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8 décembre 2008 1 08 /12 /décembre /2008 22:05
Une très bonne proposition que l'on pourrait appliquer à Mr Mittal
Benoit Hamon: refuser les plans sociaux d'entreprises bénéficiaires

 

Le PS réfléchit à la possibilité pour "l'administration du travail" de refuser "le dépôt des plans sociaux" par des "entreprises qui gagnent de l'argent", et pour les syndicats de disposer de cette arme face à la crise, a déclaré lundi le porte-parole Benoît Hamon.


Le PS réfléchit à la possibilité pour "l'administration du travail" de refuser "le dépôt des plans sociaux" par des "entreprises qui gagnent de l'argent", et pour les syndicats de disposer de cette arme face à la crise, a déclaré lundi le porte-parole Benoît Hamon.

Lors de son premier point presse, l'eurodéputé, interrogé sur cette proposition qu'il a faite dimanche de rétablir l'autorisation administrative de licenciement, a affirmé: "Ce à quoi nous réfléchissons, c'est la possibilité aujourd'hui pour l'administration du travail (...) de refuser le dépôt des plans sociaux d'entreprises qui gagnent de l'argent".

"Sous quelle forme ? En tout cas, sous contrôle du juge et en lien avec l'administration du travail, nous voulons que, demain, il y ait la possibilité de ne pas accepter un plan social d'une entreprise qui gagne de l'argent en France comme elle en gagne au niveau international", a-t-il martelé.

"Nous réfléchirons aussi avec les organisations syndicales (...) sur les moyens qui peuvent être donnés aux partenaires sociaux de disposer de ces instruments à l'intérieur des entreprises qui empêchent la mise à exécution de ces stratégies", a précisé M. Hamon.

M. Hamon juge "inadmissible que dans un contexte de crise sociale", "parfaitement indécent et immoral" des entreprises qui gagnent de l'argent ayant une "responsabilité morale et une responsabilité sociale", ajoutent des "destructions d'emplois".

M. Hamon a prophétisé "une crise sociale dont nous pensons objectivement qu'elle sera bien plus sombre que les analyses les plus pessimistes".

Benoît Hamon avait exhorté dimanche le gouvernement à rétablir "une forme d'autorisation administrative de licenciement pour les licenciements boursiers afin d'empêcher cette casse de l'emploi telle qu'elle s'opère aujourd'hui".

L'autorisation administrative de licenciement a été supprimée en 1987. Depuis cette date, l'employeur n'a plus à demander l'autorisation de l'administration pour procéder à des licenciements économiques, sauf s'il s'agit de salariés protégés par un mandat ou ancien mandat de représentant du personnel.

Toutefois, pour les licenciements d'au moins dix salariés, l'administration peut faire des propositions à l'employeur pour améliorer le plan social.

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