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10 février 2009 2 10 /02 /février /2009 12:30
A lire l'article de  Nord Eclair ci dessous:

Elle sera aujourd'hui dans le cortège des mécontents, en raison des baisses des crédits de l'État au titre de l'information et de la prévention. Inacceptable pour celle qui se définit par ailleurs comme une militante des droits de la femme.

Quels sont les motifs qui vous poussent à descendre dans la rue aujourd'hui ?


>> Les financements des plannings familiaux sont menacés au niveau national. Pour 2009, les subventions accordées par l'État via les DDASS au titre de l'information et de la prévention, sont en diminution de 40 %. Si le centre d'information de Lille est pour l'instant peu concerné par cette baisse, en raison de nos sources de financement diversifiées (conseil général, villes) ce n'est pas le cas pour les structures, notamment en milieu rural, qui dépendent presque exclusivement de l'aide de l'État pour fonctionner. Nous manifestons donc en solidarité avec les structures dont l'existence est menacée par ce désengagement insupportable de l'État.

Concrètement quels sont les champs d'intervention sur la sellette ?
>> Tous ceux pour lesquels nous n'avons d'autres financements que ceux issus des crédits de l'État. Cela concerne notamment nos activités d'information et d'éducation à la sexualité à destination des jeunes filles en foyer d'accueil, dans les missions locales... Il y a un mépris total de l'État en ce qui concerne l'action du mouvement des plannings familiaux. Ces crédits équivalent à 8 E de l'heure de prévention et d'information. Là on risque de passer d'ici à 2010 de 8 à 0. C'est un risque réel de précarisation de populations déjà fragilisées. On pourra toujours arguer que les jeunes filles pourront trouver de l'information dans les institutions - hôpitaux, centres de protection maternelle et infantile -. Mais on n'y trouve pas forcément le même degré d'écoute et d'accompagnement que chez nous, qui avons un regard moins médicalisé. Et puis quelles sont les structures qui vont se déplacer à huit heures du soir dans les foyers pour faire de l'éducation à la sexualité, à part les militantes du planning familial ?

Il s'agit donc d'un enjeu de santé publique ?
>> Oui. En 2008, à Lille, nous avons reçu près de 3 000 jeunes femmes, dont 60 % ont moins de 20 ans. Nous les informons sur la contraception, l'avortement, mais aussi sur les moyens qu'ont les femmes pour se donner la force d'être actrices de leur sexualité pour ne pas être réduites au rang d'objet sexuel. On fait de la dentelle, sur des aspects très concrets de la vie féminine en particulier et sur la santé autonome en général. Par exemple, on informe sur la nécessité de prendre rendre rendez-vous suffisamment tôt avec son médecin pour ne pas se retrouver à court de pilule contraceptive, sur la nécessité de faire des prises de sang de suivi. Or, avec la baisse des financements de l'État, on a vraiment l'impression que les objectifs des tutelles sont ailleurs.
Quelles sont les structures qui vont se déplacer le soir dans les foyers pour faire de l'éducation à la sexualité, à part les militantes du planning familial ?

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Published by jean schepman - dans et si on en discutait
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