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12 février 2009 4 12 /02 /février /2009 01:23
Audiovisuel public : Fillon reconnaît la "contrevérité" de Sarkozy

Jeudi dernier, le Président avait affirmé que l'approbation d'une partie de l'opposition serait requise pour la nomination des patrons de l'audiovisuel public. Faux, reconnaît Fillon

 

Jeudi soir, lors de l'émission "face à la crise", David Pujadas s'est fait tancer par Nicolas Sarkozy. La cause? Avoir osé affirmer que les futurs patrons de l'audiovisuel public serait dorénavant nommé par le Président. "Mensonge", "c'est factuellement faux", a affirmé Sarkozy, affirmant notamment que lors du passage en commissions des affaires culturelles des deux assemblées, l'approbation d'une partie de l'opposition était requise pour que le candidat soit accepté :

"Le nom proposé part aux commissions des affaires culturelles de l’Assemblée et du Sénat, où, tenez-vous bien, il doit être accepté à la majorité des trois cinquièmes. C’est-à-dire, et j'y ai tenu, que l’opposition doit être d’accord avec la majorité pour accepter le nom.Vous voyez qu’on est bien loin de la caricature d’un président de la République seul dans son bureau qui va nommer le président de France Télévisions.»

 


 

Le fait est que le processus n'est pas celui que Sarkozy décrit. La majorité des trois cinquièmes est requise pour s'opposer au candidat... et non pour l'accepter. Ce qui signifie que l'opposition doit rallier une partie de la majorité pour retoquer une candidature.

Cet après midi, Laurent Fabius a profité des questions au gouvernement pour interroger le premier ministre sur la déclaration présidentielle : "Est-ce un revirement, ou un mensonge ?", a demandé Fabius, affirmant : "le Parlement a exclu cette solution que nous avions proposée".

"Le procédé de nomination est une amélioration de la situation existante, a fait valoir François Fillon. "Vous nous reprochez de ne pas vous avoir donné à vous qui êtes minoritaire, la majorité pour décider de la nomination du Président de France Télévisions. Naturellement, nous ne sommes pas allés jusque là, comme vous ne seriez pas allés jusque là", a-t-il ajouté.

Reconnaissant implicitement, l'erreur — le mensonge ? — du Président.

 


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