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6 octobre 2008 1 06 /10 /octobre /2008 03:06
Crise financière: Sarkozy n'a "pas pris la hauteur" requise et a été "imprévoyant", juge Delanoë
AP | 05.10.2008 | 21:02

Bertrand Delanoë a estimé dimanche que Nicolas Sarkozy n'a "pas pris la hauteur" souhaitable face à la crise financière, jugeant que le président de la République s'était montré "imprévoyant" et "brouillon".

"Je pense que le président de la République a sur ce point-là, comme sur d'autres, été imprévoyant, brouillon et que malheureusement il n'a pas pris la hauteur, il n'a pas pris le temps de chercher l'efficacité", a déclaré le maire socialiste de Paris, invité du Grand jury RTL/Le Figaro/LCI.

Bertrand Delanoë s'est dit "très sévère" sur l'action de Nicolas Sarkozy car "cette crise a commencé il y a un an" et "dès l'été 2007, il y a eu des alertes, il n'en a pas été tenu compte".

"Je pense que face à cette situation douloureuse, qui (...) est encore dangereuse -mais je ne veux pas paniquer non plus, on va s'en sortir de toute façon- mais je pense que (...) on n'est pas à la hauteur", a-t-il déclaré.

Bertrand Delanoë aurait souhaité que le sommet du "G-4" samedi à Paris "intervienne plus tôt". "Je ne reproche pas au président de la République le fait que c'est difficile de coordonner les Européens", a-t-il dit. Mais "il s'y est pris tard, il s'y est pris mal".

Le maire de Paris a néanmoins vu "deux choses positives" dans le mini-sommet sur la crise financière qui a réuni samedi les quatre Européens du G-8. Il a cité l'"expression commune pour garantir le crédit en Europe", jugeant que "l'annonce-même est utile" et le fait que la Banque d'investissement européenne consacre environ 30 milliards d'euros pour faciliter l'accès des PME au crédit, même s'il pense que ces 30 milliards "ne seront pas suffisants"

Interrogé sur les déclarations des proches du président Henri Guaino et Claude Guéant sur le respect des critères de Maastricht, il a jugé qu'ils "ne cessent de se contredire, c'est ça le problème". "Je pense que cela va très mal et que les Françaises et les Français étaient déjà dans de grandes difficultés sociales", a insisté Bertrand Delanoë crois que le président de la République (...) marche à la godille, avec des ministres, des collaborateurs, qui partent dans des directions opposées", a-t-il ajouté, jugeant cela "extrêmement grave".

. Pour lui, 18 mois après l'élection de Nicolas Sarkozy, "la France est en très grande difficulté". Il a cité le "commerce extérieur catastrophique". Sur le chômage, "ce n'est pas la crise internationale qui fait que nous sommes actuellement dans une situation très douloureuse". Enfin, "la France est hyper endettée, les déficits filent", a-t-il encore dénoncé.

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