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15 avril 2008 2 15 /04 /avril /2008 09:20

Encore une fois, avec le gouvernement de Tsarko 1er, on atteint les limites du libéralisme.
Ce coup ci, c'est la ministre de la santé (?) Roselyne Bachelot (la ministre du mauvais gout vestimentaire) qui annonce la possibilité du non remboursement par la Sécurité sociale pour les lunettes laissant les mutuelles prendrent tout en charge!
Concrètement, les pauvres auront des lunettes que si ils peuvent se les payer.
Décidément avec ce gouvernement , il n'est pas bon d'être malade en France!
Et on dit merci qui ? Merci à l'UMP, merci aux parlementaires UMP et apparentés UMP (Députés et Sénateurs) qui "offrent " aux français une couverture maladie à double vitesse:
une pour les plus aisés qui pourront à coup d'euros se soigner et l'autre pour une grande partie des Français  qui ne pourront plus se soigner.

Voici l'article de l'afp relatant ce nouveau couac gouvernemental:
 

Un éventuel désengagement de la Sécu au profit des complémentaires sur l'optique, évoqué par Roselyne Bachelot, crée un tollé parmi les mutuelles de santé et les professionnels du secteur qui estiment que la "santé visuelle" doit prévaloir sur les considérations financières.

La ministre de la Santé a jugé possible dimanche que la Sécurité sociale se désengage totalement de secteurs comme les frais optiques ou dentaires qui seraient pris en charge uniquement par des complémentaires santé, à condition d'accroître la "concurrence" entre ces dernières, une déclaration condamnée notamment par le PS, la CGT et l'Union des familles laïques (Ufal).

Jean-Pierre Davant, président de la Mutualité française (couvrant 38 millions de personnes par les mutuelles adhérentes), a regretté lundi les propos de Mme Bachelot dimanche, estimant qu'il serait "plus raisonnable de négocier d'abord avant de faire des déclarations de ce type".

Les professionnels du secteur, de leur côté, revendiquent que la "santé visuelle" reste sous contrôle de la solidarité nationale, alors qu'actuellement, 8% des Français ne bénéficient pas de complémentaires santé.

A l'Association nationale pour l'amélioration de la vue (Asnav) regroupant ophtalmologistes, opticiens et fabricants de lunettes, on déplore que la filière visuelle soit "le parent pauvre de la santé en France", le remboursement des produits optiques ne représentant, selon eux, que 0,1% du montant total des dépenses de l'Assurance maladie, soit environ 130 millions d'euros.

Selon la Cnam, ce montant, tous régimes confondus, atteint 190 millions d'euros alors que le déficit du régime général devrait être compris entre 4,6 et 6,2 milliards d'euros en 2007.

"Les problèmes visuels doivent rester dans le domaine de la santé, il ne faut pas en faire une affaire financière car en laissant libre-cours au remboursement, on peut craindre que beaucoup de gens ne se corrigent plus" estime Christian Roméas, vice-président de l'Asnav.

Une démédicalisation des actes optiques pourrait alors générer une augmentation de l'automédication et un nivellement par le bas des soins.

Pour Jean-Luc Seegmuller du Syndicat national des ophtalmologistes de France (Snof), ce serait une "régression considérable".

"Un demi-million de glaucomes ne sont pas dépistés, 20% des titulaires du permis de conduire sont en état d'inaptitude visuelle légale et la fréquence des dégénérescences maculaires liées à l'âge augmente" explique-t-il.

A ceux qui pensent que la Sécu ne rembourse que très peu les lunettes, M. Seegmuller rétorque que les moins de 18 ans et les bénéficiaires de la CMU complémentaire (Couverture maladie universelle) sont "particulièrement bien pris en charge par la Sécurité sociale" et qu'un désengagement de la Sécu "accentuerait les inégalités entre Français

 

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Published by jean schepman - dans jeanschepman
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