Présentation

Jean SCHEPMAN

Conseiller Général du Canton d'Hondschoote depuis 1994

Vice-Président du Conseil Général Chargé de l’Environnement,

du Cadre de Vie, de la Politique de Préservation de l’eau, et de l'Agenda 21

Mes coordonnées

Tél. : 03.28.24.42.00
03.20.13.45.30
Fax : 03.20.13.45.40
Mél : jschepman@cg59.fr

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Grenelle de l'environnement

Lundi 20 octobre 2008 1 20 /10 /2008 09:55
Il ya quelques jours j'ai mis en ligne un article sur les inquiétudes justifiés des apiculteurs sur l'autorisation de mettre sur le marché un insecticide qui est selon eux dangereux pour les abeilles et pour l'homme.
Voici l'avis de Didier ROMMEL, l'apiculteur de Trésors de Flandres reconnaissable à ses belles bacchantes.


Sans preuve scientifique avérée, il est difficile d'incriminer. Mais ce qui est sur, c'est que partout où il y a eu utilisation de Cruiser, il y a eu mortalités d'abeilles (voir les articles sur l'apiculture Outre‑

Rhin).

Les produits phyto ont forcément une incidence néfaste et désastreuse sur les populations d'abeilles et des autres insectes pollinisateurs

1)       insecticides, acaricides : doses importantes »sanction immédiate »la mort » EFFONDREMENT DES COLONIES

doses infinitésimales » accumulation dans les tissus + mélanges à d'autres molécules avec  modification de ces molécules en Molécules inconnues  »

2) fongicides : accumulation dans les tissus + mélanges à d'autres molécules avec modification de ces molécules en ???  »  EFFONDREMENT DES COLONIES

3) herbicides : destruction de toute une flore utile aux abeilles et insectes auxiliaires » problèmes de bol alimentaire » nourrissement médiocre du couvain (larves) » abeilles en mauvaise santé » EFFONDREMENT DES COLONIES

Abeilles empoisonnées et mal nourries » abeilles faibles » terrain favorable aux maladies » développement de nouvelles maladies (virus, nosémose, etc ..) + pression du Varroa (acarien asiatique arrivé chez nous dans les années 80), un véritable vampire qui transmet des maladies par ces piqures et qui se nourrit de l'hémolymphe (sang) des larves d'abeilles et des abeilles »  EFFONDREMENT DES COLONIES etc etc .....

 

On pourrait changer les choses avec une bonne dose de courage politique et citoyen en associant tous les acteurs de la vie sociale :

industriels, agriculteurs, chasseurs, pêcheurs, écologistes, apiculteurs, collectivités territoriales, communes, etc

Redonnons à la nature des espaces où elle puisse se restaurer (friches industrielles, bords de route, bords de fossés ou canaux, etc..)

Incitons au reboisement (haies, arbres et bosquets) partout où cela est possible.

Eduquons au respect de ce qui nous entoure et soyons tolérant

Ayons une politique de fleurissement des villes tenant compte de la  biodiversité

Utilisons moins de pesticides

 

Quelques chiffres pour terminer : la reproduction de 80% des plantes à fleurs dépend exclusivement des insectes.Une  étude récente de la FAO démontre que directement ou indirectement 33% de la nourriture humaine dépend de la pollinisation des insectes. En 2005,en Europe, l'impact économique de la pollinisation 153 milliard d'euros.

*"Une étude de chercheurs français, de l'INRA et du CNRS, et allemands, permet de chiffrer la valeur de l'activité pollinisatrice des insectes, abeilles principalement, à 153 milliards d'euros en 2005 pour les principales cultures dont l'homme se nourrit. Ce chiffre représente 9,5% de la valeur de l'ensemble de la production alimentaire mondiale. Les résultats de cette étude sur l'évaluation économique de la vulnérabilité de l'agriculture mondiale confrontée au déclin des pollinisateurs sont publiés dans la revue "ECOLOGICAL ECONOMICS".*

La production de plus des trois quarts des cultures, soit la majorité des cultures fruitières, légumières, oléagineuses et protéagineuses, de fruits à coques, d'épices et de stimulants (café, cacao), bénéficie de l'activité pollinisatrice des animaux, alors qu'un quart n'en dépend pas du tout. En terme pondéral, 35% de la production mondiale de nourriture résulte de la production de cultures dépendant des pollinisateurs, 60% provient de cultures qui n'en dépendent pas (principalement les céréales) et 5% provient de cultures pour lesquelles l'impact des pollinisateurs est encore inconnu.

 

Dans ce contexte, le déclin des insectes pollinisateurs est une préoccupation majeure. L'ampleur des conséquences de ce déclin est une question toujours ouverte, en particulier la valeur économique du service de pollinisation. En s'appuyant sur la revue bibliographique de la dépendance aux pollinisateurs des principales cultures qui nourrissent l'humanité publiée en 2007 <http://www.inra.fr/presse/pollinisateurs_et_alimentation> et les données FAO (2007), l'étude parue dans ECOLOGICAL ECONOMICS calcule la valeur de la contribution des pollinisateurs à la production alimentaire à l'échelle mondiale : la valeur totale de ce service de pollinisation estimée sur la base des prix en vigueur en 2005 s'établit à 153 milliards d'euros, soit 9,5% de la valeur de la production agricole mondiale.

 

Trois catégories de cultures sont principalement concernées : les fruits, les légumes, avec une valeur estimée à 50 milliards d'euros chacun, suivis par les oléagineux avec 39 milliards. L'impact sur les

stimulants (café, cacao...), les fruits à coque et les épices serait de moindre ampleur.

 

La recherche a également permis de mettre en évidence que la valeur moyenne des cultures dépendantes des pollinisateurs était très supérieure (760 EUR par tonne) à celle des cultures non dépendantes comme les céréales ou la canne à sucre (150 EUR la tonne). Le ratio de vulnérabilité, défini comme le rapport entre la production dépendante et la production totale exprimées en valeur, varie largement selon les catégories de culture avec un maximum de 39% pour les stimulants (café

et cacao), 31% pour les fruits à coque et 23% pour les fruits.

L'étude a aussi mis en évidence une corrélation positive entre la valeur par unité de récolte d'une catégorie de culture et son ratio de vulnérabilité aux insectes pollinisateurs : les catégories de culture

les plus dépendantes de la pollinisation par les insectes, sont aussi celles qui ont la valeur économique la plus importante.

Les résultats montrent que les équilibres alimentaires mondiaux seraient profondément modifiés pour trois catégories ‑ les fruits, les légumes et les stimulants ‑ en cas de disparition totale des pollinisateurs : la production mondiale ne suffirait plus à satisfaire les besoins aux niveaux actuels. Les régions importatrices nettes comme l'Union européenne seraient plus particulièrement touchées.

 

Cette étude ne constitue cependant pas une prévision puisque les estimations proposées n'intègrent pas les réponses stratégiques que producteurs et filières agroalimentaires adopteraient pour faire face à une telle disparition. Par ailleurs, les calculs simulent une disparition totale et non un déclin graduel. Si quelques travaux montrent une proportionnalité entre déclin et production, la relation reste encore à confirmer.

L'impact du déclin des insectes pollinisateurs a ensuite été évalué du point de vue du consommateur. Il entraînerait une diminution de la production agricole, et par suite, une augmentation des prix agricoles.

Le consommateur serait donc pénalisé parce qu'il consommerait moins et à des prix plus élevés. Pour évaluer cette perte, les chercheurs ont émis différentes hypothèses en termes de réaction des prix à une offre agricole diminuée. Selon ces hypothèses, la perte pour le consommateur serait comprise entre 190 milliards d'euros (faible réaction des prix) et 310 milliards d'euros (forte réaction des prix).

 

Loin de conduire à la disparition catastrophique de l'agriculture mondiale, la disparition des pollinisateurs, en particulier celle des abeilles domestiques et sauvages qui constituent les principaux insectes pollinisateurs des cultures, entrainerait cependant des pertes économiques substantielles. Ces chiffres ne concernent que les cultures directement impliquées dans l'alimentation humaine. Il conviendrait de les affiner, notamment en tenant compte de l'impact sur la production des semences, très important pour de nombreuses cultures fourragères et légumières ; cet aspect augmenterait la valeur estimée de l'activité pollinisatrice. Il conviendrait aussi de tenir compte de l'adaptation des producteurs et des consommateurs, par exemple sous la forme de substitutions entre produits : ce deuxième effet diminuerait la valeur estimée de la pollinisation. Reste enfin l'impact sur la flore sauvage, qui n'a pas été pris en compte, et tous les services écosystémiques qu'elle fournit à l'agriculture et à l'ensemble de la société."

 

Jeudi 16 octobre 2008 4 16 /10 /2008 16:19

Plus je lis des articles sur le grenelle, et plus je  suis déçu, tant de réunions de travail, tant de déplacements, tant d'énergie, je ne dirai pas pour rien mais quand je vois les amendements déposés par l'UMP, et les lenteurs de cet examen de loi, je suis perplexe.

Voici quelques élements m'amenant à poser des reserves sur la volonté réélle de faire une "Loi Grenelle:
"
lu dans Maire-Info
"Sur proposition de l'UMP, la commission a également décidé que la future limite de 50 Kwh par mètre carré et par an en moyenne pour la consommation d'énergie primaire dans toutes les constructions neuves «ne vise pas à privilégier une énergie par rapport à une autre», sous-entendu le gaz par rapport à l'électricité. "


Et hop, on revient en arrière!

Q
lu dans libération
" Ainsi lorsque les socialistes proposent de mettre en cause " un capitalisme créateur d'inégalité, facteur de crises et de dégradations écologiques, la majorité UMP semble ne pas entendre le mot qui fache tandis que la secrétaire d'Etat à l'Ecologie explique pudiquement sa désapprobation : "cet amendement comporte des éléments qui ne peuvent pas être consensuels"


Et hop, "si vous êtes pas de mon avis, cela ne m'interesse pas !

Dimanche 12 octobre 2008 7 12 /10 /2008 23:07
Nous avons refusé cet amendement lors du dernier atelier  à Paris, je ne vois pas pourquoi un député UMP essaie de l'imposer !

 

Après deux jours de discussions à l'Assemblée nationale, les députés ont adopté vendredi dernier une mesure concernant la consommation d'énergie des bâtiments neufs qui s'appliquera à partir de 2012.

Discours de Jean-Louis Borloo

Le 11 juin, les 50 articles du projet de loi de programme relatif à la mise en œuvre du Grenelle Environnement, dit "Grenelle I", ont été examinés en Conseil des ministres. Le texte est soumis à l’Assemblée nationale mercredi 8 octobre 2008. Son objectif : permettre à la France d’adopter un mode de production et de consommation plus respectueux de l’environnement dans les vingt ans à venir.

Le "Grenelle II", baptisé "loi d’accompagnement de la mutation environnementale de la société française", doit être discuté à la suite du premier texte, avant la fin de l’année 2008, devant le Parlement. Le premier consacre les grandes directions tracées par les groupes de réflexion organisés en 2007, tandis que le second déclinera les moyens techniques d’application, développés par les 33 comités opérationnels lancés courant décembre 2007.

Ne laissons pas les promoteurs du chauffage électrique décider de notre avenir 07 octobre 2008

Dans le cadre de la préparation du débat parlementaire sur la loi Grenelle 1, M. Ollier, président UMP de la commission des affaires économiques de l’Assemblée Nationale, a fait adopter par celle-ci un amendement qui autoriserait la construction de bâtiments neufs dérogeant à la norme cible de 50 kWh/m2/an, retenue par tous, et ce, à condition qu’ils soient équipés de chauffage électrique. Avec une telle disposition, le marché du neuf sera complètement orienté vers des performances énergétiques au rabais.

Les conséquences de cet amendement, s’il était finalement adopté, seraient graves sur le triple plan environnemental, social et économique. Contrairement à des idées répandues, le chauffage électrique est fortement émetteur de gaz à effet de serre comme une étude de l’ADEME l’a montré. Il coûte cher à la société dans son ensemble et en particulier aux familles les plus modestes.

Construire des bâtiments peu efficaces demain sur le plan énergétique c’est se contraindre à consommer beaucoup plus d’énergie dans les décennies à venir et à maintenir un parc de production électrique surdimensionné pour faire face à la demande.

Pour toutes ces raisons, nous demandons le retrait de l’amendement Ollier. Mmes et MM. les Députés, ne laissez pas, s’il vous plaît, les promoteurs de chauffage électrique, qu’ils soient fabricants de convecteurs ou producteurs d’électricité décider de notre avenir et de celui de nos enfants. La norme basse consommation à 50 kWh/m2/an prévue par le relevé de conclusions du Grenelle de l’environnement fin octobre 2007 est pertinente. Il faut y revenir et la préserver.

Aujourd’hui, l’urgence est la diminution massive de la consommation d’énergie de nos logements, sans traitement de faveur pour certaines technologies.

Pour cela, toutes les constructions neuves faisant l'objet d'une demande de permis de construire déposée à compter de la fin 2012 et, par anticipation à compter de fin 2010, s'il s'agit de bâtiments publics et de bâtiments affectés au secteur tertiaire, devraient respecter la norme basse consommation. La norme « bâtiment basse consommation » correspond à une consommation moyenne d'énergie primaire inférieure à un seuil de 50 kilowattheures par mètre carré de surface chauffée et par an pour le chauffage / rafraîchissement (y compris les auxiliaires), la ventilation et l'eau chaude sanitaire.

Ce seuil peut être modulé en fonction de la localisation et de l'usage des bâtiments, ainsi que des impacts environnementaux du système de production, de transport et de distribution de l'énergie consommée.
En effet, s’il peut être pertinent de moduler ce seuil pour les énergies qui présentent un bilan avantageux en termes d'émissions de gaz à effet de serre, il est essentiel d'imposer la prise en compte de l'ensemble des gaz à effet de serre émis tout au long de la chaîne de production, de transport et de distribution de l'énergie primaire consommée.

Pourquoi ? Parce que ce sont ces émissions totales qui ont un impact sur l'environnement, et non les seules émissions mesurées au niveau du bâtiment. De plus, les impacts environnementaux des consommations d'énergie ne sauraient se limiter aux seules émissions de gaz à effet de serre.

Enfin, s’il ne fallait qu’un seul argument pour repousser l’amendement Ollier, il importe de rappeler que la lutte contre la précarité énergétique, dans laquelle sont plongés de plus en plus de Français, ne peut se satisfaire d'un dispositif qui précipite davantage les consommateurs à revenus modestes dans la pauvreté en leur faisant assumer des charges de chauffage électrique onéreuses.

Le groupe socialiste à l’Assemblée Nationale avait déposé un amendement au projet de loi Grenelle 1 (portant le n°638) dont l’esprit semblait en résonnance avec celui de l’amendement Ollier, puisque dans son exposé des motifs il s’agissait d’éviter « d'exclure de facto le chauffage électrique des nouvelles constructions. »
Philippe Plisson, Geneviève Gaillard, Philippe Tourtelier, députés socialistes, et signataires de la motion du pôle écologique, ont décidé de se désolidariser de cet amendement.
Finalement le groupe socialiste de l’Assemblée Nationale a décidé de retirer cet amendement.

Le pôle écologique du PS se félicite de cette décision, de sagesse.

 

(

Commentaires sur cet article (1)
  Cette mesure est doublement vide de sens:
1. plus l'énergie nécessaire (chauffage, eau chaude sanitaire, éclairage, ventilation, auxilliaires) aux besoins d'une habitation est faible, plus l'énergie électrique semble la meilleur choix. Démonstration: Une habitation BBC nécessite environ une puissance de chauffe de 3 KW par une température extérieure de -15 degrés. Il n'existe pas actuellement d'appareils de chauffe qui présentent une puissance variable entre 0 et 3 KW.

2. Les milliards économiséspar la non reconstruction de centrales nucléaires devenues inutiles pourraient entre effet etre utilisés aux travaux de reduction des besoins en chaleur des habitations conduisant à des demandes inférieures à 50 KWH / m2. an
 
 

Jacques Allier (eupalinos) (12/10/2008 20:48)

Samedi 11 octobre 2008 6 11 /10 /2008 19:47


"Une conviction , celle que nous entrons dans un nouveau monde. Nous avons vécu
un siècle et demi dans l’illusion de la profusion des ressources naturelles et des matières
premières, de l’eau, des forêts, d’un climat stable, d’un air sans CO2, d’une biodiversité
infinie, sans cesse renouvelée, de terres fertiles et agricoles, permettant une urbanisation
sans fin. Oui, nous avons vécu dans une forme d’aveuglement, sans réaliser que tous
nous actes de production et de consommation nécessitaient de prélever sur les fruits de la
nature plus que celle-ci ne pouvait reconstituer. Et pourtant, bien sûr, tour à tour et sur des
sujets différents, d’aucuns s’inquiétaient, lançaient des cris d’alarme.
Le GIEC sur le climat alors qu’on sait aujourd’hui, que la situation est plus grave que son
scénario le plus pessimiste. D’autres, scientifiques tels Hubert REEVES, passionnés tels
Jean-Louis ETIENNE, figures du monde associatif ont alerté sur la fonte des glaces au
pôle du Nord et sur le réchauffement des mer
s. D’autres encore, comme FNE, la LPO,
Greenpeace, WWF, ont alerté sur la biodiversité alors même qu’une espèce vivante sur
huit est menacée de disparition. D’autres encore ont alerté sur l’assèchement du lac
TCHAD, de la mer Morte, du lac Baïkal, sur la déforestation accélérée en Afrique. D’autres
ont alerté sur l’après pétrole, sur ses conséquences économiques et sociales dans une
société fondée sur les ressources fossiles, permettant la multiplication par quatorze des
besoins énergétiques depuis 50 ans. D’autres ont alerté sur l’impossibilité pour les grands
pays émergents de fonder leur croissance sur le même modèle que le nôtre et sur
l’obligation pour les pays industriels de montrer l’exemple. D’autres aussi et parfois les
mêmes ont alerté sur la crise alimentaire, sur les ressources en eau, ou encore sur
l’étalement urbain. D’autres enfin ont alerté sur la production de déchets qui sont en train
de provoquer l’émergence d’un 7ème continent dans le Pacifique. D’autres ont décrit les
nouvelles migrations climatiques, les émeutes de la faim, l’état des fleuves et des rivières,
partout dans le monde, y compris en France.


Permettez-moi d’ailleurs de rendre hommage, à ces centaines d’experts et de spécialistes,
qui dans des groupes de travail, dans l’anonymat le plus total, pour l’intérêt supérieur de
notre pays et probablement de bien plus encore, n’ont ni compté leur peine, leurs
échanges, faisant parfois évoluer leur point de vue pour rentrer à fond et au fond de ce
débat, de ce diagnostic et pour dégager des pistes de solutions. La synthèse de ces
travaux a ensuite fait l’objet d’une table ronde finale réunissant les entreprises françaises,
les syndicats, les collectivités territoriales, les ONG et l’Etat. Ce fut le compromis du
possible, validé pour l’essentiel par le Président de la République en présence de
deux Prix Nobel de la Paix et du Président de la Commission européenne
BARROSO. Compromis du possible où chacun était convaincu que le corps social qu’il
représentait devait s’impliquer, devait accepter les compromis qui permettaient aux autres
d’avancer au même rythme que lui.


4
Mais derrière ce diagnostic sans concession et parfois franchement alarmiste, il y a eu
une conviction unanime, celle que nous pouvions changer radicalement la donne et
répondre à cette urgence écologique. Et derrière ce constat du Grenelle, est apparue la
possibilité d’une autre croissance, celle de l’efficacité, de la sobriété, de l’autonomie
énergétique, celle de l’indépendance par rapport à des cours mondiaux qu’on ne maîtrise
pas, celle de l’indépendance par rapport à des rentes de situation énergétiques et
financières qui sont responsables d’une partie des déséquilibres actuels,…Oui, je crois
qu’il y a un accord unanime de tous les acteurs du Grenelle, quelque soit le corps social
qu’ils représentaient pour approuver les propos de Nicolas HULOT disant : « que la crise
écologique constituait un horizon dépassable de l’Humanité ; qu’elle constituait aujourd’hui
le centre de gravité de nos sociétés, l’occasion unique de réussir ce sur quoi nos sociétés
ont peiné et échoué jusqu’ici, à savoir la combinaison de l’efficacité économique, de la
solidarité sociale et de la vie démocratique ».



Il y a unanimité aussi pour penser que l’enjeu écologique est un facteur clef de la
compétitivité de nos entreprises, parce qu’une économie qui consomme globalement
moins d’énergie est nécessairement une économie qui dépense moins d’argent ; parce
que les relais de croissance de demain, ils sont là, dans le bâtiment, dans les ENR qui
représenteront près de 16% de l’emploi dans dix ans, dans le traitement de l’eau ou des
déchets ; parce que les produits les plus compétitifs ou les plus demandés par les
consommateurs seront les produits les plus sobres en carbone et en énergie. Ne nous
trompons pas, le marché ira plus vite que nous et nous devons accompagner nos
entreprises : déjà, dans l’automobile, la compétition ne porte plus sur le design ou sur la
puissance des moteurs, mais sur la sobriété en carburant ; parce que le monde entier est
sur ce combat là, la Chine, l’Inde, le Canada, les Etats-Unis…
_____________________________________________________
___________________________

- Le chantier thermique, la rénovation lourde des 4,2 millions de logement sociaux en
commençant par les 800 000 les plus dégradés, des investissements annuels
moyens de 16 milliards d’euros représentant près de 235 000 emplois d’ici 2020.
C’est à terme, 20 milliards d’euros de travaux réalisés grâce à l’éco-prêt à taux
zéro, pour un coût total pour l’Etat en rythme de croisière d’environ 1 milliard, soit
un rapport de 1 à 20. C’est le crédit d’impôt développement durable qui représente
une enveloppe d’1,5 milliards d’euros par an destinée aux travaux de rénovation
thermique. C’est l’amélioration des dispositifs TEPA et PTZ dans le cas où un
ménage décide d’acquérir un logement très performant sur le plan énergétique.
- C’est le chantier transport, la construction de 2000 km de lignes à grande vitesse
supplémentaire, de 1500 kilomètres de lignes de transports collectifs dans nos
villes avec un concours de l’Etat de 2,5 milliards d’euros sur une première tranche
de 14 milliards, ce sont les autoroutes ferroviaires, les autoroutes maritimes pour un
investissement total de 100 milliards d’euros d’ici 2020 et la création de près de
80 000 emplois.
- C’est le chantier énergétique, la décision de porter la part d’ENR à 23% de notre
consommation d’énergie à l’horizon 2020, ce sont des investissements
considérables et près de 220 000 emplois d’ici 2020. La prochaine programmation
pluri annuelle des investissements qui vous sera proposée en sera la confirmation.
- Bref, les chantiers du Grenelle, représentent à terme plus de 400 milliards d’euros
d’investissements injectés dans notre appareil de production industrielle d’ici 2020,
15 milliards d’euros de valeur ajoutée en moyenne par an, soit 0,8 point de
croissance et 500 000 emplois à terme.


il sagit ici du discours de Jean Louis Borloo au parlement !
Pourquoi  n' a t'il pas agi ainsi  avant ?
Mercredi 8 octobre 2008 3 08 /10 /2008 08:56

ce sondage prouve
1) que les français sont moins frileux que la plupart des décideurs politiques.
2) que la communication par les médias nationaux a été très bonne, en espérant qu'il n'y aura pas trop de déceptions !

Les Français satisfaits du Grenelle de l'environnement à 70% (sondage)

08/10/2008-[06:00] - AFP

PARIS, 8 oct 2008 (AFP) - Les Français jugent très majoritairement (70%) plutôt ou très positives les mesures proposées par le Grenelle de l’environnement, en particulier celles qui favorisent les économies d’énergie, selon un sondage publié mercredi.

La démarche du Grenelle, qui a consisté à la rentrée 2007 à réunir tous les acteurs de la société française autour de l’environnement, est jugée "plutôt innovante" (72%), à tel point que les personnes interrogées par TNS Sofres verraient bien, pour 88% d’entre elles, qu’on l’élargisse à d’autres sujets. Selon ce sondage réalisé à la demande du ministère du Développement durable, et que le quotidien Le Parisien publie en exclusivité, les mesures suivantes sont jugées comme particulièrement importantes : développer les énergies renouvelables (94%), promouvoir les économies d’énergie (96%), réduire la dépendance au pétrole (91%), réduire la production de déchets ménagers (93%), assurer une réparation financière des dommages causés par une pollution (90%) ou mettre en place un plan d’isolation et de rénovation thermique dans les logements sociaux (89%). A cet égard, la création d’un écoprêt à taux zéro, prévu par le projet de loi de finances, est approuvée par 86% des sondés, et le bonus écologique sur les voitures peu polluantes par 79%. Surtout, se réjouit le ministère, à 68% ils approuvent l’extension du dispositif pour encourager l’achat de produits respectueux de l’environnement. Le débat avait opposé le mois dernier les services de Jean-Louis Borloo à ceux du Budget, avant d’être renvoyé par le chef de l’Etat à un groupe de travail. Alors que l’examen de la première loi Grenelle devrait débuter mercredi à l’Assemblée, les Français interrogés estiment que la méthode a permis "d’inciter les Français à faire des efforts dans leur vie courante" (66%), ainsi que dans une moins mesure, les élus locaux (61%) et les entreprises (58%). (Sondage effectué par TNS Sofres pour le ministère du développement durable, les 2 et 3 octobre par téléphone, auprès de 1000 personnes âgées de 18 ans et plus).

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