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21 mars 2008 5 21 /03 /mars /2008 13:51
nous avons au gouvernement des boni -menteurs et des incapables !!!
En effet, ce que l'on ne vous dit pas , c'est qu'en Allemagne tout va bien !!!

La croissance ralentit, l'inflation augmente !!

L'INSEE livre ce vendredi des chiffres inquiétants pour le pouvoir d'achat, l'emploi et la croissance

La croissance devrait ralentir au premier semestre, freinée par la crise financière mondiale et  une  forte inflation se maintiendra à 3% jusqu'à l'été, ce qui réduira à peau  de chagrin la hausse du pouvoir d'achat des ménages.

Enfin, le chômage devrait cesser de baisser, se stabilisant au premier semestre à 7,5% de la population active.


 

 
Croissance en berne

Dans sa note de conjoncture publiée vendredi, l'Institut national de la  statistique prévoit une progression du produit intérieur brut (PIB) de 0,4% au  premier trimestre 2008 et de 0,3% au deuxième trimestre, soit un acquis de  croissance de 1,4%. De son côté, l'OCDE a estimé jeudi que la croissance française serait de  0,4% pour chacun de ces trimestres.

Dans l'hypothèse de l'Insee, pour atteindre les 2% de croissance en 2008 sur  lesquels le gouvernement tablait jusqu'à présent, il faudrait une progression de  0,8% pour chacun des deux derniers trimestres de l'année... une performance des  plus improbables au vu des mauvaises conditions économiques mondiales suscitées  par la crise financière.

La ministre de l'Economie, Christine Lagarde, l'a d'ailleurs reconnu jeudi:  la France va prochainement réviser en "légère baisse" sa prévision de croissance  pour 2008. Elle s'est refusée à donner un chiffre, mais il est vraisemblable  qu'elle soit de l'ordre de 1,8%, après 1,9% l'an dernier. Sur la base des prévisions de l'Insee, une croissance de 1,8% impliquerait  une progression du PIB de 0,5% pour chacun des deux derniers trimestres, soit le  rythme de croisière de l'économie française. La Commission européenne table quant à elle sur 1,7% tandis que l'Unedic  (assurance chômage) a retenu cette semaine 1,6% pour son "scénario central".

Dans un contexte international dégradé, le commerce extérieur français  pèserait de nouveau sur la croissance au premier semestre, amputant légèrement  le PIB. La baisse de l'activité et le resserrement des conditions de crédit dans le  monde freineraient également l'investissement productif (+0,5% par trimestre),  deuxième pilier de la croissance. Selon l'Insee, l'investissement des ménages en  logement stagnerait même durant tout le premier semestre.

 La croissance française sera donc une fois encore entraînée par son  principal moteur, la consommation des ménages, qui accuserait une très légère  baisse (un peu moins de 2% en rythme annuel) mais résisterait malgré tout à "une  inflation robuste et soutenue" et à des gains de pouvoir d'achat d'autant plus  faibles.


 
Hausse des prix, en particulier alimentaire

Le pic d'inflation initialement prévu par l'Insee en février à 3% devrait  finalement intervenir en mars, mais se maintiendrait à ce niveau jusqu'en juin.  L'inflation énergétique tendrait à se modérer tout en restant élevée, avec un  baril de pétrole stabilisé autour de 95 dollars, mais c'est surtout l'inflation alimentaire qui poursuivrait son envolée.

Conséquence : le "pouvoir d'achat" ne  progresserait que de 0,3% sur l'ensemble du premier semestre. En 2007, grâce notamment à une "forte baisse de l'impôt sur le revenu" et à  la faveur d'une inflation modérée, il avait progressé de 3,1%.

 
Fin de la baisse du chômage

Le chômage, qui a baissé en 2006 et en 2007,  devrait se stabiliser au premier semestre 2008 "autour de 7,5%" de la population  active en France métropolitaine, selon l'Insee, qui mise sur un ralentissement  des créations d'emploi.

Dans sa note de conjoncture publiée vendredi, l'Institut national de la  statistique et des études économiques estime que "le taux de chômage au sens du  Bureau international du travail resterait stable à 7,5%" (environ 7,8% avec les  Dom), "après deux ans de baisse quasi ininterrompue et une nouvelle forte baisse  au quatrième trimestre 2007".

Au cours du premier semestre 2008, les créations d'emploi (96.000) seraient  encore "soutenues" mais "moins dynamiques" en raison du tassement de la  croissance et de la baisse des contrats de travail aidés. Plus de 350.000  emplois ont été créés en 2007.

Dans l'industrie, 35.000 emplois devraient être détruits au premier semestre  (-41.000 en 2007). Dans la construction, l'emploi augmenterait "un peu moins  rapidement" avec 23.000 créations d'emploi (+59.000 en 2007). Et dans le  tertiaire marchand, l'emploi croîtrait de 89.000 postes (+276.000 en 2007). 

 
Moins d'heures sup

L'Insee considère que la loi en faveur du travail, de l'emploi  et du pouvoir d'achat (TEPA) devrait avoir à court terme un impact "modéré" sur  la durée du travail car "le ralentissement de l'activité limiterait le besoin  d'heures supplémentaires pour les entreprises". Il sera donc difficile de "travailler plus pour gagner plus", comme le préconisait en 2007 le candidat à la présidentielle Nicolas Sarkozy.

L'institut laisse aussi entendre que la loi TEPA n'aurait pas augmenté  sensiblement le recours aux heures supplémentaires, en notant que les résultats  du quatrième trimestre 2007 "sont comparables à ceux de l'année 2005, mais  probablement un peu supérieurs si l'on tient compte du délai de montée en charge  du dispositif".

 Les données de l'Agence centrale des organismes de Sécurité sociale faisaient état de sept heures supplémentaires en  moyenne par salarié au quatrième trimestre dans les entreprises de plus de 10  salariés, contre environ huit heures dans l'enquête Insee de 2005 sur le coût de  la main d'oeuvre et la structure des salaires.  "Cette comparaison doit être interprétée avec prudence à la fois parce que  la montée en charge du dispositif actuel n'a pas été instantanée et parce que  les sources d'information sont de nature différente", prévient l'Insee.

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