
Jean SCHEPMAN
Conseiller Général du Canton d'Hondschoote depuis 1994
Vice-Président du Conseil Général Chargé de l’Environnement,
du Cadre de Vie, de la Politique de Préservation de l’eau, et de l'Agenda 21
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Une heure de discussions n'aura pas suffi à Nicolas Sarkozy pour convaincre Angela Merkel de financer le plan de relance européen de 130 milliards d'euros que Bruxelles présentera mercredi. Le 10e conseil des ministres franco-allemand n'a débouché lundi sur aucune mesure concrète. Si la chancelière allemande a reconnu la nécessité d' «une réponse européenne» à la crise, elle a exclu que son pays s'engage à de nouvelles dépenses et a refusé de recourir à l'arme budgétaire. Un revers pour Paris qui souhaitait que l'Allemagne, première économie européenne, qui jouit de finances publiques en bon état, prenne des mesures supplémentaires pour relancer son économie et celle de l'Europe.
Au contraire, Angela Merkel s'est prononcé pour des mesures… «qui ne coûtent pas d'argent» aux Etats, comme l'assouplissement de certaines règles concernant les petites et moyennes entreprises (PME). «Il ne faut pas confondre action et précipitation. Compte tenu des informations actuelles pas faciles à interpréter, nous courrons ce risque», a défendu la chancelière qui a déjà fait savoir par le passé qu'elle ne voulait pas «verser un sou de plus» pour le plan de Bruxelles, estimant avoir déjà «fait son devoir» européen en débloquant 32 milliards d'euros sur deux ans pour soutenir l'économie outre-rhin. Angela Merkel ne prendra pas de nouvelles mesures avant que son gouvernement ne se réunisse en janvier pour faire le point sur les mesures déjà prises.