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Jean SCHEPMAN

Conseiller Général du Canton d'Hondschoote depuis 1994

Vice-Président du Conseil Général Chargé de l’Environnement,

du Cadre de Vie, de la Politique de Préservation de l’eau, et de l'Agenda 21

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Vendredi 17 octobre 2008 5 17 /10 /2008 09:26

Dati, chancellerie chancelante

 

Les professionnels de la justice sont exaspérés par leur ministre et le font savoir. Par écrit, dans un communiqué signé conjointement par l'Union syndicale des magistrats (USM, majoritaire) et le Syndicat de la magistrature (SM, gauche), mais également sur le terrain. Le 23 octobre une journée de protestation d'ampleur nationale est prévue. Mais ce jeudi déjà, des manifestations ont fleuri dans certaines villes de province, comme à Marseille, ou Toulon, mais surtout à Metz, d'où est partie la dernière fronde contre Rachida Dati.

Le 10 octobre, au surlendemain du suicide d'un mineur incarcéré dans la maison d'arrêt de la ville, la locataire de la place Vendôme avait en effet publiquement fustigé la décision prise par les magistrats de placer le jeune Nabil L. en détention. La veille au soir, le procureur de Sarreguemines et le substitut avaient été entendus par l'Inspection des services judiciaires, dans des conditions qui laissaient à désirer aux dires des syndicats. "Faire convoquer des magistrats afin de leur demander de s'expliquer, de 22 heures à 1 heure du matin, hors de tout cadre légal et sans respect des droits de la défense, sur des décisions de justice rendues conformément à la loi, constitue une pratique sans précédent d'intimidation, inacceptable dans un Etat démocratique"
, avait ainsi écrit l'USM dans un courrier directement envoyé au ministère, signe supplémentaire de l'étouffant climat qui règne depuis 18 mois désormais entre la chancellerie et la base.

L'Elysée s'agace

Sur le fond, les pommes de discorde entre Rachida Dati et les magistrats ne manquent effectivement pas, de la carte judiciaire aux peines planchers pour les récidivistes en passant par le durcissement des procédures à l'encontre des mineurs délinquants.
L'USM a par ailleurs peu goûté l'absence de la ministre lors de son traditionnel congrès, tenu du 10 au 12 octobre dernier, qualifiant cette défection de "grande lâcheté". Les mots employés sont d'autant plus durs qu'ils interviennent dans un climat littéralement explosif, marqué par une forte surpopulation carcérale et, encore plus grave, par une recrudescence des meurtres et des suicides derrière les barreaux
. Depuis le début de l'année, 87 détenus se sont en effet donné la mort, dont des mineurs, comme en témoignent les récents drames de la maison d'arrêt de Metz, mais aussi de Strasbourg, où un autre mineur voulant mettre fin à ses jours, a, mercredi, succombé à ses blessures.

Pourtant, Rachida Dati affronte la tempête vent debout. Dans un style qui, là encore, ne va pas sans prêter le flanc à la polémique. Y compris dans les hautes sphères de la République où la rumeur de son prochain remplacement place Vendôme circule avec insistance. A en croire Le Monde daté de vendredi, Nicolas Sarkozy aurait confié à ses proches son souhait "que l'on parle un peu plus de ses réformes et un peu moins de sa grossesse ". Une grossesse qui fait régulièrement la "une" des magazines people depuis plusieurs semaines et qui suscite d'autant plus la curiosité que l'identité du père reste toujours un mystère.

Dans ce contexte chargé, la prestation de la ministre, symbole de l'ouverture du gouvernement aux "minorités visibles", jeudi soir lors de l'émission A vous de juger, sur France 2, est scrutée à la loupe. Mais contrairement aux informations parues ici et là, la Garde des Sceaux n'a pas commenté sa grossesse. Interrogée à maintes reprises par Arlette Chabot, elle a estimé que "ça ne méritait pas de commentaire". "Je ne suis pas seule", a-t-elle toutefois dévoilée, alors que la journaliste la questionnait sur son éventuelle grossesse en solo. "Je suis heureuse", a-t-elle consenti à reconnaître. Et de conclure: "Ma vie est au service du ministère de la Justice. Je remplirai ma mission jusqu'au bout
." De quoi rassurer les syndicats de magistrats?

Par Nicolas MOSCOVICI
leJDD.fr

Rachida Dati plus que jamais dans la tourmente. Régulièrement prise en défaut par les syndicats de magistrats, la ministre de la Justice cristallise des oppositions de plus en plus virulentes. Sans compter que sa communication agace en haut lieu. Invitée sur France 2 jeudi soir, la locataire de la place Vendôme a tenté de redresser la barre. Evoquant sa "pudeur", elle n'a pas commenté sa grossesse.

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