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20 octobre 2008 1 20 /10 /octobre /2008 09:55
Il ya quelques jours j'ai mis en ligne un article sur les inquiétudes justifiés des apiculteurs sur l'autorisation de mettre sur le marché un insecticide qui est selon eux dangereux pour les abeilles et pour l'homme.
Voici l'avis de Didier ROMMEL, l'apiculteur de Trésors de Flandres reconnaissable à ses belles bacchantes.


Sans preuve scientifique avérée, il est difficile d'incriminer. Mais ce qui est sur, c'est que partout où il y a eu utilisation de Cruiser, il y a eu mortalités d'abeilles (voir les articles sur l'apiculture Outre‑

Rhin).

Les produits phyto ont forcément une incidence néfaste et désastreuse sur les populations d'abeilles et des autres insectes pollinisateurs

1)       insecticides, acaricides : doses importantes »sanction immédiate »la mort » EFFONDREMENT DES COLONIES

doses infinitésimales » accumulation dans les tissus + mélanges à d'autres molécules avec  modification de ces molécules en Molécules inconnues  »

2) fongicides : accumulation dans les tissus + mélanges à d'autres molécules avec modification de ces molécules en ???  »  EFFONDREMENT DES COLONIES

3) herbicides : destruction de toute une flore utile aux abeilles et insectes auxiliaires » problèmes de bol alimentaire » nourrissement médiocre du couvain (larves) » abeilles en mauvaise santé » EFFONDREMENT DES COLONIES

Abeilles empoisonnées et mal nourries » abeilles faibles » terrain favorable aux maladies » développement de nouvelles maladies (virus, nosémose, etc ..) + pression du Varroa (acarien asiatique arrivé chez nous dans les années 80), un véritable vampire qui transmet des maladies par ces piqures et qui se nourrit de l'hémolymphe (sang) des larves d'abeilles et des abeilles »  EFFONDREMENT DES COLONIES etc etc .....

 

On pourrait changer les choses avec une bonne dose de courage politique et citoyen en associant tous les acteurs de la vie sociale :

industriels, agriculteurs, chasseurs, pêcheurs, écologistes, apiculteurs, collectivités territoriales, communes, etc

Redonnons à la nature des espaces où elle puisse se restaurer (friches industrielles, bords de route, bords de fossés ou canaux, etc..)

Incitons au reboisement (haies, arbres et bosquets) partout où cela est possible.

Eduquons au respect de ce qui nous entoure et soyons tolérant

Ayons une politique de fleurissement des villes tenant compte de la  biodiversité

Utilisons moins de pesticides

 

Quelques chiffres pour terminer : la reproduction de 80% des plantes à fleurs dépend exclusivement des insectes.Une  étude récente de la FAO démontre que directement ou indirectement 33% de la nourriture humaine dépend de la pollinisation des insectes. En 2005,en Europe, l'impact économique de la pollinisation 153 milliard d'euros.

*"Une étude de chercheurs français, de l'INRA et du CNRS, et allemands, permet de chiffrer la valeur de l'activité pollinisatrice des insectes, abeilles principalement, à 153 milliards d'euros en 2005 pour les principales cultures dont l'homme se nourrit. Ce chiffre représente 9,5% de la valeur de l'ensemble de la production alimentaire mondiale. Les résultats de cette étude sur l'évaluation économique de la vulnérabilité de l'agriculture mondiale confrontée au déclin des pollinisateurs sont publiés dans la revue "ECOLOGICAL ECONOMICS".*

La production de plus des trois quarts des cultures, soit la majorité des cultures fruitières, légumières, oléagineuses et protéagineuses, de fruits à coques, d'épices et de stimulants (café, cacao), bénéficie de l'activité pollinisatrice des animaux, alors qu'un quart n'en dépend pas du tout. En terme pondéral, 35% de la production mondiale de nourriture résulte de la production de cultures dépendant des pollinisateurs, 60% provient de cultures qui n'en dépendent pas (principalement les céréales) et 5% provient de cultures pour lesquelles l'impact des pollinisateurs est encore inconnu.

 

Dans ce contexte, le déclin des insectes pollinisateurs est une préoccupation majeure. L'ampleur des conséquences de ce déclin est une question toujours ouverte, en particulier la valeur économique du service de pollinisation. En s'appuyant sur la revue bibliographique de la dépendance aux pollinisateurs des principales cultures qui nourrissent l'humanité publiée en 2007 <http://www.inra.fr/presse/pollinisateurs_et_alimentation> et les données FAO (2007), l'étude parue dans ECOLOGICAL ECONOMICS calcule la valeur de la contribution des pollinisateurs à la production alimentaire à l'échelle mondiale : la valeur totale de ce service de pollinisation estimée sur la base des prix en vigueur en 2005 s'établit à 153 milliards d'euros, soit 9,5% de la valeur de la production agricole mondiale.

 

Trois catégories de cultures sont principalement concernées : les fruits, les légumes, avec une valeur estimée à 50 milliards d'euros chacun, suivis par les oléagineux avec 39 milliards. L'impact sur les

stimulants (café, cacao...), les fruits à coque et les épices serait de moindre ampleur.

 

La recherche a également permis de mettre en évidence que la valeur moyenne des cultures dépendantes des pollinisateurs était très supérieure (760 EUR par tonne) à celle des cultures non dépendantes comme les céréales ou la canne à sucre (150 EUR la tonne). Le ratio de vulnérabilité, défini comme le rapport entre la production dépendante et la production totale exprimées en valeur, varie largement selon les catégories de culture avec un maximum de 39% pour les stimulants (café

et cacao), 31% pour les fruits à coque et 23% pour les fruits.

L'étude a aussi mis en évidence une corrélation positive entre la valeur par unité de récolte d'une catégorie de culture et son ratio de vulnérabilité aux insectes pollinisateurs : les catégories de culture

les plus dépendantes de la pollinisation par les insectes, sont aussi celles qui ont la valeur économique la plus importante.

Les résultats montrent que les équilibres alimentaires mondiaux seraient profondément modifiés pour trois catégories ‑ les fruits, les légumes et les stimulants ‑ en cas de disparition totale des pollinisateurs : la production mondiale ne suffirait plus à satisfaire les besoins aux niveaux actuels. Les régions importatrices nettes comme l'Union européenne seraient plus particulièrement touchées.

 

Cette étude ne constitue cependant pas une prévision puisque les estimations proposées n'intègrent pas les réponses stratégiques que producteurs et filières agroalimentaires adopteraient pour faire face à une telle disparition. Par ailleurs, les calculs simulent une disparition totale et non un déclin graduel. Si quelques travaux montrent une proportionnalité entre déclin et production, la relation reste encore à confirmer.

L'impact du déclin des insectes pollinisateurs a ensuite été évalué du point de vue du consommateur. Il entraînerait une diminution de la production agricole, et par suite, une augmentation des prix agricoles.

Le consommateur serait donc pénalisé parce qu'il consommerait moins et à des prix plus élevés. Pour évaluer cette perte, les chercheurs ont émis différentes hypothèses en termes de réaction des prix à une offre agricole diminuée. Selon ces hypothèses, la perte pour le consommateur serait comprise entre 190 milliards d'euros (faible réaction des prix) et 310 milliards d'euros (forte réaction des prix).

 

Loin de conduire à la disparition catastrophique de l'agriculture mondiale, la disparition des pollinisateurs, en particulier celle des abeilles domestiques et sauvages qui constituent les principaux insectes pollinisateurs des cultures, entrainerait cependant des pertes économiques substantielles. Ces chiffres ne concernent que les cultures directement impliquées dans l'alimentation humaine. Il conviendrait de les affiner, notamment en tenant compte de l'impact sur la production des semences, très important pour de nombreuses cultures fourragères et légumières ; cet aspect augmenterait la valeur estimée de l'activité pollinisatrice. Il conviendrait aussi de tenir compte de l'adaptation des producteurs et des consommateurs, par exemple sous la forme de substitutions entre produits : ce deuxième effet diminuerait la valeur estimée de la pollinisation. Reste enfin l'impact sur la flore sauvage, qui n'a pas été pris en compte, et tous les services écosystémiques qu'elle fournit à l'agriculture et à l'ensemble de la société."

 

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commentaires

Marc Pierson 21/10/2008 13:50

Je crois, Frédéric, que Didier Rommel a bien répondu à ta question: une bonne dose de courage politique. C'est à dire lutter contre les lobbies.Marc.

frédéric wojtkowiak 20/10/2008 22:29

Un bonne dose de courage et de citoyenneté, l'idée est intéressante mais comment faire en sorte pour que chaque partie se comprenne. Les intérêts ne sont pas les mêmes quand le rendement est la priorité. Pour tout dire, je ne suis pas à mon aise losrque je vois un tracteur déverser dans les champs divers produits chimiques. Ces mêmes produits qui seront présents dans nos assiettes.Et si on agissaient?

jean schepman 21/10/2008 15:50


il faut d'aprés moi encourager l'agriculture raisonnée et l'agriculture bio, en dialoguant avec la Chambre d' agriculture .