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20 juin 2008 5 20 /06 /juin /2008 01:00

IL devait faire face à un procès très compromettant : alors il le fait suspendre !

Silvio Berlusconi reprend sa "bataille contre les juges"
La nouvelle offensive du président du conseil italien, Silvio Berlusconi, contre la magistrature a eu lieu en deux temps. Mardi 17 juin, il a lancé une salve contre certains magistrats, accusés d'être "d'extrême gauche" et de monter des "procès fantaisistes" à son encontre, avant que le Sénat adopte, mercredi, un article de loi controversé qui suspend certains procès dit "mineurs", dont celui contre le chef de l'Etat pour corruption, pendant une durée d'un an.

Pour la presse italienne, les événements de ces derniers jours marquent "le retour de la bataille contre la justice, le retour des attaques contre les juges dits d'extrême gauche, le retour des théories du complot", comme le regrette le quotidien La Repubblica. Plus largement, les éditorialistes soulignent que l'offensive berlusconienne, menée tambour battant par sa majorité parlementaire, signe la fin d'une période de conciliation qui avait suivi le retour du Cavaliere au pouvoir. Pour résumer, écrit Luca Ricolfi dans La Stampa, il est désormais clair que "la première priorité de M. Berlusconi reste de se protéger".

Et les regards se tournent désormais vers l'opposition du Parti démocrate, menée par Walter Veltroni, dont les sénateurs ont quitté l'Hémicycle lors du vote du texte, pour protester contre ce qu'ils ont qualifié d'amendement "sauvez le premier ministre". Le Corriere della Sera conseille au camp de M. Veltroni de ne pas céder à la facilité en se contentant de crier au scandale, mais de garder son calme et mettre M. Berlusconi face aux réel contenu de son projet de loi.

Celui-ci porte, globalement, sur le renforcement de la sécurité des citoyens. L'amendement qui a fait couler tant d'encre précise que tous les procès concernant des faits perpétrés avant le 30 juin 2002 seront suspendus pendant un an, pour privilégier les affaires plus récentes, dont les peines encourues sont supérieures à 10 ans ou qui sont liées à la mafia. Pour entrer en vigueur, la loi doit être définitivement votée par le Sénat, mardi, avant d'être adoptée dans les mêmes termes par les députés.
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commentaires

M
Et en France...pas besoin de loi...on laisse traîner...Exemple: Gérard Longuet, ancien ministre des gouvernements Chirac et Balladur (ça ne nous rajeunit pas!) vient d'être entendu le 2 juin par un juge d'instruction. Rappel: une histoire financière qui remonte à 1988. Cela ne fait que 14 ans que G. Longuet est mis en examen dans ce dossier qui concerne les conditions de vente du siège parisien du Parti républicain qui a disparu depuis des lustres. Dans l'intervalle, la Justice a trouvé le temps de convoquer Longuet...trois fois.Le nouveau juge est vif comme l'éclair: saisi du dossier début 2004, il a attendu quatre ans et demi pour recueillir les explications de Longuet.Et les Chirac et la Mairie de Paris? On en est où?Marc.
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J
<br /> pourris tu me faire un article là dessus ?<br /> <br /> <br />