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25 février 2009 3 25 /02 /février /2009 10:16

 

 

Les discussions qui doivent reprendre mardi midi buttent toujours sur la question de l'augmentation des bas salaires. Le collectif LKP, à l'origine de la grève, craint un «envenimement» de la crise.

 

http://www.liberation.fr/societe/0101321361-en-guadeloupe-les-negociations-sont-au-point-mort

 

Une nouvelle journée de négociations s'est achevée lundi en Guadeloupe entre le patronat, l'Etat et le LKP dans un climat tendu, le collectif intersyndical mettant en garde contre "un envenimement" de la crise.

 

Au centre des discussions qui reprendront mardi à 11H00 (16H00, heure de Paris): une proposition de l'Union des chefs d'entreprises guadeloupéens (UCEG), une organisation patronale proche du LKP, pour augmenter les bas salaires de 200 euros, sa revendication principale.

 

L'UCEG propose d'augmenter immédiatement les salaires de 100 euros, moitié à la charge des entreprises, moitié à celle des collectivités locales (conseil régional et conseil général).

 

Les 100 euros manquants proviendraient de la suppression durant trois ans de de la CSG et de la CRDS qui financent la sécurité sociale, le temps que le patronat puisse en assumer le coût.

 

Selon le LKP, plusieurs organisations patronales "représentant 42.000 salariés sur les 45.000 concernés par le dispositif", auraient donné leur accord à cette proposition de l'UCEG. De son côté, Willy Angèle du Medef Guadeloupe ne l'a pas validé.

 

Pour sa part, le préfet de Guadeloupe Nicolas Desforges a affirmé que cette proposition "excède très largement le cadre fixé par l'Etat". "Il n'appartient pas à l'Etat de compenser les augmentations de salaires accordées par les entreprises", a-t-il martelé.

 

Elie Domota a alors haussé le ton estimant qu'"une fois de plus" l'Etat "se débine". "Si nous n'avons pas de réponse, les choses ne pourront que s'envenimer", a ajouté le leader du LKP qui mène la grève depuis plus d'un mois, refusant cependant de se prononcer sur un éventuel retour des barrages routiers.

 

Plusieurs centaines de militants accompagnaient les six délégués et les experts du LKP à leur arrivée à la capitainerie où se déroulent les négociations. Olivier Besancenot (NPA), s'était joint à la marche.

 

Les observateurs estiment que les barrages pourraient rapidement réapparaître en cas de rupture des négociations.

 

"Si jamais l'Etat ne prend pas ses responsabilités", Rosan Mounien, autre dirigeant du LKP a appelé "à un renforcement, une amplification du mouvement", affirmant que "la parole sera donnée au peuple".

Situation confuse

 

La situation restait confuse à la veille de mardi gras, jour férié en Guadeloupe.

 

Presque tous les axes routiers ont été déblayés par des entreprises réquisitionnées à l'exception, selon la préfecture, d'un barrage à Baie-Mahault, à quelques kilomètres de Pointe-à-Pitre, où les forces de l'ordre n'ont pas souhaité intervenir contre des occupants "très agressifs".

 

Par ailleurs, 35 stations-services ont été réquisitionnées lundi et leur accès n'était pas limitée aux seuls clients prioritaires.

 

Mais dans le centre ville de Pointe-à-Pitre, des manifestants ont défilé pour faire fermer les commerces qui avaient levé leurs rideaux. En banlieue, des files d'attente se sont formées devant au moins deux supermarchés.

 

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Published by jean schepman - dans la faillite du gouvernement
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commentaires

Michel MACORPS 25/02/2009 16:02

Pour mieucx comprendre ce qui se passe chez nos concitoyens des Antilles : http://www.gensdelacaraibe.org/index.php?option=com_content&task=view&id=3645&Itemid=20L'Etat français veut imposer aux Antilles nos règles métropolitaines aux antipodes des réalités quotidiennes des Guadeloupéens. La loi s'applique sur tout le territoire même dans les DOM TOM soit, mais pour avoir vécu là bas, je peux vous dire que l'on ne peut se référer à nos approches métropolitaines pour connaître et comprendre les réels besoins des Antillais et encore moins leur doctrine de vie. Les indépendantistes guadeloupéens sont dans la lignée des corses ou des bretons, c'est à dire donnez nous et nous nous occupons du reste. Ce n'est pas l'avis majoritaire des antillais loin de là, ils se disent et sont EUROPEENS comme tout français. Ne les abandonnons pas, 200 euros c'est énorme? oui mais pas quand au quotidien la vie est 30 à 40% plus cher qu'en Métropole dans tous les domaines de l'économie, comment s'en sortir ?  Michel  

jean schepman 26/02/2009 01:53


merc Michel vois mon article sur fort de france