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3 février 2009 2 03 /02 /février /2009 09:56

Renforcés par le succès des grèves et des manifestations du 29 janvier, les syndicats décideront d'éventuelles nouvelles actions après avoir écouté Nicolas Sarkozy jeudi.

Les syndicats ont décidé lundi de temporiser après le succès de la journée d’action du 29 janvier, laissant toutefois planer la menace de nouvelles initiatives si le président Nicolas Sarkozy continue d’ignorer leurs revendications lors de sa prestation télévisée jeudi.

Les huit confédérations (CFDT, CFE-CGC, CFTC, CGT, FO, FSU, Solidaires et Unsa), soutenues par l’opinion selon les sondages, sont parvenues à maintenir leur unité lors d’une réunion de deux heures et demie au siège de l’Unsa à Bagnolet, près de Paris en convenant de se revoir le 9 février.

Leurs revendications, couchées dans une plate-forme, portent sur la défense de l’emploi, du pouvoir d’achat et des services publics, qui implique selon Eux un deuxième plan de relance.

Le rendez-vous de Bagnolet se tenait quatre jours après la journée de jeudi qui a égalé en nombre de manifestants (1 à 2,5 millions) la lutte anti-CPE de 2006 ou le mouvement social de 1995.

Cette affluence n’a pas ébranlé le gouvernement. Quelques heures avant la réunion intersyndicale, le Premier ministre François Fillon avait exclu «un tournant» dans la politique anti-crise. «Rien ne serait pire qu’un changement de cap», a-t-il dit, tout en laissant «place au dialogue et (à) la concertation».

Relevant dans un communiqué commun que «la puissance du mouvement (du 29 janvier) conduit le président de la République à s’exprimer jeudi», les Huit entendent maintenir la pression. De cette interview à la télévision et à la radio, «les organisations syndicales attendent des réponses aux revendications par l’annonce de mesures concrètes et immédiates et par l’ouverture de discussions avec elles», souligne le communiqué.

«Elles se réuniront le 9 février pour en apprécier la portée et en tirer les conséquences», ajoute le texte, laissant ainsi entrevoir de nouvelles actions si aucune ouverture véritable ne leur était faite.

Avant leurs retrouvailles, plusieurs syndicats - CFDT, FO, Unsa, CFE-CGC, CFTC - avaient déjà jugé peu réaliste de multiplier les appels à la grève et à manifester.

Dimanche, le secrétaire général de la CFDT François Chérèque avait présenté ainsi le dilemme des syndicats: soit «on fixe une date» pour une nouvelle initiative, quitte à la réexaminer en fonction des réponses de M. Sarkozy, soit «on attend ce que dira le président de la République et on fixe une date après». C’est la deuxième option qui a été choisie.

Les syndicats, y compris les plus en pointe comme la CGT et Solidaires, avaient insisté sur l’impératif de «l’unité» pour la suite du 29 janvier.

«Il faut que le gouvernement et le patronat comprennent que la balle est dans leur camp», a averti Maryse Dumas (CGT) à l’issue de la réunion, «faute de quoi les organisations décideront de nouvelles initiatives».

Gérard Aschieri (FSU) a mis en garde contre «des manoeuvres dilatoires» du gouvernement. «Que l’on ne nous balade pas!», a-t-il lancé.

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