Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
12 décembre 2008 5 12 /12 /décembre /2008 10:01
On se fout littéralement de nous !!!
Le gaz enflamme les esprits

leJDD.fr
>> Après avoir évoqué une possible hausse des prix du gaz, le gouvernement a finalement annoncé mercredi un gel des prix pour l'hiver. Mieux encore, une baisse pourrait être envisageable pour avril. Une fausse bonne nouvelle selon les associations de consommateurs, qui réclament une baisse immédiate et déplore l'absence de communication autour des modalités de calcul.

En ce contexte de crise, le gouvernement pensait faire son petit effet en annonçant un gel des prix du gaz. Raté, à en croire les associations de consommateurs. "Le gouvernement prend l'engagement de ne pas augmenter le prix du gaz pendant toute la période de l'hiver", annonçait fièrement mercredi Luc Chatel lors du compte rendu du Conseil des ministres. Un soulagement, après les rumeurs ces dernières semaines d'une possible hausse des prix. Cerise sur le gâteau: selon le porte-parole du gouvernement, une baisse des prix du gaz n'est pas à exclure pour le printemps. "En avril, si les prix du pétrole sont maintenus à des niveaux aussi bas que maintenant, le gouvernement pourrait envisager de baisser le prix du gaz".

Pourtant, la prétendue bonne nouvelle est loin de faire l'unanimité. "La vraie bonne nouvelle aurait été d'annoncer une baisse des prix", explique Christelle Paulo, chargée de mission Energie chez UFC Que Choisir au JDD.fr. "C'est maintenant que les gens en ont besoin, pas dans cinq mois ! D'autant plus qu'en hiver, notamment avec le chauffage, les foyers consomment plus", rappelle-t-elle. Pire encore, cette annonce provoque l'incompréhension au sein des consommateurs. "On a du mal à comprendre. Jusqu'à présent, chaque augmentation des prix du gaz était liée à la hausse du pétrole. Et aujourd'hui, alors que pour une fois le pétrole baisse, les prix du gaz, eux, ne diminuent pas", déplore Christelle Paulo. Luc Chatel rappelait mercredi qu'il existe toujours un décalage entre l'évolution des prix du gaz et ceux du pétrole. Problème: cela fait déjà cinq mois que les prix du pétrole ont commencé à diminuer. Depuis juillet dernier, en effet, le baril de brut a perdu plus des deux tiers de sa valeur et s'échange actuellement aux alentours de 44 dollars.

Une hausse de 15,2% sur un an

Mais au fond, ce qui dérange le plus, c'est la façon dont les prix sont calculés. "GDF Suez garde secrète sa formule d'indexation (ndlr : calcul des coûts), ce qui rend les choses plus compliquées. Comment dans ces conditions comprendre et accepter les chiffres que l'on nous communique?", s'interroge Christelle Paulo. Car dans certains pays, la formule d'indexation est rendue publique, et apparait notamment sur les factures. C'est par exemple le cas de la Belgique, qui vient justement d'annoncer une baisse des prix du gaz au premier trimestre 2009. "La Belgique baisse ses prix, pourquoi pas nous? Là, on ne nous explique rien, on se contente de nous mettre devant le fait accompli" conclut la responsable du service énergie de l'association.

Depuis le début de l'année, la France a connu trois hausses des tarifs du gaz : en janvier (+4%), en avril (+5,5%) et en août (+5%). Soit, selon les différents coefficients, une augmentation totale de 15,2%. Une hausse conséquente qui représente tout de même quinze euros de plus par mois pour un foyer se chauffant au gaz.

Partager cet article
Repost0

commentaires