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30 décembre 2008 2 30 /12 /décembre /2008 17:50
Urgences: les pouvoirs publics tiennent le même "discours" que "lors de la canicule de 2003", selon l'AMUF
AP | 30.12.2008 | 13:27

L'AMUF a déclaré mardi entendre sur l'hôpital le même "discours" que lors de la canicule de 2003 "où les pouvoirs publics ridiculisaient les alertes données par les urgentistes". Le syndicat de médecins urgentistes réaffirme que les services d'urgences et de réanimation sont "saturés" en Ile-de-France et dément tout "problème de régulation", comme l'a avancé Roselyne Bachelot suite au décès d'un homme pris en charge dans un service de réanimation plusieurs heures après un malaise cardiaque.

L'Association des médecins urgentistes de France (AMUF) demande "de nouveau des mesures immédiates pour permettre un accueil des malades dans les hôpitaux".

La ministre de la Santé a annoncé lundi avoir diligenté une enquête administrative "afin que toute la lumière soit faite" sur les circonstances ayant conduit au décès d'un homme victime samedi soir d'un malaise cardiaque à Massy (Essonne). Elle a jugé "incompréhensible" le fait qu'aucun lit n'ait été trouvé rapidement en réanimation pour secourir ce patient.

L'homme de 57 ans, pris en charge par les urgences de l'hôpital de Longjumeau, est mort tôt dimanche dans un hôpital parisien après plusieurs heures de recherches infructueuses d'une place en réanimation. La ministre a démenti tout "dysfonctionnement structurel", mais a fait état d'un "problème de régulation", alors que selon elle 11 lits étaient disponibles en région parisienne ce soir-là en réanimation.

"C'est la première fois en dix ans de syndicalisme qu'un ministre et ses conseillers fuient leurs responsabilités en rejetant la faute sur les médecins urgentistes, les infirmiers, les permanenciers des SAMU", accuse l'AMUF dans un communiqué. "Nous avions déjà entendu ce discours lors de la canicule de 2003 où les pouvoirs publics ridiculisaient les alertes données par les urgentistes". AP

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