Présentation

Jean SCHEPMAN

Conseiller Général du Canton d'Hondschoote depuis 1994

Vice-Président du Conseil Général Chargé de l’Environnement,

du Cadre de Vie, de la Politique de Préservation de l’eau, et de l'Agenda 21

Mes coordonnées

Tél. : 03.28.24.42.00
03.20.13.45.30
Fax : 03.20.13.45.40
Mél : jschepman@cg59.fr

Commentaires

si vous souhaitez apporter un commentaire aux articles, cliquez sur "ajouter un commentaire" en dessous des articles

Diffusez le site

démocratie en danger

Mardi 23 décembre 2008 2 23 /12 /2008 23:35

Je ne sais pas si  vous ressentez la même chose, mais cette histoire me fait drolement peur !

Gérard Coupat « Craignant sa révolte, le pouvoir met la jeunesse en taule »

Tarnac . La demande de libération de Julien Coupat doit être examinée aujourd’hui. Son père, Gérard Coupat, dénonce les raisons politiques de l’incarcération de son fils et de sa compagne.

Aujourd’hui, Julien Coupat et sa compagne Yldune, les deux derniers inculpés de Tarnac encore incarcérés, pourraient être libérés. Le père de Julien, Gérard Coupat, médecin à la retraite, nous donne son analyse de ce qui n’est pour lui qu’une manipulation politico-policière.

Concrètement, que va-t-il se passer aujourd’hui ?

Gérard Coupat. Le juge des libertés s’est prononcé, vendredi, pour la remise en liberté de mon fils. Le parquet a aussitôt fait appel, invoquant un « référé détention » pour le maintenir en prison, ce à quoi Me Irène Terrel, l’avocate de Julien, s’est opposée. La chambre va donc se prononcer sur l’opportunité de ce « référé détention ». Si elle dit qu’il n’a pas lieu d’être, Julien sera libéré tout de suite. En revanche, si elle estime que ce « référé détention » est légitime, Julien ne pourra pas sortir tout de suite mais verra sa demande de remise en liberté examinée vendredi. Si elle lui est refusée, il passera la fin de l’année derrière les barreaux, malgré l’avis du juge des libertés, qui, contrairement au parquet, est un juge parfaitement indépendant du pouvoir politique. Comme c’est le politique qui a monté de toutes pièces cette affaire, peut-être que les blocages vont persister. Mais politiquement, justement, ce serait parfaitement stupide. Garder en prison Julien et Yldune sans aucune preuve alors qu’il va y avoir des mouvements sociaux en janvier, c’est prendre le risque d’en faire des icônes. Si j’étais à la place des ministres de l’Intérieur et de la Justice, je les remettrais tout de suite en liberté. Malheureusement, la clairvoyance ne semble pas être, jusque-là, la principale qualité de ces dernières…

Comment avez-vous réagi lorsque le juge des libertés s’est prononcé pour une remise en liberté de Julien ?

Gérard Coupat. Parler de soulagement serait exagéré parce que, depuis le début, je sais que cette affaire n’est qu’un montage politique. J’ai néanmoins apprécié qu’un magistrat indépendant, en son âme et conscience, dise, au vu du dossier, qu’on ne peut garder mon fils en prison, comme l’ont fait les précédents juges des libertés à l’égard des autres inculpés de Tarnac. Cela ne fait qu’infirmer la thèse de Michèle Alliot-Marie selon laquelle Julien serait un grand chef terroriste, comme si l’on avait affaire aux Brigades rouges ou à la Bande à Baader…

Depuis le début, vous dénoncez une manipulation politique ?

Gérard Coupat. Évidemment. Et pourtant, je suis tout sauf quelqu’un de politisé : à la dernière présidentielle, j’ai voté Bayrou puis Royal. Après avoir vu la ferme attaquée par une centaine de policiers et nous être demandé un instant, sous l’émotion, si notre fils avait viré de bord, on s’est dit : depuis quand une opération antiterroriste se fait sous l’oeil des caméras ? Depuis quand un ministre de l’Intérieur n’attend même pas la fin des perquisitions pour s’exprimer et crier victoire ? On a bafoué là toutes les lois de la République, et je suis encore étonné que des gens comme ça puissent être ministres. Après avoir vu fonctionner un mois durant le ministère de l’Intérieur et celui de la Justice, moi qui me suis toujours pensé comme un républicain, j’en suis arrivé à comprendre ces jeunes qui ne votent plus : ce personnel politique ne mérite pas qu’on vote pour lui ! Sans parler du temps qu’il a fallu à l’opposition - à l’exception de Noël Mamère, de Patrick Braouezec et Nicole Borvo, pour le PCF, ainsi que de quelques socialistes à titre individuel - pour s’exprimer et dénoncer ce qui n’est qu’une magouille.

Vous avez mené votre propre enquête ?

Gérard Coupat. Dans un premier temps, j’ai demandé à l’une de mes relations, haut placée dans les chemins de fer, de voir si des ingénieurs pouvaient enquêter sur la faisabilité de ce qui était reproché aux inculpés de Tarnac. Vu les prises de position du patron de la SNCF, ils m’ont dit que cela n’allait pas être possible. C’est donc grâce à des syndicalistes que j’ai pu rencontrer des techniciens qui m’ont expliqué combien il est farfelu d’imaginer que Julien et Yldune puissent arriver à arrimer des fers à béton sur une caténaire. C’est une manipulation qui ne peut être faite que par des gens très bien entraînés et en aucun cas à deux personnes. Sans parler des problèmes d’électricité résiduelle dans des câbles où circule du 25 000 volts. D’où l’hypothèse que la police n’a jamais retenue - parce qu’elle contrecarre ses plans : celle, connue depuis le début, des écologistes allemands qui utilisent cette technique depuis vingt ans. Autre hypothèse : tout cela n’est qu’une barbouzerie de plus. Cela ne me surprendrait guère car je ne vois pas d’où peuvent sortir les gilets pare-balles qui ont été retrouvés à la ferme de Tarnac. Une ferme qui, soit dit en passant, doit être la seule de Corrèze où il n’y a jamais eu d’armes à feu ! Heureusement que la personne à qui on a voulu faire signer les scellés a refusé de le faire.

À votre avis, que vise le pouvoir ?

Gérard Coupat. Depuis le 11 septembre 2001, on a affaire au marketing de la peur. C’est un mode de gestion politique. Et si, autour de la jeunesse de banlieue, a été dressé une sorte de « cordon sanitaire », là, à travers les jeunes de Tarnac, le pouvoir vise essentiellement les jeunes politisés issus de la classe moyenne, celle qui est en train de s’en prendre plein la gueule en ce moment. La classe politique sait qu’en janvier et en février, ça va péter. Parce qu’on ne peut pas accepter 150 000 chômeurs en plus et, dans le même temps, des

milliards pour sauver les banques, ni des suppressions de postes dans l’éducation nationale alors que cela fait deux générations que l’école est en panne. Il va donc y avoir des manifestations dans lesquelles on trouve cette jeunesse issue des classes moyennes, qui commence à remuer parce que, ayant fait quelques études, elle sait qu’on est en train de l’envoyer dans le mur, qu’on est en train de mettre en place une société inacceptable pour elle. Comme le pouvoir ne veut surtout pas que cette jeunesse puisse être l’élément déclencheur d’une révolte, il la met en taule.


Vous avez pu voir Julien ce week-end, comment va-t-il ?

Gérard Coupat. Physiquement, il va bien. Mais il est comme un lion en cage. Parce qu’en prison, vous ne pouvez ni vous faire entendre ni vous défendre. D’autant que nous - ses proches, sa famille -, nous ne sommes pas des professionnels de la communication. La preuve ? Là dernière interview que j’ai accordée à la télé : alors que j’étais en train d’expliquer que mon fils, c’était tout sauf un terroriste, les images diffusées étaient celles d’émeutes d’une violence extrême. À votre avis, qu’ont retenu les téléspectateurs : mes explications ou les images ? Mais c’est presque normal : en France, la télé appartient soit à l’État soit à des copains du président de la République. Résultat : dès le premier jour, les jeunes de Tarnac ont été présumés coupables, et présentés comme tel. Toutefois, je n’en veux pas aux magistrats, je sais dans quelles conditions ils travaillent, et sous quelle pression. Car la première responsable de la situation dans laquelle on se trouve, c’est la ministre de l’Intérieur : elle a voulu monter un coup et, voyant qu’elle s’est plantée, depuis, elle sort ses griffes.

Entretien réalisé par Sébastien Homer

Publié dans : démocratie en danger
Mardi 16 décembre 2008 2 16 /12 /2008 23:33

Dès l'annonce officielle, les syndicats sont montés au créneau. Pour la CGT de France Télévisions, "cette décision marque le début de l'ère sarkozienne de l'ORTS (Office de Radio Télévision Sarkozienne) avec mise au pas des dirigeants priés de se faire hara-kiri".

Même propos au SNJ où l'on juge "qu'acceptant de décréter la suppression de la publicité, Carolis valide de fait la main mise de l'Etat sur l'audiovisuel et sur France Télévisions en particulier".

A l'Assemblée, les députés PS et Verts ont brandi dans l'hémicycle des pancartes portant le logo de l'ex-ORTF détourné en ORTS.

Publié dans : démocratie en danger
Dimanche 14 décembre 2008 7 14 /12 /2008 11:57

même si les personnes à guantanamo sont "accusées" , les tortures qu'ils ont subies sont ,dans le vrai sens du mot, in- humaines !

Mohamed al-Kahtani, torturé pendant 49 jours et devenu fou

UNE SEMAINE A GUANTANAMO (3)

Un rapport du Sénat américain affirme que le secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld a «transmis le message selon lequel les détenus devaient être soumis à des pressions physiques et des humiliations».

 

 

 

Une cour grillagée à Guantanamo.

Une cour grillagée à Guantanamo. (Phlippe Grangereau / Libération)

C’est ici, à Guantanamo Bay, que les méthodes de torture ordonnées par le Secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld ont été appliquées en premier. L’homme qui a servi de cobaye à ce «premier plan d’interrogation spécial»: Mohamed al-Kahtani, un homme d’affaires saoudien soupçonné d’avoir tenté d’entrer aux Etats-Unis en 2001 afin de devenir l’un des pirates de l’air du 11-Septembre.

Il a été torturé pendant 49 jours, du 23 novembre 2002 au 11 janvier 2003, à raison de 20 heures par jour. Il a été soumis à de longues périodes de privation de sommeil, placé nu dans des chambres froides, sexuellement humilié, menacé avec des chiens, traîné en laisse à quatre pattes, bombardé de musique… tandis que des médecins lui injectaient des produits pour qu’il se tienne en éveil plus longtemps.

Il est pratiquement devenu fou. Tant et si bien que des enquêteurs militaires du Département américain de la Défense ont estimé, en 2006, qu’il serait «impossible» de juger al-Kahtani en raison du traitement qu’il a subi. De fait, il a été inculpé, puis tous les chefs d’inculpation à son encontre ont été abandonnés en mai 2008 sans explication.

Donald Rumsfeld, qui aurait été «personnellement impliqué» dans  son interrogatoire, a été accusé jeudi d’avoir été responsable au premier chef des mauvais traitements et des tortures infligés aux détenus par les militaires à Guantanamo Bay, Abou Graib (Irak) et d’autres centres de détention de par le monde.

Publié dans : démocratie en danger
Jeudi 11 décembre 2008 4 11 /12 /2008 22:14

L'exécutif pas assez contrôlé pour 59% des Français

NOUVELOBS.COM | 11.12.2008 | 19:00

Selon le même sondage, la majorité des personnes interrogées estiment que les droits de l'opposition ne sont pas assez respectés au Parlement.


Une majorité de Français (59%) estiment que les parlementaires ne contrôlent pas assez le gouvernement et le président de la République, selon un sondage CSA pour la Chaîne parlementaire-Assemblée nationale publié jeudi 11 décembre.
Selon le même sondage, 56% des personnes interrogées estiment que les droits de l'opposition ne sont pas assez respectés au Parlement (Assemblée et Sénat). Au contraire, 30% estiment que ces droits sont assez respectés, 14% ne se prononçant pas.

Mal informés

Une courte majorité de Français (51%) estiment enfin qu'ils sont mal informés sur l'actualité et le rôle du Parlement (45% pensant le contraire).
"Dans ce sondage, réalisé après la réforme institutionnelle qui donne plus de pouvoirs au Parlement, les résultats montrent que beaucoup de travail reste à faire", commente le directeur général de l'institut CSA, Stéphane Rozès.

Publié dans : démocratie en danger
Jeudi 11 décembre 2008 4 11 /12 /2008 21:47

Travail le dimanche: Sarkozy impose un débat dès mardi

AP | 11.12.2008 | 19:40

Nicolas Sarkozy veut aller vite sur le travail le dimanche. Malgré la fronde d'une partie de l'UMP, le gouvernement a décidé d'inscrire dès mardi prochain à l'ordre du jour de l'Assemblée la proposition de loi sur l'extension des ouvertures dominicales des magasins, a-t-on appris jeudi de sources parlementaires.

Mercredi devant les députés UMP, Nicolas Sarkozy avait exprimé sa détermination à légiférer sur le travail dominical, au nom de la "valeur travail" défendue pendant la campagne présidentielle de 2007. Il n'a pas tardé à concrétiser cette volonté.

Lors du petit déjeuner hebdomadaire de la majorité, réuni exceptionnellement jeudi matin, le chef de l'Etat a annoncé que le débat sur la proposition de loi de Richard Mallié commencerait dès mardi prochain dans l'hémicycle, si l'examen du projet de loi sur l'audiovisuel est terminé d'ici là. Le débat sur ce dernier texte, qui a donné lieu à une guérilla de la gauche sans précédent depuis 2007, devait reprendre jeudi soir, et se poursuivre vendredi et lundi.

La "bataille du dimanche" devrait se dérouler en deux temps. Les députés se limiteront la semaine prochaine à la discussion générale, et n'examineront les amendements qu'à la rentrée de janvier, précisait-on de mêmes sources. L'Assemblée interrompra ses travaux du 23 décembre au 5 janvier pour les fêtes de fin d'année.

L'examen de la proposition de loi déposée par Richard Mallié, député UMP des Bouches-du-Rhône, avait été reporté sine die mardi, officiellement du fait de la guérilla de la gauche contre la réforme de l'audiovisuel, mais en réalité en raison de l'opposition de plusieurs dizaines de députés de la majorité. Ce texte autorise sous conditions l'ouverture le dimanche des magasins non alimentaires dans les quatre premières agglomérations françaises (Paris, Marseille, Lyon et Lille) et les zones touristiques.

Les opposants de l'UMP, soutenus par les sondages qui montrent l'opposition des Français à l'extension du travail le dimanche, exigent que la loi se limite à régulariser les ouvertures pratiquées aujourd'hui dans l'illégalité dans les Bouches-du-Rhône et en région parisienne. Ils réclament que les agglomérations de Lyon et de Lille soient exclues du champ de la loi. Chef de file de la fronde, le député des Côtes d'Armor Marc Le Fur préparait une quinzaine d'amendements "de fond", selon son entourage.

Mais les opposants n'étaient pas tous aussi déterminés. Sur les 58 députés de la majorité ayant signé les tribunes publiées par la presse contre la proposition de loi, une quinzaine seulement étaient déterminés à voter contre, quoi qu'il arrive pendant le débat. Les élus de la région lyonnaise étaient les plus remontés.

Nicolas Sarkozy recevra lundi après-midi les députés UMP opposés à la proposition de loi sur le travail dominical, a-t-on appris auprès de l'un d'entre eux, Jacques Remiller.

Le gouvernement devra aussi affronter les députés socialistes, déterminés à s'opposer par tous les moyens à ce texte, comme ils le font depuis deux semaines dans le débat sur l'audiovisuel. "Nous avons préparé plusieurs milliers d'amendements. Les députés socialistes sont prêts", a réagi Jean-Marc Ayrault. Le président du groupe socialiste, signataire avec 121 députés PS, Verts, communistes et radicaux de gauche d'une tribune intitulée "Yes week-end" publiée jeudi par le quotidien "Libération", a dénoncé "l'obsession" de Nicolas Sarkozy "à vouloir imposer à tout prix ses volontés", sur l'audiovisuel comme sur le travail dominical. "Ce n'est pas par la brutalité qu'on pourra sortir le pays de la crise", a lancé le député-maire de Nantes. AP

Publié dans : démocratie en danger
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés