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6 février 2008 3 06 /02 /février /2008 23:55
Politiques
Estrosi + un jet Dassault = un pot à 138.000 euros
Pour assister à un «pot» à l'Elysée, le secrétaire d'Etat à l'Outre-mer a changé au dernier moment l'organisation d'un déplacement à Washington et loué un avion privé. Coût de l'opération: 138.000 euros. Aujourd'hui, il présente ses excuses
 
 
 
Le jet Bolloré de Sarkozy a à peine quitté les colonnes des journaux qu'un autre jet, propriété de Dassault celui-là, revient empoisonner la vie du gouvernement. Plus précisément celle du secrétaire d'Etat à l'Outre-Mer, Christian Estrosi.
C'est le Canard Enchaîné qui révèle l'histoire mercredi. Le 23 janvier, Christian Estrosi devait s'envoler pour Washington à l'occasion de l'inscription au patrimoine de l'Unesco du lagon de Nouvelle-Calédonie. Les services du ministère avaient donc réservé douze places pour la délégation à bord d'un vol Air France dans l'après-midi. «Seulement voilà, écrit l'hebdomadaire, dans la matinée, Estrosi est informé qu'une petite sauterie présidentielle se prépare pour le soir même. Sarkozy a décidé de réunir à l'Elysée, autour d'une coupe de champagne, ses plus fidèles lieutenants.»

Pour ne pas manquer l'événement, le secrétaire d'Etat demande qu'on décale le départ pour Washington. La Nouvelle-Calédonie peut bien attendre. Problème: aucun vol Air France n'est prévu dans la soirée. Qu'à cela ne tienne, le cabinet loue un Falcon 900 à Dassault. Coût de l'opération, selon le Canard Enchaîné: 138.000 euros.

A l'heure où le Président répète que les caisses sont vides, le caprice du secrétaire d'Etat passe mal. Au point qu'il a dû présenter ses excuses mercredi à la sortie du Conseil des ministres. «Bien évidemment, si on m'avait soumis ce devis, je ne l'aurais pas accepté, je souhaite présenter toutes mes excuses parce que ça ne fait pas partie de mes pratiques. J'avais un calendrier très contraint, après on ne m'a pas soumis le montant pour déplacer (...) les parlementaires et les acteurs importants qui m'accompagnaient, s'est-t-il justifié. «Je ne regrette pas ce déplacement mais je regrette les conditions dans lesquelles il a été organisé, on aurait pu sans doute faire autrement.» Le contribuable aurait «sans doute» préféré.

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