
Jean SCHEPMAN
Conseiller Général du Canton d'Hondschoote depuis 1994
Vice-Président du Conseil Général Chargé de l’Environnement,
du Cadre de Vie, de la Politique de Préservation de l’eau, et de l'Agenda 21
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L'ancien préfet du Var Jean-Charles Marchiani s'est vu notifier mardi une grâce présidentielle qui réduit de six mois la peine d'emprisonnement de trois ans qu'il purge actuellement pour corruption, a-t-on appris de source judiciaire.
Cette grâce ne lui permet pas de sortir de prison immédiatement mais de bénéficier dans les prochaines semaines d'une libération conditionnelle ou de remises de peine classiques, a-t-on précisé de même source.
Sollicité, l'Elysée n'a pas souhaité faire de commentaire.
M. Marchiani a été condamné pour avoir perçu des commissions occultes dans le cadre de la passation de marchés. Ce proche de l'ancien ministre de l'Intérieur Charles Pasqua s'est fait connaître en participant à la libération des otages français au Liban en 1988. Il comparaît actuellement devant le tribunal correctionnel de Paris dans l'affaire de la vente d'armes présumée illicite à l'Angola.
Nicolas Sarkozy avait demandé en novembre à la ministre de la Justice Rachida Dati de lui fournir une liste de 40 détenus particulièrement méritants (on croit réver !!!)qui pourraient bénéficier de grâces individuelles à l'occasion des fêtes de fin d'année.
Les syndicats se sont élevés contre ce qu'ils considèrent comme le fait du prince, (non du mini tzar !)alors que la traditionnelle grâce du 14-Juillet permettait chaque année la libération anticipée de 3.500 détenus de prisons surpeuplées. Le nombre de personnes incarcérées en France au 1er novembre a augmenté de 0,9% par rapport au 1er octobre, passant de 63.185 à 63.750.
Evoquant ce mois-ci la possibilité que l'ex-préfet bénéficie d'une mesure de grâce exceptionnelle, la CGT-Pénitentiaire avait estimé que "les critères de méritocratie du pouvoir sont bien particuliers". "Quel acte de bravoure que de séjourner dans le quartier VIP (personnalités, ndlr) de la prison de Paris-la-Santé", s'indignait le syndicat, dénonçant des "pratiques scandaleuses".
Depuis son arrivée à l'Elysée en mai 2007, le président de la République se refuse à procéder à des mesures de grâce collective, contrairement à ses prédécesseurs, mais juge les grâces individuelles utiles "pour des raisons humanitaires ou exceptionnelles".
Dans un courrier à la garde des Sceaux rendu public par l'Elysée en novembre, Nicolas Sarkozy expliquait vouloir récompenser les condamnés qui "font preuve d'une détermination hors du commun à suivre une formation professionnelle, à rechercher un emploi ou à suivre des soins pour que leur sortie se déroule dans les meilleures conditions" ou d'autres qui ont fait "par leur comportement à l'occasion d'une situation particulière, la preuve d'un courage ou d'une solidarité exemplaire". AP