fin des exonérations
des cotisations sociales dans les entreprises qui ne concluent
pas d’accord sur les salaires ;
• La revalorisation immédiate des allocations logement de 10 %.
• de protéger les salariés et de relancer l’investissement
Face à la crise il est vraiment
URGENT d’AGIR
QU’Y A-T-IL DANS LE PLAN
SARKOZY ?
– Rien pour le pouvoir d’achat.
– Rien pour les Français.
– Rien pour la consommation.
Au contraire :
– Il maintient les 15 milliards
de cadeaux du paquet fiscal.
– Il maintient l’incitation aux
heures supplémentaires au
détriment de l’emploi.
– Il multiplie les facilités aux
banques qui ne financent pas
les entreprises et l’emploi.
PARTICIPEZ
ÀLAJOURNÉENATIONALE
LE JEUDI29JANVIER2009
• d’abord protéger les salariés fragilisés
par la crise :
• En décourageant les licenciements boursiers ;
• Obligation de reclasser dans l’emploi les salariés
licenciés et réindustrialiser les sites abandonnés ;
• Augmenter la durée et l’indemnisation du chômage.
•
ensuite soutenir l’investissement
par :
• la construction de 300 000 logements sociaux ;
• un plan de modernisation de l’hôpital ;
• la création d’un fonds de soutien aux PME pour
l’automobile.
AVEC LES SOCIALISTES