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20 avril 2009 1 20 /04 /avril /2009 00:59
La suite
Le Souriceau-roi : suite,

Depuis de longs mois, derrière mon pupitre
J’observe consterné, s’agiter le Souriceau-roi, cynique et triste pitre
Prétendant faire croire à ses adorateurs, bien vaine illusion,
Qu’il serait plus fort qu’un lion
Et qu’il réaliserait les promesses et engagements insensés
Faits à ses électeurs, pas vraiment très sensés…

Le Souriceau qui se voulait Lion, rugissait, montrait ses crocs
Dressait la queue, au bras de sa femelle faisait le beau,
Humiliait ses courtisans, avec sa police malmenait, terrorisait les gueux,
Puis s’enorgueillissait de ses brillantes actions et de tous ses hauts faits.
Posait fièrement sur les champs de ruines provoquées par ses méfaits.

Le souriceau qui se prétendait Roi-lion
N’était qu’une chimère, qu’une vaine illusion.
Il n’avait de force et de solutions
Qu’en paroles détournées et dans l’art de la communication :
Ce qu’il appelait réformes et progrès n’étaient que reculades, tragiques régressions.

Ce Roi hautain, si fier de sa petite personne et de ses piètres talents,
N’avait que mépris pour la démocratie et ses institutions,
Se moquait bien des lois et de la Constitution,
Jouissait sans gêne, de ses pouvoirs sur ses sujets, pauvres manants.

Après chaque échec cuisant, le ridicule souriceau
Invoquait la fatalité,
Rejetant la faute sur ses ministres qui n’étaient maintenant que des sots,
Alors qu’il avait tant vanté leurs mérites et leurs qualités…

Pour faire avaler au Peuple, décoctions et amères pilules
Faisait nouvelles promesses toujours plus irréalistes et ridicules.
Hélas, la pauvreté hideuse, inéluctablement progressait,
Tandis que ceux de sa caste, privilégiés grâce à ses faveurs, s’enrichissaient.
Bien des citoyens n’avaient plus les moyens de vivre.
Même avec un travail, pour beaucoup il devenait difficile de survivre.

Miracle : survint la CRISE !
Crise : résultat de la mainmise
Sur le pouvoir, de tous ces financiers, de tous ces affairistes véreux,
Boulimiques, tyranniques qui entendaient ne rien laisser aux miséreux.




A force d’outrances et d’abus
Ont fini par tuer la Poule aux œufs d’or,
A force d’inconscience, de suffisance et de bévues
Ont cassé leurs jouets, pleurent maintenant la perte de leurs trésors.

Le Roi baudruche se dégonfle piteusement,
Se défausse pitoyablement,
Tente de faire accroire à ses sujets bernés,
Que grâce à ses brillantes actions, ils sont moins malmenés
Par cette crise, qui selon ses dires, sévit bien plus sévèrement
Dans d’autres pays du Continent.

Pourtant des territoires lointains
Où plus grande encore est la faim,
Monte la révolte des gueux,
Des gens de rien, des malheureux.

Demain dans le Royaume dévasté
Ces gens de rien,
Les « crève-la-faim »
Les miséreux seront dans la rue : révoltés.

Solidaire, j’irai manifester
Aux côtés de ceux qui n’ont rien et de tout sont frustrés.
Solidaire, j’irai crier ma colère
Envers le mépris et l’incompétence du malfaisant qui nous gère.

Le Pitre entendra-t-il le cri de désespoir
Qui monte de la foule des faibles, des démunis.
Entendra-t-il la colère noire
Qui monte du Peuple des gueux rassemblés, réunis
Pour exiger le droit de vivre
De leur travail : dignement.
Le droit de vivre :
Tout simplement !

Après je regagnerai à nouveau, mon pupitre
Pour observer ce triste Pitre.
J’attendrai autres choses que cyniques discours et bons mots,
En guise de remède à tous leurs maux.
Nul ne saurait prédire
Véritablement l’avenir.
Pourtant, je sais qu’il ne suffira pas de faire miroiter quelques belles illusions,
Ou de lui jeter de la poudre aux yeux, pour satisfaire l’opinion…

Francis BONNET, le 10 mars 20
Message n° 7
Marielle Delauney a écritle 21 mars 2009 à 18:38

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Published by jean schepman - dans tzarko 1er
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