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31 mai 2007 4 31 /05 /mai /2007 10:19
EADS : des notes compromettantes ?
Crédit Photo : TF1/LCI 
Article du Canard Enchaîné sur de présumés délits d'initiés chez EADS (30 mai 2007)
Selon le Canard Enchaîné, des comptes-rendus de conversations saisis au siège du groupe Lagardère renforcent l'hypothèse d'un délit d'initié.
Ils montrent que de hauts dirigeants du groupe Lagardère étaient au courant bien avant mars 2006 des problèmes rencontrés par le programme A380.
- le 30/05/2007 - 12h29
 
 
 
L'enquête sur les éventuels délits d'initiés au sein d'EADS, maison mère d'Airbus, semble s'accélérer avec l'audition par l'Autorité des marchés financiers d'Arnaud Lagardère, coprésident français du groupe européen, et de nouvelles révélations du Canard Enchaîné. Selon l'hebdomadaire satirique, une perquisition menée le 19 juin 2006 au siège du groupe Lagardère aurait abouti à la saisie de notes dans le coffre de Raymond Lévy, président du conseil de surveillance.
Il s'agissait, toujours selon le Canard, de comptes-rendus de conversations avec des dirigeants d'EADS ou d'Airbus. Et parmi ces notes, les enquêteurs auraient découvert le détail d'un échange avec Olivier Andriès, vice-président d'Airbus, qui lui aurait fait part, bien avant mars 2006, des problèmes rencontrés par le programme A380... Si le président du conseil de surveillance du groupe Lagardère était au courant, il deviendrait dès lors difficile à Arnaud Lagardère de continuer à affirmer qu'il ne savait rien.
EADS s'explique
L'article du Canard est publié au lendemain des accusations de La Tribune, qui assurait déjà que les dirigeants d'EADS étaient au courant de nouveaux retards dès le 6 mars 2006. Cette modification du calendrier n'aurait pourtant pas été mentionnée dans le procès-verbal du conseil d'administration qui s'était tenu le lendemain à Amsterdam. Mis sur la sellette, Arnaud Lagardère a été entendu mardi pendant près de neuf heures par les enquêteurs de l'AMF. Un porte-parole de Lagardère a précisé qu'il avait réaffirmé sa position exprimée à plusieurs reprises, récusant tout délit d'initié de sa part ou de son groupe.
Chez EADS, on indiquait par ailleurs mardi qu'une "réunion de travail interne à Airbus avait revu le 6 mars 2006 les livraisons 2007 de 29 à 24 appareils, sans conséquence financière, et n'avait donc pas de raison de remonter le lendemain au conseil d'administration d'EADS". Et une source interne à Airbus a précisé que les conclusions "validées le 29 mars, signifiaient simplement qu'il n'y avait plus de marge de manoeuvre. Ce n'est qu'ensuite qu'on a réalisé que les difficultés de câblages électriques nécessiteraient de réduire les livraisons de 2007 à neuf exemplaires".
De même source, on estime que le climat s'est alourdi en avril-mai 2006, en raison des ventes de DaimlerChrysler et Lagardère mais aussi d'autres annonces comme la prochaine cession par BAE Systems de ses 20% d'Airbus, l'alliance sans EADS de Thales et Alcatel dans les satellites, la nécessité de réviser le programme de long courrier A350, le tout sur fond de guerre des chefs révélée par l'affaire Clearstream. Finalement le groupe a annoncé début octobre que le premier appareil serait le seul livré en 2007, et que le calendrier prenait deux ans de retard.

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Published by jean schepman - dans jeanschepman
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