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3 février 2009 2 03 /02 /février /2009 00:05

L’acidification des océans, phénomène inquiétant

   
La combustion excessive des énergies fossiles ne fait pas que provoquer le réchauffement prématuré de la planète, il entraine un nombre excessif d’effets dévastateurs sur le climat. Entre autres, cela provoque l’acidification des océans. Vous avez probablement déjà entendu ce terme auparavant, mais que signifie-t-il vraiment ? Vous retrouverez ici une explication de ce phénomène, des effets néfastes causés par ce dernier, ainsi que des liens faits avec des auteurs qui ont développé une pensée s’appliquant à ce phénomène.

Tout d’abord, il est bon de se renseigner sur le rôle que joue le CO2 puisqu’il est le principal élément responsable de l’acidification des océans. Après avoir été rejeté, le CO2 est absorbé par 3 ressources. En premier lieu, il y a une partie qui reste dans l’atmosphère. Ensuite, les plantes terrestres en absorbent une partie puis finalement ce sont les océans qui s’occupent de tout ce qu’il reste. Il y a donc plus de carbone dans l’océan que dans l’atmosphère puisque le CO2 est très soluble et que l’océan est plus vaste en nombre de molécules que l’atmosphère. Pour vous situer avec des chiffres, l’océan compte déjà 37 000 milliards de tonnes de carbone tandis ce que l’atmosphère en compte 800 milliards. De plus, chaque jour, 25 millions de tonnes de carbone se rajoutent aux nombres précédents. C’est donc cela qui provoque l’acidification des mers qui est en fait la diminution progressive du pH des océans.

   L’acidification des océans touche des zones importantes pour l’homme telle la pêche, le tourisme et d’autres activités économiques. Lorsque l’océan devient plus acide, la concentration de nutriments est affectée, car elle y est directement reliée. À l’extrême, ce phénomène affecte et risque de détruire toute la chaine écologique marine. Les nutriments (carbonate de calcium) servent à la formation des coquilles des mollusques tels que les moules, aux squelettes des échinodermes (oursins ou étoile de mer) ainsi qu’à la formation d’organismes unicellulaires tels que les planctons qui sont la base de la chaine alimentaire marine.  Des expériences ont démontré que les squelettes de ces organismes étaient déjà retrouvés régulièrement incomplets et que le taux de mortalité avait récemment augmenté… Imaginez en 2050, lorsque le taux de carbones atmosphériques aura doublé ! À ce moment, les squelettes externes de certains organismes marins commenceront à se dissoudre et ne pourront se reformer… Finalement, les coraux seront les premiers à se dissoudre puisqu’ils sont principalement constitués de carbonate de calcium. Les coraux ne pourront donc plus servir d’habitat aux anguilles, crabes, poissons hauturiers et à plusieurs autres. De plus, ils ont déjà perdu 20% de leur superficie.

La plupart des récifs auront disparu d’ici 2020 si le rythme du réchauffement de l’océan continu ainsi.  Si j’ajoute les propos de deux auteurs, ce seront ceux de Thoreau et de Jonas. Je crois qu’il serait bon de se rappeler le point de vue que Kant a défendu tout au long de sa vie qui porte sur l’univers alibilité. Cette pensée veut que chacun de nous se demande s’il aimerait vivre dans une telle ou telle situation. Je ne crois pas que Thoreau resterait muet face à ce changement qui est en train de se produire, car ce n’est pas agréable pour plusieurs êtres humains. Ceux qui habitent les iles qui seront dépourvues de la protection des récifs coralliens ou pour les personnes qui vivent de la pêche ou du tourisme n’apprécient surement pas le fait que nous ne faisons rien pour stopper l’acidification des océans et même que nous contribuons à la propagation toujours plus rapide du phénomène.  Finalement, Jonas dans la même suite d’idée, croyait plus que tout en l’habitabilité de la planète. Il était très important pour lui de penser à notre planète avant de faire tout geste.

Avant de faire quelque chose, il fallait selon lui, se demander si ça n’allait pas nuire à l’habitabilité à long terme de la terre. Si on se place dans son état d’esprit, il n’est vraiment pas sain de mener les vies que nous menons, car nos modes de vie sont très destructifs pour la planète. Nous sommes pratiquement les seuls responsables de l’acidification des océans et nous ne faisons aucunement attention à nos mauvaises habitudes, même si nous en sommes conscients. Je suis donc persuadée que si ces deux philosophes étaient toujours vivants, ils essaieraient de faire changer les choses, car ce que nous sommes en train d’imposer à la faune marine est tout simplement immoral.   Je crois qu’il serait plus que temps que nous nous ouvrions les yeux sur ce que nous sommes en train de faire à notre planète. Les océans constituent plus de 50 % de la planète et nous les détruisons sans remords.

Maintenant que vous êtes légèrement plus renseigné sur ce phénomène, j’espère bien que vos habitudes de vies changeront ne serais-ce que légèrement, de manière à ralentir ce grave phénomène qui est en train de se produire. Il ne faut pas seulement se sentir mal de laisser réchauffer son auto 15 minutes avant de l’utiliser, 3 fois par jour en hiver, surtout lorsque l’on se renseigne et que l’on sait que ce n’est pas vrai que c’est meilleure pour nos voitures... Il serait donc bon de diminuer radicalement vos émissions de CO2, cessez de déboiser le peu de végétaux qu’il nous reste encore et d’en replanter. Plusieurs solutions existent pourtant. Saviez-vous qu’en plantant 12 arbres fruitiers par personne, nous pourrions ralentir l’acidification des océans qui est déjà très avancée et nourrir ceux qui ont faim? Est-ce vraiment si impossible à réaliser?            http://www2.cnrs.fr/presse/communique/755.htmWikipédia, l'encyclopédie libre, rechercher acidification des océanshttp://www.decroissance.info/Acidification-des-oceans    

 

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Published by jean schepman - dans changements climatiques
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Olivier L 03/02/2009 10:10

M. SCHEPMAN,Une fois encore j'ai le plaisir de découvrir sur votre blog une incitation à la reflexion sur la place de l'homme dans son biotope et les conséquences de ses activités sur ce dernier, particulierement en ce qui concerne le probleme littoral et marin.Assortis de ces avertissements, un peu de philosophie "Kantique" ne fait pas de mal vu les prochaines erreurs irréparables qui se profilent dans notre région.Dans ce contexte, l'universalibilité de notre auteur précité en prend pour son grade, lorsqu'on prone la maitrise des emissions de Co2 et la protection halieutique et biologique des océans ainsi que la montée de leurs eaux, tout en donnant un avis favorable à une usine à Co2.(Cf cet article, ou celui-ci de votre blog).Est-ce un projet "utile au territoire" que celui qui ira à l'encontre de tous les principes et constats ennoncés dans la note de ce jour ???Peut-on prêcher la raison "universelle" et son contraire ? Une question dont la réponse est à géometrie variable dans le contexte industrialo-portuaire que nous connaissons.Dans ce type de débats, la jeunesse est de plus en plus critique et supporte mal les dichotomies régionales en la matiere. Sans doute aurez-vous l'occasion de vous entretenir avec certains de ces jeunes dans le cadre des "initiatives océanes" organisées cette année digue Nicolas II ( le 18 mars à partir de 13h30). On y parlera surement élévation marine, trait de côte, preservation des espéces etc... tout en nettoyant la plage et les dunes environnantes.Des échanges qui s'annoncent enrichissants.Olivier LSurfrider Foundation Europe 

jean schepman 03/02/2009 17:28


désolé à cette date je serai absent du teritoire pour représenter la France au congrés mondial de l'eau §
Concernant le terminal méthanier les derniers évènements entre la Russie  et l'Ukraine nous aménent à diversifier d'urgence  l'arrivée du gaz en FrancE .
A moins que vous connaissiez à ce jour une autre énergie préte à remplacer le gaz ! 
en tout cas merci pour votre intéret
 Peut etre puis je compter sur le soutien de votre asso à la protection de notre littoral ?