Climat : l'Europe doit se préparer au pire
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Jean SCHEPMAN
Conseiller Général du Canton d'Hondschoote depuis 1994
Vice-Président du Conseil Général Chargé de l’Environnement,
du Cadre de Vie, de la Politique de Préservation de l’eau, et de l'Agenda 21
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et c'est moins lourd à porter !
Quand la bouteille d'eau boit la tasse
En 2008, les ventes d'eau en bouteille auraient baissé de 7,5% en France, à 5,2 milliards de litres. L'explication serait tout autant économique qu'écologique.
http://www.liberation.fr/economie/0101554949-quand-la-bouteille-d-eau-boit-la-tasse
Baisse du pouvoir d'achat + conscience écologique = ventes de bouteilles d'eau en baisse. C'est la nouvelle équation à tirer de l'année passée.
En 2008, en France, les ventes d'eau en bouteille ont baissé de 7,5%, à 5,2 milliards de litres, selon des données du cabinet ACNielsen.
Dans le détail, les eaux aromatisées sont celles qui ont le plus souffert. Elles ont enregistré un effondrement de leurs ventes (-22%), tout comme les eaux plates minérales (-9,6%) et de source (-6,6%). Seules les eaux gazeuses ont limité leur recul (-1,8%).
En moyenne, l'eau du robinet coûte 0,003 euro le litre, selon l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), contre 14 centimes pour celle en bouteille, d'après le Syndicat des eaux de source. Soit près de 47 fois moins cher.
En outre, pour l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe), les 5,845 milliards de bouteilles d'eau utilisées en 2006 ont généré 252.000 tonnes d'emballage en 2006. Un chiffre qui n'a peut-être pas été sans émouvoir les éco-consommateurs qui, du coup, se sont retournés vers leurs robinets.
La consommation domestique d'eau en bouteille n'est pas la seule à avoir souffert. Les commandes de carafes d'eau au restaurant ont sensiblement augmenté en 2008, au détriment de bouteilles d'eau minérales et de vin. Selon José-Pires Gomes, président de France Boissons, leader en France de la distribution de boissons aux CHR (cafés, hôtels et restaurants), le «taux de prise de carafe d'eau a augmenté de 15% en 2008». A méditer.
Les climatologues qui se retrouvent cette semaine à Copenhague pour faire le point sur les dernières données scientifiques disponibles sur le changement climatique s'attendent à de mauvaises nouvelles, a annoncé lundi l'un des organisateurs de la conférence.
La réunion de trois jours, qui commence mardi, vise à mettre à jour les données scientifiques du rapport du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) publié en 2007.
Ce document sera présenté aux décideurs politiques qui participeront à un sommet crucial à Copenhague en décembre prochain visant à conclure un nouveau traité post-Kyoto sur les gaz à effet
serre.
L'objectif de la conférence de cette semaine est de "donner la meilleure information possible aux responsables politiques", explique Katherine Richardson, une scientifique membre de l'université
de Copenhague, qui organise la réunion.
Le rapport 2007 du GIEC a compilé les travaux de plus de 2.000 scientifiques, recensant les effets probables du réchauffement. De nouvelles données sont depuis apparues sur la fonte des glaces de
l'Arctique et de l'Antarctique, qui menace de faire monter de manière importante le niveau des océans et d'inonder les villes côtières et des îles situées juste au-dessus du niveau de la
mer.
Le rapport 2007 prédisait une hausse du niveau de la mer entre 18 et 58 centimètres d'ici la fin du siècle, un phénomène qui pourrait contraindre des millions de personnes à quitter leur foyer.
Des données récentes montrent que l'élévation pourrait en fait être de 10 à 20 centimètres plus importante si la fonte des glaces polaires se poursuit au rythme actuel.
La hausse du niveau de la mer est l'un des principaux thèmes au menu de la conférence de cette semaine, mais beaucoup d'autres éléments du rapport du GIEC doivent également être mis à jour. Les
dernières nouvelles sur le changement climatique ne sont pas bonnes, note Mme Richardson.
Quelque 1.600 contributions écrites provenant de près de 80 pays ont été présentées pour la conférence à laquelle assistera le président du GIEC, Rajendra
Pachauri, ainsi que Nicholas Stern, auteur d'un rapport pour le gouvernement britannique sur le coût du changement climatique. Les conclusions seront publiées aux alentours du 1er
juin.
Maxime du jour:
"Il ne faut plus changer le pansement mais penser le changement!"