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15 décembre 2008 1 15 /12 /décembre /2008 23:47

Benoît Hamon : La France est dans une situation de poudrière sociale.

 

Source : Libération

 

Hamon: la France est dans «une situation de poudrière sociale»
«Il y a une convergence aujourd’hui des combats des salariés dans le public comme dans le privé», selon le porte-parole du PS, qui voit «une forme de radicalité qui monte et qui s’exprimera d’une manière ou d’une autre».
Le porte-parole du PS Benoît Hamon a estimé ce matin que la France était dans «une situation de poudrière sociale évidente», soupçonnant le gouvernement de chercher «l’épreuve de force», notamment face à la contestation lycéenne.

«Quand on ajoute le travail le dimanche, la retraite à 70 ans à une situation déjà extrêmement explosive tant dans le public que dans le privé, chez les jeunes comme chez les moins jeunes, on a une situation de poudrière sociale évidente», a déclaré Hamon sur France 2.

«Il y a une forme de radicalité qui monte et qui s’exprimera d’une manière ou d’une autre dans les mois qui viennent et moi je pronostique que de cette crise sociale naîtra forcément une crise politique», a ajouté l’eurodéputé.

Selon le porte-parole du PS, «il y a une convergence aujourd’hui des combats des salariés dans le public comme dans le privé qui amènera forcement à ce que se noue en 2009 un conflit social fort».

Evoquant aussi la contestation lycéenne contre la réforme du ministre de l’Education Xavier Darcos il s’est demandé «si le gouvernement ne cherche pas l’épreuve de force pour ensuite s’inquiéter des conséquences de celle-ci». «Je pense qu’il pousse aujourd’hui à l’affrontement (…) à force de refuser le dialogue, il cherche l’épreuve de force sociale», a-t-il dit.

Benoît Hamon s’exprimait juste avant que le ministère de l’Education n'annonce une prolongation des
«discussions» sur la réforme de la classe de seconde, qui sera «repoussée» et n’entrera pas en vigueur comme prévu à la rentrée 2009.

 

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commentaires

M
<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> France TV entérine la fin de la pub après 20h dès le 5 janvier<br /> France Télévisions a entériné ce mardi la suppression de la publicité sur ses chaînes à partir du 5 janvier après 20h00, avant même la promulgation de loi sur l'audiovisuel dont le passage au Sénat a été reporté au mois de janvier.<br /> Les grilles de programmes à partir du 5 janvier 2009, préparées de longue date, tiennent déjà compte de la suppression de la publicité. Elles "ne peuvent plus être modifiées au risque de déstabiliser à la fois l'entreprise et son public", précise le groupe de télévision dans un communiqué publié à la suite de son conseil d'administration réuni dans la matinée.<br /> Les députés ont adopté vendredi dernier la suppression de la publicité sur France 2, France 3, France 4 et France 5 entre 20h00 et 06h00 à compter du 5 janvier, avant sa suppression totale prévue fin 2011, en même temps que la disparition de la diffusion de télévision en analogique en France.<br /> Un vote solennel est prévu mercredi au plus tôt à l'Assemblée nationale sur l'ensemble de la réforme de l'audiovisuel public, après près de trois semaines de retard, à la suite de la bataille d'amendements menée par la gauche, tandis que l'examen des textes est désormais prévu à partir du 7 janvier au Sénat.<br /> France Télévisions précise aussi que son projet de budget 2009 prévoit une perte nette de 94,6 millions, hors coût de transition au passage à l'entreprise commune, contre une perte de 116 millions d'euros prévue pour 2008.<br /> Une enveloppe de 450 millions d'euros a été inscrite dans la loi de finances 2009 afin de compenser le manque à gagner dû à la suppression partielle de la publicité.<br /> Les députés ont entériné lundi la création de deux nouvelles taxes : l'une de 0,9% sur le chiffre d'affaires des opérateurs télécoms - qui devrait rapporter jusqu'à 380 millions d'euros - et l'autre représentant entre 1,5% et 3% sur les recettes publicitaires des chaînes privées "en fonction des évolutions conjoncturelles".<br /> <br /> <br /> A quoi sert le parlement alors? Alors que Tsarko 1er l'avait dit pendant sa campagne:<br /> <br /> «Je donnerai plus de pouvoir à L'Assemblée Nationale »<br /> <br /> Marc.<br />
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J
<br /> je le mets sur le blog<br /> <br /> <br />
M
<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> Evidemment, comme d'habitude, ce sont les autres qui ne comprennent rien! Quel pédagogue, ce Darcos! Rassurez-vous! Il n'y a pas de loi Darcos! Dormez, Braves gens!<br /> <br /> <br /> La Fidl dit ne pas vouloir "tomber dans le piège des annonces du ministre", et réclame le "retrait pur et simple" du projet. "Les lycéens n'ont pas été dupes, ils savent que la stratégie de Darcos est de reculer pour mieux nous arnaquer plus tard", a déclaré Alix Nicolet, présidente du syndicat.<br /> Même tonalité du côté des étudiants des Instituts universitaires de technologie (IUT) et du syndicat Unef qui entendent s'engouffrer dans la brèche et ont également manifesté mardi un peu partout en France.<br /> Une autre journée nationale de manifestations est prévue jeudi sous l'impulsion toujours de la Fidl et d'un autre syndicat, l'Union nationale lycéenne (UNL).<br /> "Je crains que leur manif n'ait pas beaucoup d'objet, une manifestation contre la loi Darcos n'a pas d'objet puisqu'il n'y a pas de loi Darcos", a déclaré le ministre sur Europe 1.<br /> Frédéric Lefebvre, porte-parole de l'UMP, a démenti pour sa part toute reculade de Xavier Darcos, qui a pris sa décision en liaison avec le président Nicolas Sarkozy. "Il n'y a aucun recul, nous sommes déterminés à la faire. Une réforme du lycée est incontournable", a-t-il dit mardi dans Le Parisien.<br /> "Je préfère qu'on me trouve trop prudent qu'inconséquent", s'est justifié Xavier Darcos. "Ce n'est pas seulement un mouvement lycéen (...) Les casseurs qui courent dans les quartiers n'ont qu'une assez vague idée de la réforme de la seconde", a-t-il estimé.<br /> Les organisations lycéennes elles-mêmes ont été surprises par la spontanéité du mouvement, qui a débuté d'emblée par des blocages d'établissement.<br /> La semaine dernière, des heurts ont eu lieu avec les forces de l'ordre. Lundi, un adolescent a été blessé à la jambe par des éclats de verre lors d'une manifestation devant le lycée Pierre-Brossolette de Villeurbanne, dans la banlieue lyonnaise, selon la préfecture de police du Rhône.<br /> <br /> Inconséquent...il l'est, Darcos! <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> Marc.<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br />  <br />
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M
<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> On peut faire reculer Tsarko 1er! Darcos, t’es foutu ! Ta réforme est dans la rue ! <br />  <br /> «On fête l'aveu de faiblesse de Darcos»<br />  <br /> Au Lycée Voltaire, à Paris, enseignants, parents et élèves se félicitent du recul du ministre sur la réforme du lycée même si «la bataille continue».<br /> «Avec tout ce qu'on avait préparé à manger, on n'allait quand même pas annuler à la dernière minute», lance mi-sérieuse, mi-blagueuse une Prof de Sciences économiques et sociales au lycée Voltaire à Paris, elle est l'une des instigatrices de ces «réveillons revendicatifs» organisés ce lundi soir dans une poignée de lycées à Paris et dans de nombreux d'établissements en province. Principe de départ: une soirée de débats et de mobilisation contre la réforme du lycée, rassemblant enseignants, élus, parents et élèves. Mais, hier matin, contre toute attente, le ministre Xavier Darcos a opéré un brusque recul, annonçant le report d'un an de l'ensemble de la réforme.<br /> «Et dire, qu'il y a encore deux jours, il se disait "droit dans ses bottes", déterminé à passer en force....», pouffe un enseignant.. Son collègue de renchérir, la mine réjouie: «Ce soir on fête le recul du ministre, son aveu de faiblesse. Même si, on n'est pas dupe, il ne va pas lâcher sa réforme aussi facilement... Et puis réforme ou pas, les 13.200 suppressions de postes sont toujours au programme.» D'où le maintien de la mobilisation ce soir, «parce qu'il faut continuer à se battre»<br /> Hier soir, au lycée Voltaire, le pari est réussi: la salle des profs est remplie. A côté de la trentaine de profs présents, on compte plusieurs poignées d'élèves, pour la plupart en classe de première et de terminale. Ils ne seront pas directement concernés par la réforme du lycée, et pourtant ils sont «ultra motivés» disent-ils. «Parce que le gouvernement veut détruire le système qui nous a formé», s'indigne Maud. En terminale scientifique, elle dénonce pêle-mêle le manque de profs, les classes surchargées et cette réforme qui prévoit de découper l'année en deux semestres. «Les secondes vont se retrouver avec plein d'options au choix. Et à part semer de la confusion, je ne vois pas ce que cela va apporter!»<br /> «On va enfin pouvoir se pencher sur la réforme»<br /> 20 heures 30. Arrivent plusieurs représentants de parents d'élève, sortant des rituels conseils de classe de fin de trimestre. Chips dans une main, sandwich au camembert dans l'autre, Brigitte, représentante de la FCPE, parle de l'inquiétude de parents «complètement perdus dans toutes ces mesures.» Pour elle, le report de la réforme est un soulagement. «On va enfin pouvoir se pencher sur les textes et expliquer aux parents à quoi il faut s'attendre.»<br /> Accoudée à la table, Frédérique, mère de quatre enfants et représentante des parents d'élèves depuis «très longtemps». Les réformes, les grèves et les rencontres avec les profs, elle connaît. En revanche, c'est la première fois qu'elle voit les directeurs d'établissement si inquiets par une réforme. «La preuve qu'il ne s'agit pas d'un clivage politique. Mais d'une attaque en règle contre l'Education nationale. Car avec des matières optionnelles et semestrielles, les élèves ne vont rien en retenir? Rien, peanuts. Fini l'esprit d'analyse, des fois qu'ils se mettent à réfléchir»,grince t-elle, avant d'aller se servir de la salade de fruit. <br />  «Chacun a apporté quelque chose à manger, c'est très sympa», s'enthousiasme quant à elle une enseignante tout en découpant sa tarte blettes-poireaux «préparée hier soir entre trois copies». Ravis de leur premier réveillon revendicatif, quelques collègues réfléchissent déjà à une prochaine date. «Pour finir les restes. Et pourquoi pas pour fêter un nouveau recul de Darcos... Sur le primaire par exemple!»<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> Marc.<br /> <br />
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