Présentation

Jean SCHEPMAN

Conseiller Général du Canton d'Hondschoote depuis 1994

Vice-Président du Conseil Général Chargé de l’Environnement,

du Cadre de Vie, de la Politique de Préservation de l’eau, et de l'Agenda 21

Mes coordonnées

Tél. : 03.28.24.42.00
03.20.13.45.30
Fax : 03.20.13.45.40
Mél : jschepman@cg59.fr

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la faillite du gouvernement

Mercredi 11 février 2009 3 11 /02 /2009 11:08

COLERE - Sixième semaine de grève, pour la maternité de l’hôpital Pellegrin. Hier, en assemblée générale, le personnel a une nouvelle fois décidé de poursuivre son mouvement débuté le 5 janvier dernier. Les négociations avec la direction sont au point mort, le courage des grévistes s’essouffle, mais les sages femmes sont déterminées.

«Cela fait trop longtemps que la situation se détériore, explique Patricia Gervier, déléguée CGT. Nous sommes à bout. Nous n’avons jamais assez de temps dans une journée. On déborde en permanence. On prend des risques et du coup les patientes aussi. Bref, on est frustrées». Le personnel se plaint de travailler de plus en plus dans l'urgence, et de ne pas avoir suffisamment de temps à consacrer aux patientes. Il réclame donc la création de quinze postes, dont six de sage-femmes et huit d'aides-soignantes ou auxiliaires de puériculture.

Deuxième maternité de France (après Lille), le CHU de Bordeaux pratique chaque année 4.500 accouchements. Il est le seul établissement de niveau III en Aquitaine qui peut prendre en charge des grossesses pathologiques Avec 99 sages-femmes le rythme est intense. «On est rappelées sur nos repos, on nous sucre nos RTT, nous n’avons pas le temps de faire de pose, et nous passons chaque jour huit heures sans manger, raconte Patricia Gervier. Forcément, notre concentration baisse. Pour les suites de couches, il n’y a qu’une seule sage-femme pour 24 patientes et 24 bébés. C’est un stress et une charge mentale terribles. On est au centre du dispositif, mais on est trop peu pour tout assurer».

Toutes ont le sentiment d’être déjà passées près de la catastrophe. Un épisode fin novembre a fortement marqué les esprits, et est en grande partie à l'origine du mouvement. Ce jour là, la sage-femme en charge du service des urgence a dû abandonner son poste pendant une heure, pour se rendre en salle d’accouchement et prendre en charge une femme dont le bébé était en souffrance. La professionnelle a donc été contrainte de confier les urgences avec les deux patientes présentes à la garde d’un brancardier. «Elle s’est fait très peur, et elle a mis en danger les patientes, résume la syndicaliste. Mais nous avons toutes cette crainte. C’est pour ça que le recrutement de personnel nous permettrait de ne plus travailler en effectif minimum».

Pour l’heure, deux rencontres ont été organisées avec la direction du CHU. Les grévistes ont notamment déjà obtenu trois nouveaux brancardiers, deux ASH (agents des services hospitaliers) et un poste d’assistante sociale, ainsi que le renforcement du secrétariat. Au-delà, la direction précise sans plus de précision que «La réflexion sera poursuivie». Le mouvement social est donc maintenu. Le taux de grévistes varie de 25 à 50% selon les jours. La continuité des soins est assurée grâce à la réquisition du personnel. Les sages-femmes organisent des temps de débrayage dans la journée, et celles qui sont assignées portent un auto collant de gréviste.

Pour ne rien arranger, la maternité est engagée depuis 2001 dans un vaste plan de rénovation (chambres majoritairement à un lit, 14 salles de naissance, un nouveau plateau technique de pointe) qui doit durer jusqu’en 2011 et s’effectue sans interruption d’activité. Un contexte qui pèse un peu plus encore sur les conditions de travail au sein de l’établissement.

Samedi 7 février 2009 6 07 /02 /2009 17:26

Après l'intervention télévisée du chef de l'Etat, jeudi soir, les syndicats se montrent méfiants et déplorent le manque d'annonces concrètes. L'opposition épingle la suppression de la taxe professionnelle, tandis que l'UMP juge que Nicolas Sarkozy "a fait de l'emploi une priorité".

    * Opposition

"Je n'ai pas trouvé un président qui savait où il allait, j'ai eu l'impression qu'il était plus hésitant que d'habitude", a déclaré la première secrétaire du PS, Martine Aubry, sur RTL vendredi matin. Mme Aubry a notamment reproché au chef de l'Etat d'avoir renvoyé au 18 février sa rencontre avec les syndicats. "Tous les autres pays ont décidé de relancer la consommation et l'investissement à court terme, le président renvoie au 18 février des négociations, des discussions, des concertations, lui qui sait passer en force quand il faut baisser l'impôt des plus riches, quand il faut essayer de faire travailler le dimanche, quand il faut mettre la justice sous sa coupe."

Benoît Hamon, porte-parole du Parti socialiste. "Tout change, sauf Nicolas Sarkozy, toujours aussi sûr de lui, toujours aussi sûr des bons choix qui ont été les siens et qui ne change absolument rien à sa politique. Il n'est plus possible de poursuivre avec un président de la République qui ignore à ce point ce qu'est le difficulté, la brutalité et la dureté de la vie quotidienne des Français."

Claude Bartolone, député PS Saint Denis. Supprimer de la taxe professionnelle, "ça ne peut pas relancer l'économie". "Si vous enlevez des moyens financiers aux collectivités locales qui représentent à elles seules 75 % de l'investissement public, vous croyez que ça ne va pas donner un sacré coup de ralentissement à l'activité ?"

Jean-Marc Ayrault, président du groupe socialiste, radical et citoyen de l'Assemblée. "Il a fallu que des centaines de milliers de Français descendent dans la rue pour que Nicolas Sarkozy découvre que son plan de relance était injuste et insuffisant. Concrètement, les engagements en faveur des salariés et les contreparties demandées aux entreprises demeurent floues."

Victorin Lurel, député PS et président du conseil régional de Guadeloupe. "Le président de la République n'a pas un mot pour la Guadeloupe. Ce silence est méprisant au moment où ce territoire de la République traverse une crise sociale de très grande ampleur, générée par la politique gouvernementale."

Jean-Paul Huchon, président PS du conseil régional d'Ile-de-France. Nicolas Sarkozy "désigne comme boucs émissaires les collectivités locales, à qui il supprime leurs ressources, avec l'annonce ex abrupto de la disparition de la taxe professionnelle, sans évidemment proposer une réforme de la fiscalité locale, ni de compensation financière digne de ce nom".

Jean-Marc Bouvet (PCF). "A n'en pas douter, c'est une très forte déception qui domine ce soir chez toutes celles et ceux qui ont écouté le président de la République, et qui fera grandir la mobilisation sociale dans les jours à venir. La seule mesure concrète annoncée face à la crise est la suppression de la taxe professionnelle, c'est à dire un nouveau cadeau aux entreprises. On croit rêver !"

Le Parti de gauche, dans un communiqué. "Nicolas Sarkozy s'entête et enfume. Il a cherché pendant 90 minutes à profiter de la crise pour justifier sa politique tout en bottant en touche face aux demandes des Français."

 

Mercredi 4 février 2009 3 04 /02 /2009 11:13

Dans ce gouvernement UMP SARKOZY ils veulent bien écouter mais ne veulent rien entendre !

Au deuxième jour de la grève lancée dans les Universités, le gouvernement a clairement décidé de jouer le bras fer jusqu'au bout.

 

Valérie Pécresse annonce qu'elle ne négociera aucun aménagement du projet de décret affirmant :"si ce décret était modifié, ce serait extrêmement dommage pour l'université française et pour l'ensemble des chercheurs ". Elle a d'ailleurs envoyé le texte de son décret au Conseil d'Etat vendredi pour un examen final. De son côté le premier ministre François Fillon a déclaré : "Il faut que la réforme du statut des enseignants chercheurs voie le jour. Les présidents d'université doivent pouvoir recruter librement et arbitrer entre temps de recherche et temps d'enseignement". Un propos qui vient contredire la déclaration de la Conférence des Présidents d'Université qui conteste l'affirmation selon laquelle ils bénéficieraient de "pouvoirs exorbitants".

 

Dans les Universités, les signes de mobilisation se multiplient. D'après ma collègue de Libé Lyon l'Université Lyon-3 s'est mise en grève. L'Institut d'Etudes Politiques d'Aix-Marseille continue sa grève. Des A-G ont voté diverses actions, dont la grève, à Toulouse (voir aussi sur LibeToulouse), Lyon, Clermont-Ferrand-2, Lille, Montpellier-3, à Saint-Etienne, Bordeaux-3, Nantes, Troyes, Mulhouse, Rennes-1, Rennes-2, Strasbourg, l'IUTd'Aix-Marseille,Dijon, l'UFR de sciences sociales de l'Université Versailles Saint Quentin, Paris-6, Paris-7, Paris-8, l'UFR d'histoire au Mans, celui de maths à Orsay, plusieurs UFR à Paris-4, Paris-13 etc... Un signe amusant : le site web de Sauvons l'Université connait quelques ratés car l'explosion de sa fréquentation a contraint ses responsables à changer de support. Des sites web locaux ont été créés (ici celui d'Orsay). De plus en plus de sites de laboratoires et d'Universités sont utilisés pour diffuser l'information (ici un labo de mathématiques de Strabourg). Dans la presse, ce mouvement commence à percer, de nombreux articles dans la presse régionale, un beau portrait d'Olivier Beaud dans Le Monde, le juriste de Paris-2 Assas qui a assassiné (textuellement) le projet de décret du ministère

 

 

Aujourd'hui, à 12h, une centaine de chercheurs et d'universitaires ont lancé plusieurs centaines de chaussures dans les jardins du ministère de Valérie Pécresse, en signe de protestation contre le mépris du gouvernement et du Président de la République à leur égard.

 

La Coordination nationale réunie hier à la Sorbonne annonce avoir rassemblé 276 délégués et appelle à de nouvelles actions dont une manifestation nationale le mardi 10 février à Paris. L'UNEF vient d'appeler les étudiants à se joindre à cette journée de grève et de manifestation.

 

Laurence Giavarini (porte parole de SLU) contactée au téléphone me dit que "cela prend, nous avons de nombreuses informations sur des Assemblées générales. Les votes de grève se sont multipliés. Des délégations d'enseignants et d'étudiants auprès des Présidents d'Universités demandent l'organisation de journées banalisées, de refuser d'envoyer les maquettes pour les formations d'enseignants au ministère là où les Conseils d'Administrations n'on pas encore voté ce blocage".

 

La réforme de la formation des enseignants (la "mastérisation") décidée par Valérie Pécresse et Xavier Darcos vient de prendre un nouveau coup dur avec le vote solidaire des conseils d'administration des universités de Lyon (1,  2, et 3) et de Saint-Etienne qui refusent d'envoyer au ministère les maquettes des nouveaux masters. Il faut noter que le Président de Lyon-1, Lionel Collet, est également le président de la Conférence des Présidents d'Université. Le Président de  Paris-4, Georges Molinier, annonce une réunion lundi 9 février à la Sorbonne contre cette réforme et réaffirme son refus d'envoyer les maquettes au ministère.

 

La ministre a reçu le soutien de l'ancien Président de Paris-4, Jean-Robert Pitte, qui appelle notamment à instaurer la "sélection à l'entrée de l'Université" et à "augmenter les droits d'inscription".

 

En revanche Martine Aubry, première secrétaire du Parti socialiste, a demandé mardi au gouvernement un "moratoire des réformes engagées et  le gel des suppressions d´emploi dans les universités et la recherche". Le PS "apporte son plein soutien au mouvement en cours", affirment Martine Aubry et Bertrand Monthubert, secrétaire national à l'enseignement supérieur et à la recherche.

 

Le Parti communiste français a accusé mardi le gouvernement de "tourner le dos aux défis de l'avenir" avec sa politique envers les universités et la recherche, et a demandé "l'abandon sans retour" des réformes de la ministre de l'Enseignement supérieur Valérie Pécresse. "L'avenir a besoin de l'indépendance intellectuelle des chercheurs et des universitaires, le pouvoir la bafoue", écrit le PCF dans un communiqué.

Mardi 3 février 2009 2 03 /02 /2009 15:53

Les principaux plans de réductions d'effectifs en France depuis septembre

De la sidérurgie à l'automobile, en passant par la banque et l'informatique, inventaire des plans sociaux secteur par secteur.

Sidérurgie

ArcelorMittal: 1.400 emplois.
Le 1er décembre, le groupe sidérurgique dit viser 1.400 départs en France en 2009.

Banque

Natixis: 450 emplois.
La banque a annoncé le 9 décembre la suppression de 450 postes en plus des 850 déjà annoncés en mai 2008.

Calyon (filiale du Crédit Agricole): 250 emplois.
La banque a annoncé le 10 septembre la suppression de 250 emplois.

Pharmacie

Sanofi-Aventis: 927 emplois.
Le groupe pharmaceutique a annoncé le 2 octobre la suppression de 927 postes en France, principalement des visiteurs médicaux.

Schering-Plough SA: 330 emplois.
Le groupe pharmaceutique a annoncé le 12 septembre la suppression de 330 postes.

MBO et Innovex: 755 emplois.
Le 4 décembre, liquidation judiciaire des sociétés MBO et Innovex (groupe MBO) spécialisées dans la visite médicale.

Automobile

Renault: 4.900 emplois.
Le constructeur a indiqué le 9 septembre prévoir d'ici avril un plan de 4.000 «départs volontaires». Le 25 septembre, il a ajouté la suppression de 2.000 emplois dans ses filiales européennes, dont 900 en France.

PSA Peugeot Citroën: 3.550 emplois.
Le groupe automobile a annoncé le 20 novembre un plan de "départs volontaires" concernant 3.550 salariés en France.

Valeo: 1.600 emplois.
L'équipementier automobile a annoncé le 17 décembre la suppression de 1.600 emplois en France (5.000 dans le monde).

SevelNord: 350 emplois.
La filiale de PSA-Peugeot-Citroën et Fiat a annoncé le 26 janvier la suppression de 350 emplois par départs volontaires à Hordain (Nord).

Plastic Omnium: 219 emplois.
L'équipementier automobile a annoncé le 10 décembre la fermeture de l'usine de Saint-Romain de Colbosc, près du Havre, qui emploie 219 salariés.

Tyco Electronics: 620 emplois.
Le groupe (composants électroniques automobile) a annoncé le 4 septembre que d'ici 15 mois, il allait supprimer 620 emplois. Fermeture des usines de Chapareillan (Isère) et de Val-de-Reuil (Eure).

Key Plastics France: 300 emplois.
L'équipementier automobile s'est déclaré le 13 septembre en cessation de paiement et va supprimer quelque 300 emplois à Bellême (Orne), Voujeaucourt (Doubs) et Rochefort (Charente-Maritime).

Molex: 300 emplois.
Le groupe américain a annoncé le 23 octobre son intention de fermer son site de production de connecteurs électriques pour automobiles employant quelque 300 salariés à Villemur-sur-Tarn (Haute-Garonne).

Fulmen (Exide Technologies SAS): 314 emplois.
Le fabricant de batteries d'automobiles a annoncé le 26 janvier la fermeture de l'usine d'Auxerre et le licenciement de ses 314 salariés.

Vente par correspondance

Camif: 946 emplois.
Le numéro trois français de la vente à distance a annoncé le 7 novembre la suppression de 946 postes.

La Redoute: 672 emplois.
La Redoute (PPR) a annoncé le 21 octobre la suppression de 672 emplois d'ici 4 ans.

Intérim

Adecco: 600 emplois.
Le groupe de travail temporaire a annoncé le 16 octobre la suppression de 600 emplois en France d'ici juin.

Informatique

Hewlett-Packard: 580 emplois.
Le groupe informatique a indiqué le 9 octobre qu'il supprimerait 580 postes en France (9.330 en Europe).

NXP France: 450 emplois.
Le fabricant de puces électroniques NXP France (ex-Philips) a annoncé le 29 septembre la suppression de 450 postes sur 1.100.

Et aussi...

A ces réductions s'ajoutent celles chez Peugeot Motocycles (250), Amora (296, 3 sites), Jean Caby (groupe Aoste, 350), Sony à Pontonx-sur-l'Adour (Landes) (312), le fournisseur d'accès Alice (320). De fortes inquiétudes pèsent aussi chez Texas-Instrument à Nice (305), la banque Dexia, STMicroelectronics ou Schneider Electric.

Mardi 3 février 2009 2 03 /02 /2009 10:12

C’est le résultat d’un sondage CSA pour l’Humanité. Autre chiffre: 59% des sondés ne sont pas satisfaits de la réaction de Sarkozy après la mobilisation du 29 janvier.

 

Près de deux Français sur trois (62%) pensent que la politique du gouvernement ne permet pas de lutter efficacement contre les effets de la crise et 61% souhaitent que les syndicats appellent à poursuivre la mobilisation, selon un sondage CSA pour l'Humanité à paraître demain.

 

59% des personnes interrogées ne sont pas satisfaites des réactions du président de la République Nicolas Sarkozy et du gouvernement après la journée de mobilisation du 29 janvier.

 

Le chiffre monte à 83% chez les sympathisants de gauche et à 71% chez ceux du Modem. 65% des sympathisants de droite sont au contraire satisfaits de l'attitude du chef de l'Etat face aux manifestations et grèves.

 

73% des Français se réclamant de droite trouvent la politique du gouvernement efficace face à la crise. A gauche, 84% la trouvent inefficace.

 

Quant à une poursuite de la mobilisation des syndicats, 84% des sympathisants de gauche et 57% des sympathisants MoDem l'approuvent, contre 77% des sympathisants de droite qui y sont opposés.

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