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1 juillet 2008 2 01 /07 /juillet /2008 23:38
Bientot il faudra se mettre à genoux lorsque notre souverainpassera devant nous
L'UMP "condamne" la diffusion sur Internet de propos "off" de Nicolas Sarkozy
AP | 01.07.2008 | 19:27

L'UMP a condamné mardi la diffusion sur Internet d'images de Nicolas Sarkozy tournées avant l'interview de lundi soir sur France-3 et dans lesquelles le chef de l'Etat se plaint notamment de n'avoir pas été salué par un employé de la chaîne.

Sur cet enregistrement, visiblement tourné par les caméras du studio quelques minutes avant le début du direct, le chef de l'Etat reproche à un employé de ne pas l'avoir salué. "Quand on est invité, on a le droit que les gens vous disent bonjour quand même. Ou alors on n'est pas dans le service public, on est chez les manifestants", lance-t-il sur un ton tranchant.

Quelques instants plus tard, il souffle "ça va changer", dans ce qui semble une allusion aux changements prévus au sein de France-3 dans le cadre de la réforme du service public de l'audiovisuel.

Dans le même enregistrement, Nicolas Sarkozy s'adresse à Gérard Leclerc, un des quatre journalistes présents sur le plateau et lui demande: "t'es resté combien de temps au placard?". "J'avais protesté", ajoute-t-il ensuite.

A plusieurs moments, l'interview d'une heure qui a suivi a été tendue entre le président et les journalistes qui l'interrogeaient.

Les images "off" ont été diffusées sur plusieurs sites Internet mardi, ce qui a poussé la direction générale de France-3 et la rédaction en chef à ouvrir une enquête interne "pour comprendre comment ces images piratées ont pu sortir de France-Télévisions", selon Valérie Manzic, qui dirige le service de presse de la chaîne. Elle a précisé que l'authenticité des images n'était pas mise en doute.

Pour Thierry Solère, secrétaire national de l'UMP chargé d'Internet, le web "ne doit pas être le réceptacle de telles dérives déontologiques". Dans un communiqué, il dénonce un "dysfonctionnement" et estime que "les citoyens français sont en droit d'attendre plus de sérieux de la part d'un service public qu'ils contribuent à financer par la redevance".

Dans un communiqué, la CGT de France-Télévisions dénonce de son côté deux "agressions" de la part de Nicolas Sarkozy.

Interrogée par l'Associated Press, Valérie Manzic, a refusé "de commenter des déclarations qui ont été faites en off". Le communiqué de l'UMP n'aborde pas non plus le fond des propos échangés.

"Les menaces s'accumulent ces derniers temps contre les journalistes ayant l'outrecuidance de poser des questions dérangeantes", s'alarme la CGT. Selon le communiqué, deux reporters de France-2 auraient notamment été menacés par le maire d'Issy-les-Moulineaux André Santini (Nouveau centre), par ailleurs secrétaire d'Etat à la Fonction publique.

Les syndicats de France-Télévisions sont opposés à la réforme du service public de l'audiovisuel engagée par Nicolas Sarkozy. Elle se traduira par la suppression de la publicité sur le service public et par une évolution de l'organisation de France-3. AP

 

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