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18 décembre 2008 4 18 /12 /décembre /2008 01:16

Aubry attaque Sarkozy sur le travail le dimanche

Martine Aubry attaque Nicolas Sarkozy sur le travail le dimanche, dénonçant «un petit arrangement entre amis». L’occasion pour la première secrétaire de montrer l’image d’un parti qui tourne la page du congrès et des divisions.

 

Martine Aubry, première secrétaire du PS.

Martine Aubry, première secrétaire du PS. (Reuters)

«Désolé, on travaille, donc c’est un peu long». A son arrivée devant les journalistes qui l’attendent au siège du PS pour un «point-presse», la première secrétaire Martine Aubry explique son retard de 40 minutes. Elle sort juste du secrétariat national. Ambiance travail. C’est du moins l’image que le PS veut donner de lui-même, pour mieux tourner la page des divisions internes.

La première secrétaire égrène les sujets abordés quelques minutes plus tôt. Limite scolaire dans la présentation, Martine Aubry annonce un plan en trois parties, pardon, «trois sujets majeurs»: la crise économique et sociale, la réforme audio-visuelle et le travail le dimanche.

«Vivre bien, c’est avoir le temps, du temps pour soi, du temps pour ne rien faire»

Accompagnée du porte-parole Benoît Hamon, chacun a sa partie. Lui l’audio-visuel et le recul de Darcos sur la réforme du lycée. Elle le travail le dimanche. Martine Aubry s’engage alors dans un plaidoyer pour «le temps libre» «une société du matérialisme absolue».

Reprochant «le cynisme» de Sarkozy – «c’est vraiment profiter de la crise pour reculer» – elle dénonce un gouvernement qui «légalise une situation (à Plan de campagne, à Marseille ndlr) qui n’était pas légale». «C’est un petit arrangement entre amis», attaque Aubry. «Les élus UMP de Marseille veulent légaliser (la zone commercial de) Plan de campagne. Ceux de Lyon ne veulent pas d’ouverture le dimanche». La première secrétaire dénonce donc la décision permettant aux magasins d’ouvrir le dimanche sans restriction dans les agglomérations des zones frontalières d’un pays ouvrant lui-même le dimanche. «Lyon ne sera pas concerné, comme l'Italie n'ouvre pas ses magasins le dimanche. Lille si. Ça fait toujours plaisir de nous envoyer ce petit cadeau», ironise celle qui est aussi maire de Lille et présidente de la communauté urbaine de Lille Métropole. Elle annonce déjà qu’elle s’opposera à l’ouverture dominicale des magasins.

A l’opposé, Martine Aubry vante une société qui donne «la capacité de vivre bien». Et Aubry de lancer, un brin lyrique: «Vivre bien, c’est avoir le temps, du temps pour soi, du temps pour rien faire, pour ses enfants, ses amis, ses hobbies – et non les lobbies, qui sont très présents ici ! – du temps pour vivre. Pour certains, c’est aussi le temps de la spiritualité. Et comment se rencontrer si chacun n’a pas le même jour de repos ? Une société a besoin de pauses».
et contre

Task-force sur la crise

Si Martine Aubry rentre dans le détail et prend le temps d’exposer ses arguments, c’est pour mieux donner l’image d’un PS au travail, «qui critique» mais «propose aussi». Benoît Hamon a d’ailleurs rappelé que le 31 janvier, le parti présentera son plan anti-crise, avec d’ici là la mise en place d’«une task-force» chargée de faire «l’audition»

Le porte-parole du PS prend soin d’attaquer le pouvoir en place aussi bien sur la réforme de l’audiovisuel que sur le «report de la réforme du lycée, qui ne signifie pas un renoncement à la politique éducative de Nicolas Sarkozy», responsable «d’un plan social» dans l’éducation, accuse Hamon.

Quant au bureau national de ce soir, qui doit réunir partisans de la direction et soutiens de Royal, il ne veut pas y voir un problème. «Ce sera un bureau national, tout le monde s’exprimera», se borne-t-il à dire. Avant d’ajouter : «Il est temps que le PS ne soit plus que sur un seuil terrain: celui des luttes sociales».

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