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Jean SCHEPMAN

Conseiller Général du Canton d'Hondschoote depuis 1994

Vice-Président du Conseil Général Chargé de l’Environnement,

du Cadre de Vie, de la Politique de Préservation de l’eau, et de l'Agenda 21

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Jeudi 20 novembre 2008

Le gouvernement actuel casse notre service public d'enseignement ! 




GREVE DES ENSEIGNANTS.

 

Grève des enseignants qui déplorent le manque de moyens pour l'éducation et les suppressions de postes

"Plus d'un enseignant sur deux" était en grève  jeudi dans les collèges et lycées, a annoncé le Snes-FSU (majoritaire) et 69 % des professeurs des écoles étaient en grève en primaire,  selon le SNUipp-FSU.

Pour le ministère, 33,39% des enseignants sont en grève (48,62% en primaire et 21,26% dans le secondaire).

Il s'agit du quatrième mouvement dans la fonction publique et les écoles en deux mois contre les diminutions d'effectifs. La quasi-totalité des syndicats enseignants du primaire (public et privé) et  du secondaire (de la CGT au Snalc), ainsi que le Snesup (premier dans l'enseignement supérieur) ont appellé à faire grève et à manifester.

La mobilisation s'inscrit dans une semaine sociale marquée par les négociations et menaces de grèves vendredi et dimanche à la SNCF, les manifestations de milliers de policiers mardi à Lyon et des personnels de La Poste samedi.

Les manifestations
Des manifestations étaient prévues dans toute la France à l'occasion de la grève des enseignants.

Des milliers d'enseignants et de lycéens ont défilé le matin dans les grandes villes de l'Ouest. Ils étaient 5000 (selon la police) à 10.000 ou 12.000 (selon les organisateurs dans les rues de Nantes, 3000 à 5000 à Caen, 3400 à 6000 au Mans, plus de 4000 à Rennes.

A Strasbourg, ils étaient 2400 à 5000 à manifester derrière une banderole "Une école, un pays, un avenir - Défendons l'école publique".

Darcos fustige la "résistance" des syndicats ... qui répondent.

 

Le ministre de l'Education Xavier Darcos a brocardé jeudi sur RTL les syndicats de l'Education nationale. Depuis 2000, a affirmé le ministre "nous aurons eu 33 grèves, soit plus de quatre grèves par an". "Cela montre qu'il y a dans ce ministère une culture de la grève qui nous empêche de parler des choses réelles, des questions qui concernent les élèves", a-t-il poursuivi. "J'ai envie de dire à ceux qui font la grève qu'il faut qu'ils fassent   attention parce que le monde, la France avancent plus vite que les cortèges"

 

Pour lui, "organiser de manière aussi systématique et si répétitive comme réponse aux problèmes de l'école des protestations, des refus (...) est une  (façon) démodée d'aborder les problèmes". Reconnaissant que la grève qu'il "entendait" allait être "importante", M.Darcos a fustigé "la résistance des cadres syndicaux". C'est "la preuve, a-t-il  dit, que ce que nous faisons est efficace". Il a prédit qu'il y aurait "moins d'un gréviste sur 2 dans le second degré".

"Par définition, depuis que nous organisons le travail à l'Education nationale, il y a une résistance des appareils qui n'est pas celle des professeurs. Les professeurs méritent mieux que d'avoir des syndicats dont la fonction principale est d'organiser la résistance au changement comme si le  monde ne changeait pas autour de nous", a-t-il poursuivi.

Selon lui, "les Français auront le sentiment d'avoir vu cela 30 fois". "La casse du service public, le manque de moyens, la colère des personnels, le ministre qui n'entend pas, le mépris. Combien de fois, a-t-on entendu cela depuis une trentaine d'années ?"

 

Sur les suppressions de postes et le service minimum


S'agissant des suppressions de postes, Xavier Darcos a répété que "la question" était celle "des services" rendus par l'Education et de l'amélioration de la rémunération des enseignants. "Avoir de nouveaux services oui, mieux payer les enseignants oui. On va dépenser 410 millions d'euros pour améliorer la condition des enseignants", a-t-il dit.

Interrogé sur le service minimum d'accueil dans le primaire que nombre de communes de gauche n'appliqueront pas, il a fait valoir qu'il s'agissait "d'une pure question politique". "Il y a des mairies de gauche où les parents vont avoir la double peine (pas d'accueil des enfants, prise d'un jour de congé  pour les parents), des communes de gauche où il y a les congés forcés". "Je ne vois pas pourquoi il y aurait les congés forcés Delanoë à Paris et  les congés forcés Collomb à Lyon", a-t-il dit.

Quant aux sanctions infligées aux communes ne mettant pas en oeuvre le SMA,  il a affirmé que "dans certaines villes du Sud, les tribunaux administratifs ont créé des astreintes de 10.000 euros par heure pour les villes qui ne le feront pas".

 

L'Unsa-Education réagit


Selon l'Unsa-Education, le ministre de l'Education "continue à ne pas regarder ce qu'expriment" ceux qui "veulent changer le système éducatif". Pour le syndicat, "le ministre continue de s'enfermer dans ses certitudes. Il maintient sa volonté d'amplifier les suppressions de postes". "Il continue à ne pas regarder et entendre ce qu'expriment les personnels et les organisations qui les représentent, qui veulent 'changer' le système éducatif en le renforçant et non en l'affaiblissant comme l'entreprend le ministre".

"Le 'changement' qu'il prétend incarner tourne autour de quelques termes: régression des moyens, recul des ambitions, déficit majeur de négociations", a ajouté l'Unsa-Education. "Le ministre ne manque pas d'air. Il utilise la raillerie, la disqualification des interlocuteurs et se proclame le défenseur du 'changement'  face au 'conservatisme' des syndicats et des personnels".

 

Des dizaines de milliers de postes supprimés

A l'heure où des milliards d'euros ont été mobilisés pour soutenir les  banques, les enseignants déplorent le manque de moyens pour l'éducation  et les suppressions  de postes d'enseignants (8.500 en 2007, 11.200 en 2008, 13.500 en 2009),  notamment ceux des maîtres spécialisés pour les enfants en difficulté (Rased).

Ces mesures se traduisent selon eux par une dégradation des conditions de  travail et annoncent un "recours massif à la précarité", en l'absence de  revalorisation générale des enseignants.

A cela s'ajoutent, à leurs yeux, le manque de dialogue social du ministre et  son "mépris". "Les collègues sont excédés de la façon dont le ministre les  traite, de la mise en cause de leur professionnalisme, des pressions  administratives quotidiennes", dit le syndicat SE-Unsa. Des manifestations sont prévues à Paris et en région.

Lycéens de l'UNL et étudiants de l'Unef appellaient aussi à la mobilisation.

Depuis la rentrée, Xavier Darcos assure que les diminutions de postes ont pu être gérées "sans pénaliser le système éducatif", que les grèves et manifestations se répètent chaque année et sont loin de représenter l'ensemble  du corps enseignant.
Néanmoins, selon un sondage Ifop, 69% des personnes interrogées avaient jugé  "justifiée" la manifestation du 19 octobre contre les suppressions de postes.

 

Publié dans : et si on en discutait ???
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Commentaires

Il n'a toujours pas compris, Darcos, que si les enseignants étaient en grève, c'était pour que chaque élève soit capable de faire une règle de trois.


Marc.

Commentaire n° 1 posté par Marc Pierson le 20/11/2008 à 17h23
 
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