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4 mai 2008 7 04 /05 /mai /2008 10:13
 par des "coupeurs de route ".
J'ai vécu celà à plusieurs reprises en Guinée Conakry .
Il s'agit de jeunes armés -heureusement dans mon cas uniquement de batons parfois de machettes -qui essaient de vous faire payer un "droit de passage" en expliquant qu'ils entretiennent la route , ce que certains font d'ailleurs !!
ils tendent tout simplement une corde à travers la route .
Dans certains cas des militaires le font également dans les coins reculés.
Il ne faut rien céder sinon les surenchères montent trés vite !!!

L’étrange meurtre d’un humanitaire français
THOMAS HOFNUNG
QUOTIDIEN : samedi 3 mai 2008
Qui a tué Pascal Marlinge ? Chef de mission au Tchad pour l’association humanitaire britannique Save the Children, ce Français de 49 ans, père de deux enfants, a été exécuté à bout portant jeudi par des hommes armés. «Des coupeurs de route», affirme Paris. Ses agresseurs ont échappé aux poursuites lancées par les autorités locales, lesquelles ont été aidées par les soldats européens de l’Eufor déployés dans la zone. Dérobé, l’un des trois véhicules du convoi dans lequel avait pris place Pascal Marlinge a été retrouvé abandonné cent kilomètres plus loin. Un 4X4 très prisé sur place, selon un responsable de Save the Children, ce qui accréditerait la thèse du crime crapuleux plutôt que celle d’un acte visant spécifiquement un Français.

Froidement. L’enquête devra toutefois expliquer pourquoi et comment un humanitaire désarmé a été abattu froidement. Dans cette zone du pays, les incidents très fréquents visant les associations humanitaires se limitent généralement à des vols de véhicule, même si, en décembre, un employé tchadien d’une ONG avait été tué par des inconnus. Mais au Tchad, la France dérange un certain nombre d’acteurs du conflit. Lié par un accord de défense à son ancienne colonie, Paris fournit un soutien logistique et de renseignement précieux pour le régime aux abois du président Idriss Déby. Début février, encerclé par des rebelles dans son palais de N’Djamena, ce dernier a échappé de peu à la chute, grâce notamment au soutien de Paris.

C’est aussi la France qui, dès le lendemain de l’élection de Nicolas Sarkozy, il y a un an, a plaidé pour l’envoi d’une force européenne de stabilisation dans l’est du Tchad. Ses 3 700 hommes, dont une bonne moitié de Français, doivent tenter d’enrayer la spirale de violences qui s’est emparée de cette zone frontalière du Darfour. Or le déploiement, toujours en cours, de l’Eufor gêne. Notamment les rebelles qui, soutenus par le régime soudanais, lancent à intervalles réguliers des offensives contre Déby. Mais durant plusieurs mois, ce dernier a lui aussi été réticent à l’idée qu’une force étrangère débarque dans l’est de son pays. Car le chef de l’Etat tchadien couve d’autres rebelles, des Soudanais du Darfour, pour mieux déstabiliser Khartoum.

Il est difficile de savoir qui fait quoi dans ce «Far East» où tous les coups sont permis. Dans cette pétaudière, outre les troupes gouvernementales de Déby et les rebelles de tout acabit, les humanitaires doivent se méfier des coupeurs de route au pedigree mal déterminé, attirés par la présence d’ONG occidentales qui circulent en 4X4. Les autorités tchadiennes disent avoir proposé une «escorte» à Save the Children, qui a refusé pour préserver sa neutralité.

«Détérioration». Vendredi et samedi, les ONG ont décidé, tout comme les agences de l’ONU, de suspendre leurs activités au Tchad afin de «protester contre la détérioration de la sécurité» dans l’est. Déployée dans cette zone, l’Eufor n’a rien pu faire jeudi. Arrivée sur les lieux «quinze, vingt minutes après l’incident», selon l’un de ses porte-parole, elle n’est pas parvenue à retrouver la trace des auteurs du crime. Ses effectifs limités ne lui permettront pas de contrôler cette vaste zone instable qu’est l’Est tchadien. Mais peut-être d’assurer une présence dissuasive.

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Published by jean schepman - dans canton d'hondschoote
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