Dans la composition du nouveau gouvernement, Nicolas Sarkozy n'a pas appliqué la règle qu'il impose depuis son arrivée aux fonctionnaires, à savoir un remplacement pour deux départs. Mais avec huit
entrants pour huit sortants, il a assuré le remplacement en nombre et non par postes
Après le départ d'André Santini, ex-secrétaire d'État, Éric Woerth va désormais s'occuper tout seul et dans l'ordre du budget, des comptes publics, de la fonction publique et de la réforme de
l'État. Rien que ça. L'exemple des gains de productivité doit venir d'en haut !
Cette suppression confirme et amplifie l'affichage et la volonté d'une gestion comptable de la fonction publique par le président de la République et son gouvernement », écrit
le député PS du Nord, Bernard Derosier, rapporteur du budget de la fonction publique à l'Assemblée.
Pour la première fois, la gestion des effectifs et la politique salariale appliquée aux trois fonctions publiques (État, hospitalière et territoriale) allait dépendre du nouveau ministre du Budget
et des comptes publics. Un ministre nommé d'abord pour serrer les cordons de la bourse. Avec un déficit à 3 % du PIB, l'heure était déjà à la rigueur. Aujourd'hui, ce déficit s'envole au-dessus de
7 % et le nombre de départs non remplacés dans la fonction publique n'est pas près de ralentir ! •