Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
10 juillet 2008 4 10 /07 /juillet /2008 22:13

L'utilisation d'appats chimiques pour la lutte contre les rats musqués est désormais interdite.
Rappelez vous : le député Jean Pierre Decool s'en prenait à l'époque  à Dominique Voynet, qu'il jugeait responsable de cette décision.
Le ministre de l'environnement actuel Jean Louis Borloo, qui a signé la fin de cette lutte chimique , pourtant efficace, je vous fiche mon billet que ni J P Decool ni les responsables FDSEA ne vont broncher et lui dire leur désaccord  .
Quand Monique Denise était députée, certains n'hésitaient pas à retourner les voitures de gendarmes devant sa permanence !!!

Abandon de la lutte chimique contre le rat musqué au 31 mai 2009
 
Le 27-06-2008 par Le Syndicat Agricole
 
La lutte chimique avec appâts empoisonnés n’est autorisée qu’à titre exceptionnel et seulement jusqu’à la fin mai 2009.
 

Importé d’Amérique pour sa fourrure, le rat musqué, remis en liberté, s’est particulièrement bien adapté aux différents milieux aquatiques de notre région. À l’origine de dégâts importants aux cultures maraîchères et aux ouvrages hydrauliques, il est aussi porteur de maladies telles que la leptospirose. De fait, une lutte collective et obligatoire est mise en œuvre chaque année pour en maîtriser la population et en réduire les nuisances.


Un arrêté national encadre la lutte
La Direction régionale de l’agriculture et de la forêt et, en particulier, son Service régional de la protection des végétaux (SRPV), est chargé de la mise en œuvre de l’arrêté interministériel du 6 avril 2007 relatif au contrôle des populations de ce rongeur. Cet arrêté fonde la maîtrise des populations sur :
- la surveillance de l’évolution des populations de rats musqués ;
- le développement de méthodes préventives de lutte visant à gêner leur installation et leur réinstallation ;
- le tir, le piégeage et le déterrage.
L’organisation de la surveillance et de la lutte contre les rats musqués est confiée aux groupements de défenses contre les organismes nuisibles (GDON) et à leurs fédérations (FDGDON, Fredon), agréés conformément aux articles L. 252-1 à L. 252-5 du code rural sous le contrôle du ministère de l’Agriculture. L’emploi de la lutte chimique avec appâts empoisonnés n’est autorisé qu’à titre exceptionnel et seulement jusqu’au 31 mai 2009. Les produits chimiques utilisés pour l’empoisonnement ne peuvent être délivrés et utilisés que par les GDON et leurs fédérations ainsi que par les organismes ou entreprises de dératisation agréés. Cette autorisation ne peut, en aucun cas, être accordée dans les zones urbanisées, les réserves naturelles ou les parcs nationaux. Elle est soumise aux trois conditions cumulatives suivantes et ne peut intervenir que :
- dans les départements où un arrêté préfectoral l’a autorisée pour la campagne 2007-2008 ;
- dans des zones où un suivi de l’évolution des populations de rats musqués est mis en œuvre ;
- dans le cadre d’un programme mettant en œuvre prioritairement les autres moyens de lutte.
Dans les départements où une lutte collective est décidée, un arrêté préfectoral définit les modalités de surveillance et de lutte, et organise explicitement la transition vers l’abandon de l’empoisonnement. Tout l’enjeu de ces dernières années a donc été d’organiser explicitement la transition vers cet abandon.


Une transition préparée depuis 2003
À partir de septembre 2003, le SRPV a concerté les différents acteurs de la lutte contre le rat musqué (profession agricole, syndicats d’assainissement, associations et collectivités) sur les nouvelles orientations et dispositions de l’arrêté interministériel. La mobilisation des acteurs de terrain, de la profession agricole et des collectivités a abouti au cours de l’hiver 2003-2004 et du printemps 2004, à la création de 6 GDON sur le département du Nord et de 10 GDON sur le département du Pas-de-Calais. Les fédérations départementales, dont le rôle principal est de coordonner et faciliter l’action collective ainsi que l’organisation administrative des GDON, ont vu le jour le 3 septembre 2004 pour la fédération du Nord et le 16 juillet 2004 pour la fédération du Pas-de-Calais. Le SRPV est chargé d’agréer ces structures, de suivre et de contrôler la mise en œuvre de la lutte chimique par appâts empoisonnés dans le respect des dispositions de l’arrêté national. La Fédération régionale de défense contre les organismes nuisibles apporte son soutien à l’organisation collective des GDON. Depuis 2004, d’importants efforts ont été consentis pour le développement de la lutte mécanique et en particulier du piégeage : achat et distribution de pièges, organisation de sessions de formation à l’agrément de piégeur…


Une dernière marche à franchir
Conscient de la toxicité du produit employé et de son impact potentiel sur l’environnement et la santé de ses utilisateurs, les différents acteurs de la lutte contre le rat musqué ont consenti de nombreux efforts aux cours de ces dernières années pour rationaliser la lutte chimique et parallèlement intensifier la lutte mécanique. On a pu observer ainsi, à chaque campagne de lutte chimique, une nette diminution de la quantité d’appâts distribuée. Ces diminutions ont permis de limiter progressivement le recours à la lutte chimique aux secteurs les plus infestés. Pour l’hiver 2008-2009, l’effort pour la diminution de la lutte chimique sera encore accentué. L’autorisation ne sera accordée que dans les cas indispensables, dans les zones où un suivi de l’évolution des populations de rats musqués est mis en œuvre et dans le cadre d’un programme mettant en œuvre prioritairement les autres moyens de lutte. Pour cela, les GDON sont chargés de remonter à la DRAF-SRPV un bilan complet des modalités de surveillance et de lutte sur les territoires qui les concernent (suivi des populations, part respective des différents moyens de lutte, programme de formation des intervenants, programme d’information…). L’arrêté interministériel du 6 avril 2007 relatif au contrôle des populations de ragondins et de rats musqués, précise, quant à lui, l’abandon de l’empoisonnement au 31 mai 2009. Cette échéance ne fera donc qu’entériner une démarche déjà entreprise par les acteurs de terrain depuis 6 ans. Les efforts consentis seront alors récompensés par une lutte collective entièrement mécanique.

Partager cet article
Repost0

commentaires