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28 décembre 2008 7 28 /12 /décembre /2008 16:33
Merci Marc P
Pour répondre à la crise, les socialistes veulent élaborer un "contre-plan de relance"

L'élaboration d'un "contre-plan de relance" constituera la priorité du Parti socialiste lors des premières semaines de l'année 2009. Les mesures de ce "contre-plan" seront discutées lors d'une réunion du secrétariat national prévue le 13 janvier. Le 1er février, les premiers secrétaires des 3 200 sections de base du PS se réuniront salle de la Mutualité, à Paris, pour un rassemblement qui sera largement consacré aux "réponses des socialistes face à la crise".

 

Martine Aubry estime que le plan de relance présenté par Nicolas Sarkozy est "vraiment trop faible". La première secrétaire du PS juge en particulier que le volet consacré au logement et les mesures de relance de la consommation manquent d'ampleur. Elle préconise notamment le blocage des loyers dans les zones de fortes hausses, voire, "en cas d'urgence", la réquisition de lieux publics et de logements vides. Selon Didier Migaud, président de la commission des finances de l'Assemblée nationale et conseiller de Mme Aubry pour les finances et la fiscalité, "la France a besoin d'un plan de relance massif, global, équilibré et d'effet immédiat".

 

RENOUVELER LE DISCOURS

 

L'élaboration du "contre-plan" socialiste sera un test pour la nouvelle direction. Elue sur une ligne très "antilibérale", celle-ci rassemble des alliés dont les positions sont plutôt hétérogènes. Alors que la "feuille de route" élaborée par la majorité rassemblée autour de Mme Aubry s'est contentée de reprendre certaines propositions contenues de longue date dans le programme du PS, le contre-plan devra s'efforcer de renouveler le discours de la gauche.

 

Issu de la motion Delanoë, Michel Sapin, proche de François Hollande, a été confirmé à son poste de secrétaire national à l'économie. Il est attaché à un équilibre entre politique de la demande (mesures classiques de relance de la consommation) et politique de l'offre (baisse de l'impôt sur les sociétés au titre des bénéfices réinvestis, exonérations de charges au titre de la politique salariale, notamment).

 

La gauche du PS, réunie derrière Benoît Hamon, privilégie davantage un renforcement des moyens d'intervention de la puissance publique en matière de politique salariale. Elle préconise une forte hausse du smic et relativise les conséquences liées à une dérive supplémentaire des déficits de l'Etat et de la Sécurité sociale.

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