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20 février 2009 5 20 /02 /février /2009 09:59

 

 

L'association Droit au logement (DAL) dénonce "la très libérale loi Boutin" adoptée définitivement jeudi 19 février par le Parlement.

 

Le DAL estime que le projet de loi "mobilisation pour le logement et lutte contre l'exclusion" de Christine Boutin "contient des dizaines de mesures qui vont aggraver la crise du logement et favoriser le désengagement financier de l'Etat". Dans ses grandes lignes, indique-t-il, la "très libérale loi Boutin précarise les locataires modestes en multipliant les statuts dérogatoires au droit commun (...), privatise le logement social et confisque des moyens de financement dans le but d'alimenter un budget du logement en baisse (...), vient au secours des promoteurs, bailleurs privés et trusts du BTP (...) et vient censurer des mesures favorables aux mal-logés".

 

A propos des mesures annoncées mercredi par le président Sarkozy en faveur du pouvoir d'achat, le DAL relève qu'aucune ne prévoit de s'attaquer au 'logement cher'". Selon l'association, "l'addition de tous les loyers perçus en un an a été multipliée par quatre ces vingt dernières années".

 

Le projet de loi a définitivement été adopté jeudi par le Parlement, après un ultime vote de l'Assemblée nationale. Sans surprise, la majorité (UMP et Nouveau Centre) a voté pour, l'opposition (PS, PCF, Verts), contre. "Les dispositions innovantes de ce projet de loi, associées aux mesures du plan de relance, vont nous donner tous les outils nécessaires" pour répondre à la crise immobilière et à la crise du logement, a estimé Mme Boutin, en faisant part de sa satisfaction au terme de débats qu'elle a qualifiés "d'apaisés" et "d'une grande richesse".

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Published by jean schepman - dans la faillite du gouvernement
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YES WE CAN, ALL TOGETHER! 20/02/2009 10:17






Logement social.

Le maire UMP du 6 ème arrondissement de Paris, Jean-Pierre LECOQ , ne veut pas entendre parler de logements sociaux.

Or, un logement sur 10 n'est pas occupé dans cet arrondissement chic de Paris. La mairie pourrait faire valoir son droit de préemption...


Encore un de l'UMP qui fait en sorte que les promesses de 'Tsarko 1er ne soient pas tenues...comme à Neuilly!

Marc P.

YES WE CAN, ALL TOGETHER 20/02/2009 10:04

Mobilisons nous! Une preuve?






Relaxe pour Lounis : une victoire des libertés

Son crime supposé: il vendait « l'Humanité Dimanche »! (HD)
http://www.humanite.fr/2009-02-19_Medias_Relaxe-pour-Lounis-une-victoire-des-libertes


Liberté . À l’issue d’une intense campagne de solidarité, le tribunal de police de Paris a relaxé, hier, Lounis Ibadioune, le diffuseur de l’HD injustement condamné.
« Le tribunal vous relaxe ! » Ces mots du juge prononcés, hier matin, au tribunal de police de Paris concluent plusieurs semaines de mobilisation autour de « l’affaire Lounis Ibadioune ». Ces paroles font écho aux pancartes portées fièrement par quelques-unes des 300 personnes venues soutenir Lounis, l’Humanité Dimanche à la main, devant le tribunal. Sans doute rarement cette juridiction de proximité n’avait connu pareille affluence.
C’est que cette affaire n’avait rien de banale et le débat tourna donc autour de cette question : Lounis avait-il le droit ou non de vendre l’HD sur le marché Dejean du 18e arrondissement de Paris où il a été verbalisé par un policier pour « vente de marchandise sans autorisation » ? Une amende que le prévenu a refusé de payer, ce qui l’a conduit tout droit au tribunal.
Dès l’ouverture des débats, le juge a convenu lui-même que cette pratique avait lieu dans toute la France. L’officier du ministère public, qui fait office de procureur dans cette juridiction, soutenant que l’interdiction existe, requiert que Lounis soit condamné. Mais, « compte tenu des circonstances », il demande qu’il soit dispensé de peine. Entendez par « circonstances » la nature de la marchandise et la formidable mobilisation qui entoure le prévenu.
Mais c’est bien sur le fond que Lounis doit gagner. Maître Nadège Magnon, l’avocate de Lounis, réfute l’interdiction et réclame la relaxe pure et simple. Un quart d’heure durant, elle va déconstruire pied à pied la base de l’accusation. Le contexte, d’abord, puisque les faits se sont déroulés en pleine campagne présidentielle, alors que toutes les forces politiques étaient sur les marchés pour une grande confrontation démocratique. Dès lors, pourquoi Lounis ? Pourquoi l’HD ? Pourquoi un militant communiste ? Elle réfute ensuite le fait que Lounis puisse être assimilé à un colporteur puisqu’il est militant et qu’il reverse tout le produit de la vente à « son journal ». L’occasion de rappeler que l’équilibre économique du titre repose en partie sur le fait qu’il puisse être diffusé bénévolement. Aux magistrats, maître Nadège Magnon rappelle ensuite la Déclaration des droits de l’homme, qui proclame la liberté de diffuser des idées, ainsi que les lois sur la presse de 1881 et 1947 qui rendent la presse libre. Impossible non plus d’arguer de l’arrêté municipal évoqué dans le procès-verbal, puisque, à l’initiative des élus communistes, un voeu a été voté à l’unanimité du Conseil de Paris déclarant qu’il ne s’appliquait pas pour la presse.
La défenseure, après plusieurs arguments juridiques, n’aura donc plus qu’à conclure par l’incompréhension face à la verbalisation d’un militant diffusant la presse. Elle souligne au passage que la présence de journaux gratuits jusque dans l’enceinte du tribunal ferait d’une condamnation une discrimination évidente envers la presse d’opinion payante. Nulle autre solution ne restait au juge que de proclamer la relaxe. Dans la salle d’audience devenue théâtre d’une pièce trop grande pour elle, c’est la liesse. Celle-ci se vida sous les yeux médusés des magistrats pour aller fêter Lounis et la victoire de la liberté d’expression sur le parvis du tribunal, transformé en tribune. Isabelle Lorand, responsable nationale du PCF, se félicite d’une victoire de la liberté dans un contexte d’attaques multiples.
« Je suis content de cette belle victoire contre la criminalisation du militantisme et je remercie tous ceux qui m’ont soutenu et à travers moi l’Humanité et l’HD », a déclaré Lounis, qui avait installé son poste de vente devant le tribunal. Et d’ajouter : « J’espère que cette affaire aura au moins servi à susciter des vocations et que de nombreux CDH vont être créés. » Directeur de l’Humanité,
Patrick Le Hyaric, pour sa part, saluera la ténacité et le courage de Lounis, qui « crée une jurisprudence des diffuseurs, qui ne pourront plus être attaqués, eux qui sont essentiels pour l’existence du journal ». Hommage relayé par André Ciccodicola, rédacteur en chef de l’HD, qui les décrit comme « des passeurs d’idées qui font partie intégrante de la vie de nos journaux ».

Marc P.