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30 septembre 2008 2 30 /09 /septembre /2008 11:27
Merci Marc

Crise financière - 30.000 ménages dans le piège des prêts-relais ?

Ce sont encore les petits qui trinquent !

Ils voulaient changer de logement et se retrouvent piégés par la crise : 30.000 ménages, étranglés par des prêts-relais, seraient menacés de saisie.

 

Cette estimation est faite par l'Afub, dont le président réclame un moratoire d'un an sur les prêts-relais alors que, depuis le début de la crise, les banques durcissent les conditions de crédit.

 

Durcissement de l'accès aux prêts ou pressions pour la signature d'avenants réévaluant les taux d'intérêts : les ménages ont de plus en plus de difficultés à acquérir un logement depuis le début de la crise financière. Et le pire est peut-être à venir. Car avec le ralentissement des transactions immobilières et la baisse des prix déjà observée dans de nombreuses régions, beaucoup de propriétaires qui étaient en train de changer de domicile, et avaient contracté pour cela des crédits-relais, se retrouvent dans l'incapacité de vendre leur ancien bien, et dans l'incapacité de rembourser leur crédit. Etranglés, et peut-être menacés à brève échéance de saisie immobilière. L'Afub, l'Association française des usagers des banques, lance un cri d'alarme sur ces endettés qui seraient aujourd'hui au nombre de 30.000 en France.

 

Le président de l'Afub, Serge Maître, réclame désormais un moratoire d'un an sur les prêts-relais pour ces 30.000 ménages qui pourraient, comme des dizaines de milliers de ménages américains depuis le début de la crise des subprimes, se retrouver privés de leur bien. Et d'ores et déjà, souligne-t-il, "nous n'avons jamais eu autant de dossiers - 2000 actuellement - concernant les prêts-relais qui arrivent à expiration alors que les personnes n'ont pas réussi à revendre leur logement précédent en raison de l'effondrement des transactions". L'Afub cite ainsi le cas d'une habitante de Valognes qui n'arrivait pas à vendre son ancienne maison, "estimée par les experts à 200.000 euros". L'organisme de crédit immobilier auprès duquel elle avait souscrit un prêt lui a refusé de reprendre sa maison en contrepartie de l'apurement de sa dette de 177.000 euros.

 

Les craintes d'entente entre les banques

 

Et devant les difficultés de nombreux emprunteurs, notamment ceux qui avaient souscrit des prêts à taux variables, pour réaliser de nouveaux emprunts auprès d'établissements concurrents, l'Afub s'inquiète d'une éventuelle entente entre les banques. "N'ont-elles pas succombé à la tentation d'accords pour sauvegarder leurs prés carrés respectifs ?", se demande Serge Maître.

 

Autre difficulté pour les ménages en quête d'emprunts : "certaines banques tentent d'augmenter unilatéralement les taux de prêts initiaux", mettant en avant la hausse globale des taux d'intérêt, dénonce l'association Aide contre les abus bancaires (AACAB). "Elles bloquent la mise à disposition des derniers fonds de l'usager jusqu'à la signature d'un avenant au contrat", déplore l'AACAB, qui juge ce comportement "illégal".

 

Du côté des agents immobiliers, les inquiétudes sont différentes : elles se focalisent sur un possible grippage du marché immobilier par des conditions de crédit de plus en plus dures. Bernard Cadeau, le président du réseau d'agences immobilières Orpi, résume la situation : "plus de financement total de l'achat par les banques, limite maximum de l'emprunt fixée à 25 ans, forte diminution des prêts-relais consentis entre l'achat d'un nouveau logement et la vente de l'ancien". Les autres réseaux d'agences immobilières se plaignent également du tour de vis sur les crédits donné par les banques même si elles se gardent d'accuser publiquement des établissements qui sont leurs partenaires commerciaux.

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