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3 mars 2009 2 03 /03 /mars /2009 09:29
Adepte de la méthode Coué, comme son mentor Nicolas Sarkozy, depuis plus d’un an et demi, Christine Lagarde nous promet tout et n’importe quoi. Aujourd’hui, face à la crise, elle fait machine arrière et revoit ses prévisions à la baisse. Le pire est donc bien à craindre.

Depuis un an et demi, quand notre ministre de l’Économie et des Finances dit «blanc», c’est systématiquement la conjoncture qui vire au «gris». Aujourd’hui, Christine Lagarde nous annonce le «gris foncé» pour 2009, ça veut tout simplement dire que l’avenir est «noir», très «noir».

La France s'attend à un recul du Produit intérieur brut (PIB) de 1,5%, a-t-on indiqué dans l'entourage de la ministre de l'Économie. Dans son édition du 2 mars, Le Figaro indique que le déficit public devrait être proche des 100 milliards d'euros. Et selon Les Echos, ce déficit (État, sécurité sociale, collectivités locales) «devrait atteindre 5,5% du PIB cette année». Réjouissant !

«On sait parfaitement que devant nous ça va être TRÈS DUR», a déclaré Frédéric Lefebvre, porte-parole de l'UMP. Le gouvernement s'attend par ailleurs à plus de 300.000 destructions d'emplois. Pour notre part, sur Actuchomage, nous tablons plus «raisonnablement» sur 500.000 à 600.000 chômeurs supplémentaires en 2009, en nous basant tout simplement sur les derniers chiffres connus (+210.000 chômeurs de catégorie 1 l'année dernière, et +90.200 pour le seul mois de janvier, alors que les plans sociaux annoncés fin 2008 vont commencer à se faire sentir à partir de février/mars). Nous estimons que la barre des 100.000 demandeurs d’emplois supplémentaires sur un mois pourrait prochainement être atteinte, voire dépassée. Dans l’entourage de la ministre de l’Économie on reste pourtant confiant : «On ne s'attend pas à une accélération des destructions d’emplois sur l'année». Ça reste à démontrer… quand les États-Unis prévoient, eux, 6 millions d'emplois détruits en 2009 contre 2 millions en 2008 !

De l’aveu du gouvernement, les perspectives sont sombres. Il est probable que les mauvais chiffres en matières de croissance, de déficits et de chômage envisagés pour 2009 soient, une fois de plus, sous-évalués. Les grandes institutions internationales, comme le FMI, sont beaucoup moins «optimistes», notamment concernant la baisse du PIB français (entre -2 et -2,5%).

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Published by jean schepman - dans la faillite du gouvernement
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