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11 juillet 2007 3 11 /07 /juillet /2007 16:38
 
 
   
 
 
- Rachida Dati, garde des Sceaux, ministre de la Justice - AFP / Dominique faget -
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Rachida Dati, garde des Sceaux, ministre de la Justice - AFP / Dominique faget
 

Quatre départs
Philippe Lagauche, conseiller pour les questions pénales,
 Xavier Samuel, conseiller pour les libertés publiques 
et les questions constitutionnelles et
 Françoise Andreo-Cohen, conseillère pour le droit des mineurs, 
ont décidé de quitter les services de la Chancellerie.
Les motifs du départ des trois magistrats du cabinet de Rachida Dati 
ne sont pas connus.


L'atmosphère à la Chancellerie
"Ca va mal à la Chancellerie en ce moment" et ces départs 
sont "révélateurs d'un certain malaise", affirme-t-on de sources syndicales 
concordantes. "Il n'y a pas qu'au cabinet. Un certain nombre de directeurs
 à la  Chancellerie aimeraient bien partir", assure l'une de ses sources, 
selon laquelle les trois derniers départs ne sont pas liés à des affaires privées.

A écouter cette source, la méthode autoritaire de la garde des Sceaux 
semble avoir du mal à passer au ministère de la Justice, un monde plus habitué 
aux manières feutrées et aux longues discussions. 
Le vocabulaire "ferme" employé par exemple dans certaines circulaires
 aux présidents de cour "passe mal dans le monde judiciaire", relève ladite source
 citée par l'AFP. Celle-ci souligne aussi l'émotion suscitée par le comportement 
de Rachida Dati  lors de l'installation le mois dernier du comité consultatif 
sur la carte judiciaire. Sitôt son discours prononcé, la ministre était partie,
 sans attendre le début  des échanges.

"Ce malaise est-il dû au caractère de Mme Dati , apparemment autoritaire 
et assez cassante, ou y a-t-il des désaccords de fond sur la politique 
et les projets en cours ? Je pense qu'il y a certainement un peu des deux",
 résume une autre source syndicale.

"Elle est dans le pathos et la plainte ! Il faut la rassurer en permanence, 
lui répéter qu'elle est belle et hypercompétente", affirme un député UMP anonyme 
cité par "Le Canard". Dans le même temps, à écouter ce dernier, 
la ministre saurait aussi être dure et cassante, exigeant de son ancien responsable 
de cabinet "une présence physique de 24 heures sur 24". 
A en croire la même source, elle l'appelait en hurlant s'il s'avisait de quitter
 la Chancellerie avant 22 h. Toujours selon "Le Canard", 
on s'inquiéterait à l'UMP de la voir "paniquée par sa tâche 
et, du coup, tyrannique".

Quoi qu'il en soit, les départs des conseillers chargés des mineurs 
et des questions pénales fragilisent la Chancellerie au moment où le projet de loi 
instaurant des peines planchers, avec un volet sur les moins de 18 ans, 
est en cours de  discussion au Parlement. Sans compter l'installation, prévue 
mercredi, d'un comité d'orientation  restreint en vue de l'élaboration 
de la loi pénitentiaire qui sera débattue en  novembre.

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