
Jean SCHEPMAN
Conseiller Général du Canton d'Hondschoote depuis 1994
Vice-Président du Conseil Général Chargé de l’Environnement,
du Cadre de Vie, de la Politique de Préservation de l’eau, et de l'Agenda 21
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Lui succédant à la tribune, Martine Aubry a incarné tout simplement le Parti socialiste, celui que nous aimons et que nous servons. Un parti qui mène le combat face au capitalisme financier en échec, qui rassemble une gauche forte face à une droite dure. Un parti qui renoue avec le mouvement social, les associations, les syndicats, les mouvements d’éducation populaire, les chercheurs et scientifiques, les intellectuels et le monde de la culture. Un parti qui ouvre les portes et les fenêtres pour porter un projet de transformation sociale, pas pour devenir un fan club applaudissant une ligne politique fluctuante au gré des sondages d’opinion. Un parti qui met la question sociale et la construction européenne au cœur de son projet, non pour les distinguer ni les opposer, mais parce que l’Europe qui protège et qui progresse est la réponse socialiste à la récession économique et au funeste « choc des civilisations » prôné par Bush et d’autres. Un parti qui pense qu’en démocratie médiatique, le rôle des responsables et des militants est de s’adresser aux Français comme à des citoyens doués de raison, pas comme à des consommateurs dont il faudrait exciter les passions, les émotions, les instincts. Un parti qui débat collectivement pour bâtir son projet avec des conventions nationales, qui s’appuie sur les sections et les collectivités locales pour nourrir sa réflexion, qui s’oppose de façon carrée à la casse sociale Sarkozy-Fillon. Un parti qui change en faisant toute leur place au renouvellement générationnel, à la parité, à la diversité, qui s’ouvre sur les quartiers populaires, jette des ponts avec le monde des PME et de l’économie réelle, confronte sa vision avec celle de nos camarades sociaux-démocrates européens. Un parti qui ne calque pas son discours sur l’immigration, la nation, l’Etat sur celui des conservateurs. Un parti qui réaffirme son attachement au rassemblement de toutes les forces de gauche, affirme fièrement ses valeurs pour une gauche décomplexée sans se laisser impressionner par l’extrême gauche, s’adresse aux électeurs et non aux appareils pour les convaincre de voter socialiste afin de tourner la page du chiraco-sarkozysme. Si nous relevons ces défis, si nous les menons à bien, alors le Parti socialiste mettra fin à vingt ans sans victoire présidentielle et à plus de dix ans d’échec aux législatives. Il redonnera un espoir à des millions de Français confrontés au chômage, au déclassement, au démantèlement des services publics, au recul des droits et des libertés. Ce chemin dessiné par Martine a soulevé d’enthousiasme le congrès et a suscité de longs, de chaleureux applaudissements des délégués des motions D, mais aussi A et C.