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26 septembre 2008 5 26 /09 /septembre /2008 20:53
Réactions de François Hollande , Michel Sapin, Martine Aubry à l'incroyable discours de bonimenteur de Tzarko 1er

Interrogé sur France 3, le leader socialiste a estimé que "ce qui peut être fait immédiatement, c'est une pénalisation fiscale de tous les parachutes dorés, rémunérations sous forme de stock-options ou indemnités qui paraissent choquantes quand les résultats ne sont pas là". "Depuis un an et demi, aucune mesure n'avait été prise sur cette question-là", a déploré M. Hollande.
Nicolas Sarkozy a "une lucidité tardive", pour "reconnaître les méfaits du capitalisme. "Que ne l'avait-il dit il y a plusieurs mois, alors que sa politique a été une politique libérale, faisant confiance aveuglément au marché!", s'est-il exclamé.
Le dirigeant socialiste préconise notamment un "système de garantie qui permette aux banques de reprêter aux acteurs économiques", aux petites entreprises qui
"ne peuvent plus accéder au crédit", et de "baisser l'impôt sur les sociétés pour les bénéfices qui sont réinvestis".
De son côté, Michel Sapin, secrétaire national PS à l'économie, a dénoncé dans un communiqué "un gouffre entre le discours et les faits du président Sarkozy". "Quand le président de la République comprendra-t-il qu'il n'est plus en campagne électorale, mais qu'il est désormais comptable de la réalité et des faits ?", interroge le député. Pour lui, M. Sarkozy "tire aujourd'hui prétexte de la crise économique pour justifier l'accélération d'une politique d'austérité à l'égard des catégories moyennes et populaires".
"Sur l'ensemble des grandes priorités des Français (pouvoir d'achat, emploi, santé, logement, éducation, environnement), il se contente une nouvelle fois d'effets d'annonce et de slogans vides", conclut-il.
Le maire PS de Lille, Martine Aubry, a pour sa part dénoncé jeudi "la poursuite absolue d'un discours qui affiche une langue de bois battante", "totalement iréélle", après l'intervention de Nicolas Sarkozy à Toulon sur la crise économique. Dans une déclaration à l'AFP, Mme Aubry, qui conduit une motion pour le congrès du PS de novembre, a déploré "la poursuite absolue d'un discours qui affiche une langue de bois battante, totalement irréelle et totalement en décalage par rapport à la politique qu'il mène".
Le chef de l'Etat "nous fait croire que la crise que nous vivons déjà à cause de sa politique pourrait être la conséquence de la crise financière qui arrive. Son leitmotiv est +je continue les réformes, c'est-à-dire, je continue la régression, et je continue le libéralisme+", a-t-elle estimé.
"Nous avons en France sur le plan économique comme social la conséquence de cette politique libérale qu'il a menée", a jugé l'ex-ministre, affirmant que les conséquences de la crise financière pour la France sont "d'autant plus graves" que Nicolas Sarkozy "a grillé toutes ses cartouches budgétaires".
L'ancien numéro deux du gouvernement Jospin s'est dite "assez estomaquée": le "président du pouvoir d'achat" fait une "série d'incantations contre la dérégulation alors que Nicolas Sarkozy pratique cette politique en France avec détermination".

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