Pour des raisons de traditions, il ne se passe pas une saison sur les Iles Féroé sans que des bateaux à moteur encerclent les globicéphales (Globicephala melaena) passant à proximité des côtes, pour les ramener dans une baie peu profonde. Ils sont ensuite attrapés puis tirés sur la plage au moyen de longues gaffes munies d’un crochet leur infligeant de profondes blessures, souvent aux yeux ou dans l’évent. Les chasseurs s’efforcent ensuite d’achever l’animal au couteau, lui sectionnant la carotide et la moelle épinière en tranchant profondément juste derrière l’évent. Mais fréquemment ils n’y parviennent pas et l’agonie se prolonge alors plus de 15 minutes. Le reste du groupe assiste au massacre, et les cétacés saisis d’une terreur panique s’infligent quantité de blessures supplémentaires. La totalité d’un troupeau de globicéphales, femelles enceintes et petits confondus, est ainsi exterminée au cours d’une prétendue “manifestation folklorique”. Les dauphins qui accompagnent fréquemment les globicéphales sont eux aussi massacrés sans merci.
Pour la seule année 1996, 1′392 globicéphales et 324 dauphins bleus et blancs (Stenella coeruleoalba), une espèce pourtant protégée, ont trouvé la mort de cette façon abominable. Ce véritable bain de sang va à l’encontre de la législation internationale protégeant les mammifères marins (Conventions de Berne et de Bonn); quant aux quelques dispositions prises dans la législation locale, les habitants de Iles Féroé semblent n’en avoir cure.
On se doit certes de respecter les traditions des autres peuples, mais à considérer celles-ci isolément, nous négligeons gravement nos devoirs envers le monde végétal et animal. De surcroît, la chasse au globicéphale telle qu’elle est pratiquée aujourd’hui n’a vraiment plus grand chose à voir avec une quelconque tradition : entre les hors-bord super rapides, sonars, échographes, appareils radios et autres moyens high tech utilisés actuellement pour traquer le cétacé, on ne lui laisse plus aucune chance. Depuis l’encerclement des animaux en haute mer jusqu’au massacre dans la baie, où ils assistent impuissants à la mise à mort de leurs congénères, nageant littéralement dans leur sang en attendant leur tour, il s’écoule plusieurs heures d’une brutalité sans nom.
Aidez-nous à stopper les massacres de cétacés dans les Iles Féroé!
* En n’achetant aucun poisson importé des Iles Féroé.
* En n’achetant aucun produit cuisiné contenant du poisson en provenance des Iles Féroé.
* En disant aux commerçants pourquoi vous refusez d’acheter du poisson importé des Iles Féroé.
* En évitant de passer des vacances dans les Iles Féroé.
* En organisant des conférences-débats sur le sujet. Nous vous fournirons volontiers l’information et la documentation nécessaires ainsi que des conférenciers.
* En encourageant vos amis et connaissances à faire de même.


