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16 avril 2009 4 16 /04 /avril /2009 00:33
Forum mondial de l'eau

Opération pilote dans l’ouest du Mali

Article publié le 22/03/2009 Dernière mise à jour le 23/03/2009 à 14:24 TU

Maraîchage à Samé, près de Kayes au Mali. L'association GRDR met en œuvre dans cette province des programmes d’appui au secteur horticole.(Photo : www.grdr.org)

Maraîchage à Samé, près de Kayes au Mali. L'association GRDR met en œuvre dans cette province des programmes d’appui au secteur horticole.
(Photo : www.grdr.org)

Le 5è Forum mondial de l’eau s'est achevé après une semaine de travaux à Istanbul en présence de quelque 30 000 participants. Il y aura été beaucoup question du manque croissant de ressources hydriques sur la planète et des moyens d’y remédier. Le continent africain est particulièrement menacé. Mais la coopération - vivement encouragée lors de ce Forum - donne parfois des résultats très encourageants.

Avec notre correspondant à Istanbul, Jérôme Bastion

Ils sont venus de très loin pour expliquer au reste du monde que la sécheresse n’est pas une fatalité. Hormis l’Union européenne, c’est l’Agence de l’eau Artois-Picardie, au nord de la France, qui finance un programme qui est en train de changer la vie des habitants de la province de Kayes, dans l’ouest du Mali, jusque-là vouée à l’émigration.

La coopération en deux étapes consiste en une « cartographie qui va identifier les ressources en eau et l'aménagement de digues filtrantes. Un aménagement qui va permettre à ces villageois d'avoir de l'eau et de pratiquer une agriculture de subsistance tout au long de l’année », explique Géraldine Aubert de l’Agence de l’eau Artois-Picardie.

Le projet n’est qu’à mi-parcours mais, d’ores et déjà, le maire de Sandaré, Monzon Ali Coulibaly, mesure les retombées pour l’activité unique de la région, l’agriculture : « Grâce à l’irrigation, la riziculture a été introduite. C'est une innovation et, avec le maraîchage, il y a beaucoup de variétés de légumes qui n'existaient pas dans le passé. Par exemple, la culture des oignons, de la pomme de terre, de la betterave ou de la tomate ».

Et les habitants ont repris confiance. « Il y a une prise de conscience au niveau des populations qui mesurent les enjeux liés aux ressources naturelles. Elles savent aujourd’hui qu’il est nécessaire de les protéger et qu’il faut agir ensemble. C’est le plus important pour nous et c’est l’objectif principal », affirme Mamadou Diarra de l’association GRDR, maître d’œuvre du projet.

Moins de corvées d’eau, plus de surfaces cultivées pour des cultures diversifiées, l’opération pilote est réussie, elle ne demande qu’à se répéter.

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