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11 septembre 2008 4 11 /09 /septembre /2008 00:38
Cela fait froid dans le dos !
Fusillade de Carcassonne: l'armée mise en cause
- La caserne de Carcassonne où a eu lieu la fusillade du 29 juin 2008 -

Les auditions de militaires mettent en cause l'organisation du régiment impliqué dans la fusillade de Carcassonne

C'est ce qui ressort d'un procès-verbal d'audition de militaires publié mercredi sur le site de France-info

Le drame, qui avait fait 17 blessés le 29 juin à Carcassonne en raison de l'usage de balles réelles lors d'un exercice public, avait provoqué la démission du chef de l'état-major de l'armée de terre Bruno Cuche.

Lors d'une démonstration devant plus d'un millier de spectateurs, le sergent de 28 ans du 3e RPIMa de Carcassonne avait tiré par erreur à balles réelles au lieu de balles à blanc. Le militaire du 3e régiment de parachutistes d'infanterie de marine avait été mis en examen pour "blessures involontaires" et suspendu de ses fonctions.

Cette affaire avait provoqué la démission du chef de l'état-major de l'armée de terre, Bruno Cuche, et la suspension de cinq officiers. Le ministère de la Défense avait ordonné la dissolution de deux groupes de commandos du régiment.

L'auteur des tirs avait usé par inadvertance de balles réelles conservées après un précédent exercice. Selon France Info, cinq soldats ont dit à la justice que cette pratique était habituelle dans le régiment, alors que le réglement prévoit que les munitions résiduelles soient mises en sécurité après chaque entraînement.

"Notre groupe tient sur la responsabilité de chacun. Personne n'ira vérifier le nombre de cartouches tirées, le nombre de cartouches rendues et ce que fait chacun d'entre nous. Pour ma part, ca m'est arrivé de garder des munitions à balles réelles sachant que j'avais un autre tir le lendemain", a déclaré un sergent, selon le procès-verbal de son audition publié sur le site de France-info

Selon un autre témoin, il est "très possible" de conserver des munitions car "il n'y a pas de contrôle."

L'organisation de la manifestation est aussi mise en cause. Un autre témoin militaire dit qu'il n'y avait "pas eu de mesures de sécurité particulière liée à la présence de la foule" et que l'emplacement réservé aux civils avait varié

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