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Jean SCHEPMAN

Conseiller Général du Canton d'Hondschoote depuis 1994

Vice-Président du Conseil Général Chargé de l’Environnement,

du Cadre de Vie, de la Politique de Préservation de l’eau, et de l'Agenda 21

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Tél. : 03.28.24.42.00
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Mél : jschepman@cg59.fr

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Mardi 30 septembre 2008 2 30 /09 /2008 00:02

Puisque la crise est là, autant s'en servir, voilà la philosophie de l'exécutif à la suite du discours de Nicolas Sarkozy à Toulon et des déclarations de François Fillon. Se découvrant une vocation à refonder un capitalisme dont jusqu'ici il s'accommodait fort bien, le président français s'est lancé dans une incantation à la sauce Guaino, une sorte de volontarisme vide où les mots tentent de masquer l'impuissance. Dans le même temps, son premier ministre estime que, en ces  « temps difficiles », « l'unité nationale » s'impose, manière d'inviter l'opposition à se taire (sauf à être accusée d'irresponsabilité, devons-nous sans doute comprendre).

La crise financière va donc servir de bouc émissaire tout désigné. Ces derniers temps, la critique montait, y compris dans les rangs de la droite, sur les choix économiques du président de la République, à la fois incohérents et contraires à ses promesses électorales. Pour une fois d'accord, le chef de l'Etat et son Premier ministre ont trouvé la parade: la crise, qui va « porter le chapeau » à leur place.

Ils auront du mal, car la situation française était désespérante avant l'effondrement de Wall Street. Depuis des semaines, voire des mois, le risque de récession pèse sur notre pays, les déficits s'accumulent (budget de l'Etat et de la sécurité sociale, mais aussi commerce extérieur), le chômage, qui aurait dû diminuer pour des raisons démographiques, repart à la hausse: 40 000 chômeurs supplémentaires en août, cela ne s'explique quand même pas par la crise de septembre! Et le projet de loi de finances pour 2009 n'utilise aucun instrument budgétaire de soutien à l'activité.

La réalité, c'est que ce Premier ministre qui déclarait l'année dernière l'Etat « en faillite » et ce président de la République qui admettait peu après que « les caisses sont vides », ont continué à creuser les déficits et ne disposent aujourd'hui d'aucune marge de manoeuvre pour protéger et assainir notre économie.

La crise les stoppe aujourd'hui? C'est vrai. Mais leur politique n'était qu'une fuite en avant. Ils en sont responsables.

Quitte à agacer M. Fillon, nous dirons donc ce que nous en pensons .

 

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