Jeudi 12 mars 2009
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Sarkozy demande un plan de lutte contre «les bandes violentes»
Le président de la République a reçu mercredi des élèves et des enseignants du lycée de Gagny, théâtre d'une expédition punitive la
veille
Nicolas Sarkozy a demandé mercredi à Michèle Alliot-Marie «de lui présenter d’ici fin mars un plan d’action» pour renforcer la lutte
contre les «bandes violentes». Une demande qui fait suite à un entretien qu'il a eu avec des élèves et enseignants de Gagny (Seine-Saint-Denis), théâtre d’une expédition punitive.
«Le chef de l’Etat a assuré que tout serait mis en oeuvre pour qu’un tel événement ne se reproduise pas» car «l’école doit rester un
sanctuaire, préservé, plus qu’aucun autre lieu, des violences de toute nature», affirme l’Elysée.
Sarkozy a demandé aux ministres de l’Intérieur Michèle Alliot-Marie et de l’Education Nationale Xavier Darcos, qui ont tous deux
assisté à l’entretien, «de lancer, en concertation avec les collectivités locales concernées, une réflexion destinée à renforcer par des mesures opérationnelles la sécurisation des établissements
scolaires», précise-t-on de même source.
«Parallèlement, il a demandé à Mme Alliot-Marie de lui présenter d’ici fin mars un plan d’action destiné à renforcer la lutte contre
le phénomène des bandes violentes», ajoute-t-on.
Selon le communiqué de la présidence, lors de l’entretien, le président a «salué le comportement exemplaire de l’ensemble de la
communauté éducative du lycée, ainsi que la rapidité de l’intervention de la police qui a permis l’arrestation de 13 individus».
Michèle Alliot-Marie a de son côté affirmé à la presse que les trafics de drogue sont «probablement à l’origine de l’agressivité qui
existe aujourd’hui entre un certain nombre de bandes». «Qu’ils ne se fassent aucune illusion. Nous continuerons à agir contre les trafics dans ces lieux», avec «des sanctions exemplaires contre
les membres de ces bandes qui ont osé pénétrer dans un établissement scolaire», a-t-elle ajouté, en précisant toutefois que c’est «l’enquête qui dira» si ce qui s’est passé à Gagny est lié à la
drogue.
Selon Catherine Manciaux, proviseure du lycée, le fait d’avoir été, elle, des enseignants et plusieurs élèves, reçus par le président
Sarkozy à l’Elysée est «une marque de soutien» et une «reconnaissance importante pour nous».
Mardi matin, une vingtaine de personnes encagoulées, armées de barres de fer, bâtons et couteaux ont pénétré dans le lycée
professionnel Jean-Baptiste-Clément à Gagny où elles ont blessé légèrement douze élèves et membres du personnel éducatif.
Mercredi soir,
treize jeunes de 14 à 20 ans étaient en garde à vue au commissariat de la ville, dont trois directement en lien avec cette expédition punitive