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19 février 2008 2 19 /02 /février /2008 00:50
Aie Aie Aie, accrochez vous !!!
 

Ces jours-ci, la France n'est pas à la fête dans les journaux étrangers...

Ils reviennent notamment sur les difficultés du président Nicolas Sarkozy.

Nombre de titres commentent la "chute libre" du chef de l'Etat dans l'opinion et son récent mariage. "La lune de miel de Sarkozy, c'est fini", titre un "papier" de l'américain "Time". "C'est fini" en français dans le texte.

Ce dernier "a beau s'être marié récemment, il est de plus en plus mal aimé" par l'opinion publique, estime le très britannique "The Economist". Et un très méchant papier de l'espagnol "El Pais" nous explique carrément, là encore en français, que "Sarkozy c'est fini".

Pour "Time", "La seule question qui vaille maintenant est de savoir à quoi attribuer cette brutale chute dans les sondages": "déception par rapport à sa politique" et à "ses projets en matière de réforme économique" ou "désenchantement croissant face à sa vie amoureuse qui s'étale dans la presse populaire" ?

"Sarkoshow" ?
Pour "The Economist", trois raisons peuvent expliquer "cette désaffection de l'opinion": "la situation critique du crédit et le ralentissement de l'économie mondiale ont miné ses efforts pour soutenir la croissance et les revenus"; "une suspicion rampante que M.Sarkozy ne colle pas à ses promesses de campagne"; le troisième motif de mécontentement "est ce que l'on pourrait appeler le Sarko show" avec l'affaire de son récent mariage avec Carla Bruni. Au passage, l'hebdo britannique rappelle que "cela fait d'elle la plus fameuse épouse italienne d'un dirigeant français depuis le mariage de Catherine de Médicis avec Henri II" (en 1533). Voilà qui ne nous rajeunit guère...

Nombre de journaux étrangers évoquent l'affaire de Neuilly et l'éviction de David Martinon comme tête de liste UMP à la mairie de la ville, "ghetto de riches", juge "Time". Pour l'hebdo américain, l'affaire prouve "la fatigue de Sarko". "Neuilly passe du vaudeville à la série Z", titre "La libre Belgique". "La droite n'en finit plus de se ridiculiser dans le propre fief de Nicolas Sarkozy", commente le journal belge en évoquant ce qu'il appelle un "soap opera".

"Avec la chute libre de M.Sarkozy dans les sondages, le fiasco de Neuilly-sur-Seine est le plus récent signe du trouble qui secoue sa présidence", observe le "New York Times". "Son style d'hyperactif, longtemps regardé comme un changement bienvenu après la torpeur des derniers jours de la présidence de Jacques Chirac, est maintenant de plus en plus vu comme un mouvement sans but", poursuit le prestigieux quotidien américain.

Mais la presse internationale s'intéresse encore plus à la première interview dans "L'Express" de Carla Bruni depuis qu'elle est Carla Bruni-Sarkozy. Un intérêt qui se manifeste souvent sur le mode ironique: "Oui, c'est la Saint-Valentin et oui, la première dame de France est amoureuse", titre le "New York Times". Rappelons que dans cette interview, Mme Bruni déclare notamment: "entre Nicolas et moi, ce ne fut pas rapide, ce fut immédiat. Donc, pour nous, ce fut en somme assez lent".

L'interview est publiée "au moment de la chute libre du chef de l'Etat dans les sondages" après les péripéties de son divorce et d'un remariage "très médiatisé", susurre le vénérable "Times" britannique, insinuant ainsi que l'entretien pourrait faire partie d'un "plan com" très calculé... Une certitude pour "Le Soir" de Bruxelles: l'entretien "avait été soigneusement préparé", estime-t-il.
Persiflage
Le "Times" relève la "gaffe" de la nouvelle "First Lady" qui, avant de s'excuser, s'était interrogé dans la fameuse interview à propos du site internet du "Nouvel Observateur": "Si ce genre de sites avait existé pendant la guerre, qu'en aurait-il été des dénonciations de juifs ?" Rappelons que selon "Le NouvelObs", Nicolas Sarkozy aurait, avant son remariage, envoyé à son ex-épouse un texto dans lequel il aurait écrit: "Si tu reviens, j'annule tout". "Première dame, première bourde", titre "La Libre Belgique" à propos de la réaction de la "première dame". Et "Le Soir" de commettre lui aussi un titre lapidaire: "Carla Bruni se présente et dérape".

De son côté, l'hebdo allemand "Der Spiegel" manie le persiflage, toujours à propos de la fameuse interview dans "L'Express" de "la nouvelle Bruni, magnifique aux côtés du président". Les difficultés politiques du chef de l'Etat français ? "Non, de cela nous ne voulons rien savoir. Ce qui nous intéresse, ce n'est pas non plus le déficit abyssal du commerce extérieur ou le bond que connaissent les revenus" des dirigeants des entreprises du CAC 40, explique le grand journal d'Outre-Rhin. "Non, que le rideau s'ouvre sur Carla et sur des propos qui 'sont attendus par de nombreuses personnes', selon 'L'Express'".  

Quant au quotidien espagnol "El Pais",  il tient un jugement fort peu amène sur son époux. A ses yeux, "les Français ont un problème". Un problème ? "Ils croyaient avoir élu un super-président, un hyper-gouvernant qui les sortirait de la dépression et de la décadence. Ils se rendent compte qu'ils ont maintenant un président comme l'ont été beaucoup d'autres, malade et limité dans ses fonctions".

Malade, Nicolas Sarkozy ? La pathologie dont il serait atteint, répond "El Pais", "n'a pas la gravité du cancer de la prostate de Mitterrand mais affecte un organe aussi vital que l'ego lequel souffre d'une hypertrophie probablement irréversible". Conséquence: à en croire le quotidien ibérique, le successeur de Jacques Chirac aurait "placé la République [française, NDLR] au même niveau que la principauté de Monaco".

Et pendant ce temps, constate le quotidien de Barcelone "La Vanguardia", "un nouveau front s'est levé contre Nicolas Sarkozy, qui ne manque pas de sujets de préoccupation par les temps qui courent": la grève des "travailleurs des télévisions et radios publiques"... Tandis que le "Times" cite l'écrivain Pankaj Mishra qui ironise sur la "politique de civilisation" chère au chef de l'Etat. A ses yeux, "la France dans les années 60 aspirait à diffuser une culture intellectuelle mondiale" avec notamment des gens comme Sartre, Camus et Truffaut. "A présent, le Français le plus connu est le fraudeur présumé Jérôme Kerviel, le trader de la Société générale"...

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