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27 septembre 2008 6 27 /09 /septembre /2008 22:32
François Hollande : "La crise ne doit pas être une défausse, une excuse"

La crise "ne doit pas être une défausse, une excuse. Il faut bien comprendre que c'est en France que la croissance est la plus faible, que c'est en France que le chômage est le plus élevé et que les déficits à la fois du commerce extérieur et des finances publiques sont les plus lourds", estime le premier secrétaire du PS. "Nicolas Sarkozy cherche toujours des responsables, des coupables ; il veut des sanctions mais le premier responsable, le premier coupable et celui qui normalement devrait être sanctionné c'est celui qui, à la tête du pays, n'a pas su anticiper, a laissé filer les déficits, n'a pas réagi par rapport à l'affaiblissement de la croissance", ajoute-t-il. François Hollande reproche notamment au chef de l'État d'avoir "donné de l'argent inutilement aux catégories les plus favorisées sans qu'il y ait de rebond pour l'économie française en termes de consommation et d'investissement".

Ségolène Royal : "Un écart entre les discours et les actes"

L'ex-candidate PS à la présidentielle dénonce vendredi chez Nicolas Sarkozy un "écart entre les discours et les actes" qui devient "insupportable". "Je partage le constat" de Nicolas Sarkozy sur la situation économique mais "ce qui est beaucoup plus étrange, c'est qu'on avait l'impression d'un responsable politique qui n'est pas en responsabilité, qui est pratiquement dans l'opposition ou alors simplement observateur", déclare Ségolène Royal. Le discours de Toulon, "on l'a déjà entendu pendant la campagne présidentielle, aujourd'hui ce que les Français attendent (...) c'est que l'on passe des discours aux actes, or les actes ont été contraires aux discours", reconnait la présidente de Poitou-Charentes. "Il faut passer à l'action", notamment "réglementer tous les fonds de pension" et "supprimer les paradis fiscaux", préconise-t-elle.

Bertrand Delanoë : "Son discours (...) fait apparaître son impuissance"  ( c'est Carla qui va etre contente ! )

Pour le maire PS de Paris, candidat au poste de premier secrétaire du PS, le discours de Nicolas Sarkozy à Toulon "sonne comme autant de critiques implacables de la politique qu'il a menée depuis mai 2007" et "a surtout fait apparaître son impuissance". Ce discours prononcé "près d'un mois après le début de la crise financière mondiale est loin d'avoir apporté aux Français les réponses crédibles et concrètes qu'ils étaient en droit d'attendre", souligne Bertrand Delanoë dans un communiqué.

Benoît Hamon : "Un réquisitoire en règle contre un système qu'il défend"

Le candidat au poste de premier secrétaire du PS s'interroge : "Qui sont donc ces fous qui baissent de 13 milliards les impôts des plus riches ? Qui sont donc ces fous qui privatisent la Poste ? Qui sont donc ces fous qui libéralisent la santé ? Qui sont donc ces fous qui démantèlent le droit du travail ? Qui sont donc ces fous qui organisent dans tous les domaines les reculs de l'État ?" Nicolas Sarkozy "vient de se livrer, dans un mélange d'approximations économiques et de bégaiements idéologiques, à un réquisitoire en règle contre un système qu'il défend et promeut depuis le début de sa carrière politique".
Martine Aubry : "Sarkozy enfonce la France dans la crise"
Martine Aubry veut frapper fort. La maire socialiste de Lille, qui conduit une motion pour le congrès du PS de novembre, a violemment critiqué le chef de l'Etat. "Alors qu'aujourd'hui nous aurions besoin d'argent pour relancer l'économie, ce que font les autres pays, Nicolas Sarkozy nous enfonce dans la crise", a-t-elle notamment déclaré sur France Info, reprochant au président de la République sa "politique purement libérale".

"Il continue à réduire les crédits en matière de logement, en matière d'emploi, tout ce qui aujourd'hui pourrait relancer en France la croissance et donc l'emploi et le pouvoir d'achat", a poursuivi l'ex-ministre de l'Emploi du gouvernement Jospin. "Alors qu'il félicite les Etats-Unis de prendre des mesures, on nous annonce hier un budget qui fait tout l'inverse" a-t-elle ajouté. Selon elle, "les beaux discours c'est bien, mais quand on fait l'inverse dans son pays, là aussi cela ne fait pas honneur à la politique".

"Ecoutez ce que je dis et ne regardez pas ce que je fais"

Interrogée sur l'appel à "l'unité nationale" lancé la veille par François Fillon, Martine Aubry a répondu: "Je dirais que le rôle d'un Président, d'un Premier ministre, quand les temps sont en effet durs, c'est de donner un cap, c'est de prendre des mesures". Pour elle, le président, dans son discours de Toulon, a dit "en gros écoutez ce que je dis et ne regardez pas ce que je fais. Il a attaqué le libéralisme alors que, sans réserve et sans concession, il l'applique en France depuis un an et demi, et nous en subissons aujourd'hui les conséquences".

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