
Jean SCHEPMAN
Conseiller Général du Canton d'Hondschoote depuis 1994
Vice-Président du Conseil Général Chargé de l’Environnement,
du Cadre de Vie, de la Politique de Préservation de l’eau, et de l'Agenda 21
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Par LEXPRESS.fr, mis à jour le 30/09/2008 à 15:05 - publié le 30/09/2008
Jean-Paul Pelissier/REUTERS
Plus de 1 000 postes de gendarmes pourraient disparaître, si le gouvernement venait à suivre les indications de cette note.
Une note, rédigée par un conseiller du Premier ministre, relance la question de l'organisation des brigades de gendarmerie. L'Etat envisagerait de supprimer 175 brigades et 15 escadrons de gendarmes mobiles. Le ministère de l'Intérieur affirme que "rien n'est décidé".
Après les bureaux de poste, les tribunaux, les hôpitaux, les casernes militaires, serait-ce le tour des brigades de gendarmerie? C'est en tout cas ce que laisse penser une note rédigée par Stéphane Bouillon, un conseiller du Premier ministre.
Dans ce document daté du 25 juillet 2008, la direction générale de la gendarmerie nationale (DGGN) propose de supprimer 15 escadrons de gendarmes mobiles (soit plus de 1000 hommes) sur 125 au total et de fermer "en trois ans" 175 brigades territoriales sur 1700 dans le cadre de la Révision générale des politiques publiques (RGPP).
Parvenue mardi à l'AFP par l'intermédiaire de gendarmes, cette note suscite depuis quelques jours "des inquiétudes" parmi ces militaires et les élus concernés. Sa divulgation survient au mauvais moment pour le gouvernement. Les gendarmes doivent passer de la coupe du ministère de la Défense à celle de l'Intérieur au 1er janvier 2009. Un chantier cher au président de la République qui fait grincer des dents autant chez les policiers que chez les gendarmes.
Pour le ministère de l'Intérieur, "rien n'est décidé"
La fermeture de commissariats de police et de brigades de gendarmerie est un sujet sur lequel avait buté le gouvernement de Lionel Jospin, en 1997, face à l'hostilité des élus attachés au "maintien des services publics" dans leurs communes.
Dans sa note, M. Bouillon souligne à propos des fermetures de brigades territoriales que 450 sont "possibles". Aujourd'hui préfet de Corse, il fait état également des "propositions officieuses" du ministère de l'Intérieur prévoyant la suppression de 7 escadrons de GM (plus de 500 hommes) qui surveillent actuellement les centres de rétention administrative et la fermeture de 16 brigades.
Le ministère de l'Intérieur affirmait ce mardi que "rien n'était décidé" et que le contenu de la note "n'engageait que son auteur". Néanmoins, était confirmée la réduction de 3000 postes de gendarmes "dans les années à venir". "Aucune proposition n'est arrêtée", ajoutait l'Intérieur pour qui "le maillage territorial" des gendarmes sera "assuré au maximum".
La note évoque en outre la "restructuration" des huit écoles de la gendarmerie, réparties en province, également dans le cadre de la RGPP. Elle préconise ainsi de fermer les écoles de Montargis (Loiret) en 2009, puis celles de Chaumont (Haute-Marne), Châtellerault (Vienne), Le Mans (Sarthe) et Châteaulin (Finistère) à l'horizon 2012 avec deux ouvertures et le maintien des écoles situées actuellement à Montluçon (Allier) et Tulle (Corrèze