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16 octobre 2008 4 16 /10 /octobre /2008 13:57

Je pense que cette élection américaine est déterminante, la crise financière actuelle a pour cause en partie la politique ultralibérale de W Bush.
Il est essentiel de comprendre ce qui se passe outre-atlantique aussi voici ci dessous un article relatant le dernier débat entre Obama et McCain


Présidentielle américaine: McCain attaque Obama lors du dernier débat télévisé

16/10/2008 04h05

HEMPSTEAD (AFP) - Le candidat républicain John McCain, à la traîne dans les sondages, a sorti ses griffes mercredi soir à l'occasion du dernier débat télévisé l'opposant à son adversaire démocrate Barack Obama, se faisant l'avocat de "Joe le plombier", victime innocente de la crise économique.

"Vous ne dites pas la vérité aux Américains" sur la fiscalité, a lancé M. McCain à son adversaire dès le début de leur échange. Le sénateur de l'Arizona a affirmé que la "distribution des richesses", prônée selon lui par M. Obama, revenait à allumer "une guerre des classes".

M. McCain, plus vindicatif que lors des deux premiers débats, a cherché à plusieurs reprises à déstabiliser son adversaire en évoquant ses liens supposés avec William Ayers, un ancien militant d'extrême gauche des années 1960, présenté par les républicains comme un "terroriste". Il l'a aussi accusé à demi-mot de complicité de fraude électorale en soutenant une association de gauche qui milite pour l'enregistrement des citoyens défavorisés et dont des militants ont inscrit des noms fictifs sur les listes électorales.

Barack Obama a aussitôt répliqué: "Mettons les choses au clair. Bill Ayers est professeur à Chicago. Il y a quarante ans, quand j'avais huit ans, il a commis des actes méprisables avec un groupe radical. J'ai condamné ces actes". "M. Ayers n'est pas impliqué dans ma campagne, il n'a jamais été impliqué dans ma campagne, et ne sera pas à la Maison Blanche", a-t-il ajouté sans se départir de son calme.

Le débat qui se déroulait à l'université Hofstra, à Hempstead, dans la banlieue de New York, était considéré comme la dernière chance pour John McCain d'enrayer la dynamique de son rival.

A 20 jours de l'élection présidentielle du 4 novembre, M. Obama possède un avantage de 9 à 14 points dans les intentions de vote selon différents instituts de sondage. Selon un sondage de CNN, diffusé à l'issue du débat, 58% des téléspectateurs ont trouvé que M. Obama avait remporté le débat contre 31% qui ont estimé que c'était M. McCain.

M. McCain a reproché à Obama de l'assimiler trop souvent dans ses critiques au président George W. Bush. "Sénateur Obama, je ne suis pas le président Bush. Si vous vouliez vous opposer au président Bush, il fallait vous présenter il y a quatre ans", a-t-il dit.

"Si je confonds par erreur votre politique et celle de George Bush, c'est parce que sur les problèmes économiques essentiels qui intéressent le peuple américain, sur la politique fiscale, la politique énergétique, les priorités de dépenses, vous avez été un fervent partisan du président Bush", a rétorqué M. Obama.

A plus de 20 reprises, M. McCain a cité "Joe le plombier", figure de l'Américain moyen victime de la crise économique. Il a critiqué le plan fiscal de M. Obama qui prévoit des hausses d'impôts pour les ménages gagnant plus de 250.000 dollars par an et qui, selon M. McCain, nuirait à "Joe le plombier". "Avec Obama, Joe, c'est ta richesse qui sera redistribuée", a dit M. McCain. "Pourquoi voulez-vous augmenter les impôts de tout le monde aujourd'hui?", a demandé M. McCain. "Nous devons encourager les entreprises", a-t-il insisté.

M. Obama a répondu que son programme prévoyait une réduction d'impôts pour 95% des Américains et que seule une poignée de contribuables les plus aisés serait concernée par une hausse des prélèvements. "Nous voulons tous deux diminuer les impôts", a déclaré le sénateur de l'Illinois. "La différence est au profit de qui nous voulons diminuer les impôts", a-t-il fait remarquer.

Les deux hommes se sont accusés mutuellement de mener des campagnes électorales négatives.

"100% de vos campagnes télévisées sont négatives, John, c'est absolument vrai", a lancé M. Obama. "Mais maintenant, je pense que les Américains sont moins intéressés par nos blessures morales durant la campagne que par les questions qui les affectent si profondément", a-t-il ajouté

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