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30 novembre 2008 7 30 /11 /novembre /2008 00:30
La crise quelle aubaine ?
par anidom - 121 hitsflux RSS de ce reporter Flux RSS de ce reporter flux RSS de ce theme Flux RSS de Tribune Libre

 

Pour dégraisser.

Pour les salariés, il y deux sortes de sanctions patronales consécutives à cette crise qui prolonge, il faut l’écrire les réformes de ce gouvernement qui, bien avant le crash boursier de Leman Brothers, mettaient la France sur les genoux, la croissance devenant de plus en plus réduite par la faiblesse de la consommation.

Alors, nous assistions à deux formes d’actions patronales la mise en chômage technique de 16 à 37 jours pour le groupe PSA, principalement, dans l’industrie automobile porteuse de nombreux emplois pour ses salariés, et pour ses sous traitants, jusqu’à la fin des fêtes de fin d’année, et puis les autres, ceux que l’on jette au chômage, qui ne reverront plus leur emploi, pour eux c’est fini. La crise permet donc toutes les actions, c’est l’argument massue qui laisse les salariés sans véritable action et l’on ne voit pas comment pourraient-ils s’en échapper.

Avec 46 900 demandeurs d’emploi de plus, fin octobre, le chômage enregistre sa plus forte hausse, + 2,4 % en un mois, + 4,4 % en un an. Et surtout, symboliquement, ce huitième mois consécutif d’augmentation a fait franchir de nouveau au nombre de sans-emploi le cap des deux millions. C’est une mauvaise nouvelle que laissaient entrevoir, avant même la crise financière, le ralentissement de l’économie et la kyrielle de plans sociaux. Le chômage passe maintenant au dessus de la barre des 2 millions de personnes les annonces de fermetures provisoires ou définitives se multiplient. Des marques emblématiques sont malmenées comme la moutarde Maille de Dijon ou la Camif. Un colossal pourvoyeur d’emplois est directement touché, le secteur de l’automobile, cliquez ici .

Quelques informations,

PSA Citroën, le groupe a annoncé le 20 novembre la suppression de 3.550 emplois en France par des départs qu’il affirme « volontaires ». Pour ceux mis en chômage technique les salariés recevront l’intégralité de leur rémunération pour ces jours chômés

Renault,

Le constructeur a détaillé le 9 septembre un plan social de 4.000 “départs volontaires” en France, dont 1.000 dans son usine de Sandouville (Seine-Maritime). L’entreprise a annoncé le 25 septembre la suppression de 2.000 emplois supplémentaires dans ses filiales européennes, dont 900 en France. Ces fermetures temporaires prendront la forme de “journées non travaillées”, traditionnellement placées sur des périodes de vacances, a précisé le groupe fin octobre. Dans le cadre d’accords sur les 35 heures signés depuis 1999, ces “journées non travaillées” ne doivent pas entrainer de pertes de salaires.

Bridgestone,

La production de la seule usine française du groupe japonais Bridgestone, qui fabrique des pneumatiques à Béthune (Pas-de-Calais), sera arrêtée 21 jours d’ici fin 2008, a annoncé la direction début octobre. L’usine emploie 1.200 personnes en CDI.

Ford,

L’usine Ford de Blanquefort (Gironde) emploie 1.600 salariés pour la fabrication de boîtes de vitesse automatiques à destination du marché américain. Elle reprendra sa production le 5 janvier après six semaines de chômage technique.

Renault Trucks,

Le constructeur de poids lourds Renault Trucks (groupe Volvo) a annoncé la mise en place de 90 jours “maximum” de chômage partiel en 2009 car “les commandes, aujourd’hui, ne permettent pas de couvrir l’année 2009 en charge de travail”. Ces mesures concerneraient les usines de Lyon, Bourg-en-Bresse (Ain) et Blainville-sur-Orne (près de Caen, Calvados).

Toyota,

En France, l’usine Toyota d’Onnaing (Nord, 4.000 salariés) va fermer ses portes pendant deux semaines en décembre et une semaine en mars. Le site va également réduire sa production de 20% à partir de février pour répondre à la baisse des commandes, a-t-on appris le 25 novembre. La CGT affirme que ce plan de réduction de la production entraînera le départ de plus de la moitié des intérimaires (450 sur 750). La direction n’a pas confirmé ce chiffre.

Valéo,

La direction de l’usine Valeo (équipementier automobile) située à Mondeville près de Caen (515 salariés) a annoncé le 27 novembre aux syndicats “10 jours de chômage partiel en décembre et au minimum 5 jours en janvier”. “Pour un opérateur de base, cela signifie une perte de salaire de 175 à 250 euros sur un salaire net de 1.300 euros, pour le mois de décembre”, a indiqué le délégué CFDT.

Mefro,

L’usine de l’équipementier automobile Mefro à la Chapelle-Saint-Luc (Aube), qui fabrique des jantes en acier, fermera une semaine par mois en 2009 sauf l’été, et les 600 salariés seront mis au chômage partiel, en raison d’une baisse annoncée de 20% de l’activité, a indiqué la direction le 26 novembre.

Michelin,

Michelin a décidé des mesures de chômage partiel pour les 1.300 salariés de l’usine de Joué-les-Tours (Indre-et-Loire) et sa fermeture pendant quinze jours, en raison de la baisse du marché automobile, ont annoncé les syndicats le 25 novembre. La perte de salaire [pour les employés] est énorme, 40% minimum”, a déclaré à l’AFP le secrétaire (Sud) du comité d’entreprise.

Peugeot cycles,

Le constructeur de deux-roues a annoncé le 2 octobre qu’il allait supprimer 250 emplois sur 1.050 dans le cadre d’un plan de départs volontaires dans ses usines de Mandeure (Doubs) et de Dannemarie (Haut-Rhin).Le constructeur achèvera courant 2009 le transfert en Chine des modèles de 50 cm3.

Arcelor Mittal,

Le premier sidérurgiste mondial a annoncé le 27 novembre qu’il envisageait de supprimer jusqu’à 9.000 emplois dans le monde, dont 6.000 en Europe occidentale. Les départs se feront sur une base “volontaire”, a précisé le groupe.

Arkema,

Le groupe de chimie Arkema a indiqué le 20 novembre qu’il allait réduire courant décembre sa production sur douze sites dans le monde, dont neuf en France. Les sites concernés fabriquent des polyamides et du plexiglas à destination de l’industrie automobile, ainsi que du PVC pour le bâtiment.

Rhodia,

Le chimiste français (3.800 salariés dans l’Hexagone) a annoncé en novembre que sa production serait réduite de 40% à 60% sur trois sites en France produisant des polyamides, utilisés dans les textiles et moquettes des voitures : à Valence (Drôme, 200 salariés), Belle-Etoile (Rhône, 400 salariés) et Chalampé (Haut-Rhin, 800 salariés).

Amora Maille,

Passé sous la coupe d’Unilever en 2000, Amora Maille a annoncé le 20 novembre la fermeture de son site historique de Dijon (Côte d’Or), fondé en 1900, et de celui d’Appoigny (Yonne) d’ici le 31 décembre 2009.

La Camif,

La Camif, fondée en 1947 à Niort à l’initiative de la Mutuelle des instituteurs Maif pour permettre aux enseignants de s’équiper après la guerre, a supprimé 946 postes : 780 issus de Camif Particuliers, mis en liquidation judiciaire le 27 octobre, et 166 postes de la maison mère Camif SA, placée le 27 octobre en redressement judiciaire avec une période d’observation de six mois.

Bata,

A annoncé le 7 novembre un plan “stratégique” sur trois ans. A la clé, la fermeture de 27 magasins et la suppression de 83 emplois dès 2009. Vingt-sept autres magasins bénéficieront “de mesures ultimes de redressement”, selon Bata France Distribution qui compte en tout 1.022 salariés et 196 magasins.

La Redoute,

La Redoute (Redcats, PPR) a annoncé le 21 octobre la suppression de 672 emplois sur quatre ans. La société fermera notamment ses 81 points de contacts avec la clientèle en France (430 salariés).

Google,

A confirmé lundi qu’il prévoyait de licencier quelque 10 000 employés « occupant un poste temporaire », comme des intérimaires par exemple, au sein du groupe.

Ares,

Actuellement en pleine phase de restructuration, la société a par ailleurs reçu l’autorisation du Tribunal d’Evry pour procéder au licenciement de 119.

Et la liste est longue.

La France, qui pourrait voir remonter son taux de chômage de 7,2 % aujourd’hui à 8,3 % fin 2009, soit 370 000 chômeurs supplémentaires, résiste mieux que la moyenne des pays de la zone euro. Il n’empêche : cette reprise du chômage remet en cause les fondements mêmes de la politique mise en ?uvre par Nicolas Sarkozy au nom du «travailler plus pour gagner plus». L’exonération de charges et d’impôts pour les heures supplémentaires voit ses effets se tarir, les entreprises pouvant difficilement y recourir avec des carnets de commandes vides. De même, l’entrée dans une quasi-récession ne va guère faciliter la mise en ?uvre du revenu de solidarité active (RSA), Le Monde.fr cliquez ici.

Voire aussi mon article encore plus de chômeurs, cliquez ici.

Pouvait-il en être autrement depuis que des gens sensés tirent la sonnette sur la politique néfaste de ce gouvernement. Les jeunes ont été les premiers touchés et le gouvernement introduit la possibilité de travailler jusqu’à 70 ans, un non sens. Certes, comme je l’ai écrit dans mon précédent article c’est la quadrature du cercle, mais dans ce cas on ne favorise pas la possibilité d’heures supplémentaires défiscalisées qui coûtent les yeux de la tête sans apporter vraiment du pouvoir d’achat.

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La carte des mesures de chômage partiel publiée par le Monde.fr.

En trois mois, près de 100 000 chômeurs supplémentaires ont été enregistrés dans la catégorie de référence de l’ANPE (disponibles pour un emploi à temps plein et à durée indéterminée). Et l’avenir s’annonce sombre. L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) prévoit que le taux de chômage de la France passera à 8,2 % en 2009 et 8,7 % en 2010, contre 7,2 %, au deuxième trimestre 2008. L’Insee fera connaître le taux du 3e trimestre le 4 décembre, voire l’article cliquez ici.

Nous avons une politique à la petite semaine, sans vrai programme seulement au coup par coup en essayant de faire face au plus urgent. L’exemple des SDF dont on découvre presque maintenant leur misère alors que plus de 200 sont morts dans la rue depuis le début de l’année, quel honte pour notre pays, Et l’on voit maintenant Christine Boutin s’en émouvoir et Sarkozy de dire à la télé que le respect des droits et des pensées de l’homme ne peuvent être transigés, il faut donc les laisser crever !!!!

Un homme et sa politique celle de l’argent qui à son âge n’a pas encore compris qu’un pays c'est  un tout. Un pays ou l’on meurt dans la rue ou le bois de Vincennes est un mouroir, ou l’on fait des réformes dans une situation mondiale économique fragile pour je ne sais quel objectif alors qu’il faut agir avec prudence. Pierre Bérégovoy disait que la gestion de la France revenait à faire du fil de ferrisme tant étaient délicats les compromis budgétaires. Dans ces conditions on ne fait pas ce bouclier fiscal, on ne bouleverse pas la télévision Française alors que justement c’est la droite qui en à fait la privatisation de l’ORTF quelle nécessité y avait-il de tout chambouler. Et cette privatisation de la poste mise en stand-by à quoi sert-elle sinon à faire faire des profits à des groupes d’actionnaires, le courrier sera t-il mieux distribué non alors ?

Ces personnes au chômage technique comment vivent-elles cette période même si pour certaines leur rémunération reste inchangée. Et celles qui ont perdu définitivement leur emploi, quelles perspectives ont elles de retrouver du travail dans cette situation alors que d’autres en recherchent depuis plusieurs mois voire des années. Elles ne sont pour rien dans cette crise dont profite le patronat pour dégraisser, elles payent comme nous tous les abus du capitalisme tant prôné par Sarkozy. En outre tout augmente, il n’y a plus aucun frein à l’escalade des prix, plus aucune régulation, chacun fait ce qu’il veut pour gagner de l’argent, le gouvernement perd pieds, il ne sait plus comment faire on ne l’entend plus, il est dépassé par ses réformes et il créé des taxes les unes après les autres.

On semble se consoler en évoquant des départs volontaires comme si ce n’était rien, on a réussit à banaliser le chômage, ils partent volontairement, mais après il faut vivre et qui paye, nous tous qui avons déjà beaucoup de mal pour vivre.

 

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