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20 février 2008 3 20 /02 /février /2008 02:16

Sarkozy: 36% de bonnes opinions, -9 points en un mois

19.02.08 | 18h29

Nicolas Sarkozy subit une nouvelle chute importante de popularité, à 36% de bonnes opinions, en recul de 9 points en un mois, dans un sondage BVA-Orange-L'Express à paraître jeudi, dernière d'une série d'enquêtes montrant une forte baisse de son approbation dans l'opinion.

 

Parallèlement à ce dévissage (le président de la République était à 45% d'opinions favorables en janvier), M. Sarkozy voit son taux de mauvaises opinions bondir de dix points, à 58%.


Il y a donc inversion presque exacte de l'opinion à son égard, selon ce sondage, puisque le chef de l'Etat était, en septembre 2007, à 57% de pour et 33% de contre.

Une baisse qui inquiète nombre d'élus de la majorité à moins de trois semaines des municipales, d'autant que selon BVA, M. Sarkozy perd 10 points chez les sympathisants UMP (à 81%), 17 points chez ceux "de droite" (à 63%), ceux du FN étant désormais majoritairement mécontents.

Interrogés sur le camp politique dont ils souhaitent le renforcement à l'issue des municipales, les Français répondent, selon BVA, à 37% l'opposition de gauche, 28% la majorité présidentielle, 11% l'opposition centriste. Cependant, 24% ne se prononcent pas.

La cote de popularité du Premier ministre François Fillon est légèrement orientée à la hausse: 44% contre 43% le mois précédent. Son taux de mauvaises opinions fléchit sensiblement, à 40% contre 43%.

"Nicolas Sarkozy atteint un niveau d'impopularité rare pour un président de la République", commente le directeur de BVA, Jérôme Sainte-Marie, citant François Mitterrand, mais après trois ans de mandat, ou Jacques Chirac, cinq mois à peine après son élection en 1995.

Il y voit "pour l'essentiel" le résultat du "choc entre d'une part des résultats décevants sur l'enjeu majeur des élections précédentes (pouvoir d'achat) et d'autre part une attitude présidentielle interprétée par l'opinion comme un revirement (ou simplement un désintérêt)".

Face à ce décrochage, la majorité a resserré les rangs autour du chef de l'Etat, attaquant notamment violemment un "appel à la vigilance républicaine" publié samedi dans l'hebdomadaire Marianne.

Ce texte, qui met en cause sans le nommer la pratique du pouvoir par M. Sarkozy, a été signé par un attelage inédit réunissant Ségolène Royal (PS), François Bayrou (MoDem) ou l'ex-Premier ministre UMP Dominique de Villepin.

Coalition de "revanchards" fleurant bon le "conservatisme", a répliqué la majorité, François Fillon s'insurgeant contre une "chasse au président de la République".

Reste que la chute de popularité du président se poursuit, tous instituts confondus.

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