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13 mars 2007 2 13 /03 /mars /2007 10:20

Lors de la dernière AG du groupement intercantonal de lutte contre le rat musqué, Mr Patoor avait émis l'idée d'introduire la loutre ou le vison pour lutter "naturellement" contre ce fléau de notre territoire.

Mes services de l'environnement du département du Nord ont à ma demande examiné cette proposition. Voici leurs conclusions:

La loutre est essentiellement piscivore. Le vison, probablement plus généraliste dans son alimentation, ne s’attaque qu’à de petites proies compte-tenu de sa faible taille. Ces deux espèces ne sont pas les ennemis naturels ou prédateurs du rat musqué.
Pour leur habitat, ces deux espèces sont extrêmement sensibles à la qualité des milieux naturels qui les abritent. Elles préfèrent des rivières aux eaux pures ou des marais préservés. Les canaux et watergangs de la Flandre maritime sont situés dans des milieux agricoles très anthropisés qui ne correspondent pas aux caractéristiques précitées.
les deux espèces sont extrêmement rares et vulnérables en France, et elles sont absentes de la région Nord/Pas-de-Calais. Le vison d’Europe est, quant à lui, une espèce en voie de disparition.Le transfert éventuel de telles populations serait préjudiciable à la conservation de ces espèces et n’aurait aucune chance d’avoir l’aval du Ministère de l’Ecologie et du Développement Durable.
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commentaires

1
DASN TOUT CELA  QUE PRECONISENT VOS SERVICES ??
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J
S’il fallait utiliser des prédateurs naturels dans la lutte contre le rat musqué, il semble préférable de privilégier le putois d’Europe et le renard qui sont les seules espèces capables de s’attaquer au rat musqué. Cependant, la prédation sur le rat musqué ne sera pas forcément efficace : un prédateur préférera en effet la nourriture la plus simple à attraper et la plus abondante. En outre, cette solution ne pourrait être mise en œuvre que dans des secteurs éloignés des basses-cours et des productions avicoles. Il semble également pertinent d’analyser les préjudices causés par les rats musqués et de s’en prémunir. L’une des hypothèses pourrait consister à créer de larges bandes enherbées le long des cours d’eau pour éviter la consommation des plantes cultivées par les rats musqués. Par ailleurs, des berges en pente extrêmement douce dans les fossés, watergangs et becques limiteront les risques d’éboulement et exposeront davantage les rats musqués aux prédateurs. En effet, le rat musqué n’est vulnérable que sur la berge, alors qu’il est à l’abri dans l’eau et dans son terrier. La renaturation écologique des berges (pentes douces) offrirait ainsi de meilleurs avantages et permettrait en même temps l’expression de nouveaux habitats écologiques favorables à la flore et à la faune sauvages.
J
S’il fallait utiliser des prédateurs naturels dans la lutte contre le rat musqué, il semble préférable de privilégier le putois d’Europe et le renard qui sont les seules espèces capables de s’attaquer au rat musqué. Cependant, la prédation sur le rat musqué ne sera pas forcément efficace : un prédateur préférera en effet la nourriture la plus simple à attraper et la plus abondante. En outre, cette solution ne pourrait être mise en œuvre que dans des secteurs éloignés des basses-cours et des productions avicoles. Il semble également pertinent d’analyser les préjudices causés par les rats musqués et de s’en prémunir. L’une des hypothèses pourrait consister à créer de larges bandes enherbées le long des cours d’eau pour éviter la consommation des plantes cultivées par les rats musqués. Par ailleurs, des berges en pente extrêmement douce dans les fossés, watergangs et becques limiteront les risques d’éboulement et exposeront davantage les rats musqués aux prédateurs. En effet, le rat musqué n’est vulnérable que sur la berge, alors qu’il est à l’abri dans l’eau et dans son terrier. La renaturation écologique des berges (pentes douces) offrirait ainsi de meilleurs avantages et permettrait en même temps l’expression de nouveaux habitats écologiques favorables à la flore et à la faune sauvages.
J
S’il fallait utiliser des prédateurs naturels dans la lutte contre le rat musqué, il semble préférable de privilégier le putois d’Europe et le renard qui sont les seules espèces capables de s’attaquer au rat musqué. Cependant, la prédation sur le rat musqué ne sera pas forcément efficace : un prédateur préférera en effet la nourriture la plus simple à attraper et la plus abondante. En outre, cette solution ne pourrait être mise en œuvre que dans des secteurs éloignés des basses-cours et des productions avicoles. Il semble également pertinent d’analyser les préjudices causés par les rats musqués et de s’en prémunir. L’une des hypothèses pourrait consister à créer de larges bandes enherbées le long des cours d’eau pour éviter la consommation des plantes cultivées par les rats musqués. Par ailleurs, des berges en pente extrêmement douce dans les fossés, watergangs et becques limiteront les risques d’éboulement et exposeront davantage les rats musqués aux prédateurs. En effet, le rat musqué n’est vulnérable que sur la berge, alors qu’il est à l’abri dans l’eau et dans son terrier. La renaturation écologique des berges (pentes douces) offrirait ainsi de meilleurs avantages et permettrait en même temps l’expression de nouveaux habitats écologiques favorables à la flore et à la faune sauvages.